Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1Qu’arrive-t-il au contraire quand vous respirez plus vite , quand vous faites entrer plus d'air dans vos poumons sous l’influence d’une montée rapide, d’une course ou de toute autre excitation? Ce qui arrivait quand vous augmentez la force du poids du coucou: le balancier battait beaucoup plus fort, de même le cœur bat plus fort aussi. Quand on veut appliquer l’analogie on ne sait où s’arrê- ter. En effet dans la machine à vapeur (que nous aurions pu prendre comme exemple) le piston est le récepteur et le volant , le condensateur. Quand on arrête le piston, le volant continueàtourner sous l’influence de la force emmagasinée comme le balancier continue à marcher quand on enlève le poids et comme le cœur continue à battre quand la respiration s'arrête. Nous avons pris ces exemples d’analogie en apparence étranges pour bien insister sur ce point : l'analogie n'est pas la similitude. Suivant une heureuse expression de Louis Lucas dans le Roman alchimique , Dieu a fait l’homme à son image et pourtant Dieu n’est pas un animal vertébré. Rappelons, en terminant cet exposé, que Goethe a défendu cette idée de l’unité du type de composition de l'être humain en considérant la vertèbre comme point de départ de cette unité. Depuis, nombred’auteurs ont soutenu l’existence des vertèbres céphaliques1. Foltz et le docteur Adrien Peladan 2 ont fait à ce sujet des découvertes fort curieuses. Rappelons aussi que la théorie cellulaire de Virchow est une autre manière de considérer synthétiquement les êtres organisés. 1. Bertrand, Anatomie philosophique. 2. Anatomie homologique. 78 —
2Enfin à ceux qui ne verraient dans l’analogie qu’une méthode purement poétique je ferai remarquer que tous les travaux des embryologistes modernes, étudiant le développement des organismes inférieurs pour en déduire celui de l’embryon humain, sont tout simplement un superbe exemple d’application scientifique de la méthode de la Science occulte: l’analogie. La méthode analogique n’est donc ni la déduction, ni l’induction ; c’est l’usage de la clarté qui résulte de l’union de ces deux méthodes. Si vous voulez connaître un monument, deux moyens vous sont fournis : 1° Tourner ou plutôt ramper1 autour du monument en étudiant ses moindres détails. Vous connaîtrez ainsi la composition de ses plus petites parties, les rapports qu’elles affectent entre elles, etc., etc. ; mais vous n’aurez aucune idée de l’ensemble de l’édifice. Telest l’usage del’induction; 2° Monter sur une hauteur et regarder votre monument le mieux qu’il vous sera possible. Vous aurez ainsi une idée générale de son ensemble ; mais sans la moindre idée de détail. Tel est l’usage de la méthode de déduction. Le défaut de ces deux méthodes saute aux yeux sans qu’il soit besoin de nombreux commentaires. À chacune d’elles il manque ce que possède l’autre : réunissez-les et la vérité se produira, éclatante ; étudiez les détails puis montez sur la hauteur et recommencez tant qu’il le faudra, vous connaîtrez parfaitement votre édifice; unissez la méthode du physicien à celle du métaphysicien et vous donnerez naissance à la méthode analogique, véritable expression de la synthèse antique. 1. Voyez Edg. Poe, Eurêka, p. 10 à 29 (Traduction Baudelaire). 'V.'# — 79 —
3Faire de la métaphysique seule comme le théologien, c’est aussi faux que de faire de la physique seule comme le physicien; édifiez le noumène sur le phénomène et la vérité apparaîtra! « Que conclure de tout cela? « 11 faut en conclure que le livre de Kant, dans sa partie critique, démontre à tout jamais la^vanité des méthodes philosophiques en ce qui concerne l’explication des phénomènes de haute physique, et laisse voir la nécessité où l’on se trouve de faire constamment marcher de front l' abstraction avec l' observation desphénomènes , condamnant irrévocablement d’avance tout ce qui resterait dans le phénoménalisme ou le rationalisme pur '. » Nous venons de faire un nouveau pas dans l’élude delà science antique en déterminant l’existence de cette méthode absolument spéciale ; mais cela ne doit pas encore nous suffire. N’oublions pas en effet que le but que nous poursuivons estl’explication, quelque rudimentaire qu’elle soit d’ailleurs, de tous ces symboles et de toutes ces histoires allégoriques réputées si mystérieuses. § 2. — LE TERNAIRE. — OPÉRATIONS INCONNUES SUR LES NOMBRES. — SENS MYSTIQUE DES NOMBRES TRAVAUX DE WRONSKI ET DE CHARLES HENRY. LE TERNAIRE. — LES TROIS MONDES Il suffit de considérer le triangle que nous avons pris comme exemple à propos de la loi générale pour voir qu’il existe une certaine gradation entre les faits, les causes secondes et la cause première. Un principe ou une cause générale gouverne plusieurs I. Louis Lucas, Chimie nouvelle.
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1What happens, on the contrary, when you breathe faster, when you take in more air into your lungs under the influence of a rapid climb, a run, or any other excitement? What happened when you increased the force of the cuckoo clock's weight: the balance wheel beat much harder, and likewise the heart beats harder too. When one wishes to apply analogy, one does not know where to stop. Indeed, in the steam engine (which we might have taken as our example) the piston is the receiver and the flywheel the condenser. When one stops the piston, the flywheel continues to turn under the influence of the stored-up force, just as the balance wheel continues to move when the weight is removed, and just as the heart continues to beat when breathing stops. We have taken these examples of analogy, seemingly strange, in order to insist strongly on this point: analogy is not similitude. In a happy phrase of Louis Lucas in the Roman alchimique, God made man in his image, and yet God is not a vertebrate animal. Let us recall, in closing this account, that Goethe defended this idea of the unity of the compositional type of the human being by regarding the vertebra as the point of departure for this unity. Since then, a number of authors have upheld the existence of cephalic vertebrae1. Foltz and Doctor Adrien Peladan 2 have made very curious discoveries on this subject. Let us recall too that Virchow's cellular theory is another way of considering organized beings synthetically. 1. Bertrand, Anatomie philosophique. 2. Anatomie homologique. 78 —
2Finally, to those who would see in analogy merely a purely poetic method, I would point out that all the work of modern embryologists, studying the development of lower organisms in order to deduce from it that of the human embryo, is quite simply a splendid example of the scientific application of the method of Occult Science: analogy. The analogical method is thus neither deduction nor induction; it is the use of the clarity that results from the union of these two methods. If you wish to know a monument, two means are offered you: 1° To walk around, or rather to crawl1 around, the monument, studying its smallest details. You will thus come to know the composition of its smallest parts, the relations they bear to one another, etc., etc.; but you will have no idea of the whole of the edifice. Such is the use of induction; 2° To climb to a height and look at your monument as best you can. You will thus have a general idea of its whole; but without the least idea of detail. Such is the use of the method of deduction. The defect of these two methods leaps to the eye without need of lengthy commentary. Each of them lacks what the other possesses: unite them, and the truth will burst forth, dazzling; study the details, then climb to the height, and begin again as often as needed, and you will know your edifice perfectly; unite the method of the physicist with that of the metaphysician, and you will give birth to the analogical method, the true expression of the ancient synthesis. 1. Voyez Edg. Poe, Eurêka, p. 10 à 29 (Traduction Baudelaire). 'V.'# — 79 —
3To do metaphysics alone, like the theologian, is just as false as to do physics alone, like the physicist; build the noumenon upon the phenomenon, and the truth will appear! « What is to be concluded from all this? « 11 faut en conclure que the book of Kant, in its critical portion, demonstrates forever the vanity of philosophical methods as regards the explanation of the phenomena of high physics, and shows the necessity of constantly making abstraction advance hand in hand with the observation of phenomena, irrevocably condemning in advance whatever should remain within pure phenomenalism or pure rationalism '. » We have just taken a further step in the study of ancient science by establishing the existence of this wholly special method; but this must not yet suffice us. Let us not forget, indeed, that the goal we are pursuing is the explanation, however rudimentary it may otherwise be, of all these symbols and of all these allegorical stories reputed to be so mysterious. § 2. — THE TERNARY. — UNKNOWN OPERATIONS ON NUMBERS. — THE MYSTIC MEANING OF NUMBERS THE WORK OF WRONSKI AND OF CHARLES HENRY. THE TERNARY. — THE THREE WORLDS It suffices to consider the triangle we took as an example in connection with the general law to see that there exists a certain gradation among facts, second causes, and the first cause. A principle or a general cause governs several I. Louis Lucas, Chimie nouvelle.
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