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1ne s’agit pas uniquement de baser notre dire sur des considérations sentimentales ou sur des déductions philosophiques. Nous ferons nos efforts pour prouver au mieux chacune de nos affirmations afin de convaincre tout lecteur impartial de l’importance de la Science Occulte. Nous allons donc chercher à savoir : 1° Si les anciens possédaient quelques-unes de nos plus importantes découvertes contemporaines en énumérant les principales ; 2° Comment on apprenait la Science dans l’antiquité; 3° Quel était le caractère primordial de cette Science. Tout ceci nous conduira à la définition de la Science Occulte. Découvertes scientifiques de l’antiquité. Qu'il soit tout d’abord bien entendu qu’il faudrait être fou pour prétendre que les anciens aient jamais possédé la plupart des instruments perfectionnés que nous connaissons aujourd’hui. Le Phonographe Edison non plus que les Tramways électriques n’étaient pas, à notre avis, connus des anciens. Ce que nous allons essayer de démontrer c’est qu’aucune des découvertes générales touchant l’Astronomie, la Physique ou la Chimie dans leurs principales applications expérimentales ne leur était étrangère. Pour cela nous examinerons les prétendues découvertes modernes touchant nos sciences et nous chercherons leur rapport avec les connaissances antiques. — 10 — Technique. § 2. — DÉCOUVERTES DES MODERNES CONNUES DES ANCIENS. — SCIENCE DES CHINOIS
2PHYSIQUE GÉNÉRALE. ASTRONOMIE. Ouvrez un traité classique de physique ou d’astronomie et vous y lirez, dans les quelques pages consacrées à l’histoire de cette science, que les anciens se figuraient que le Soleil tournait autour de la Terre et que le ciel était semblable à un dôme de cristal dans lequel seraient enchâssées les étoiles. Depuis le « Progrès » a permis de déterminer la vérité sur ce sujet, et la découverte des lois de l’Univers sous l’influence des travaux de Copernic, de Képler, de Newton et des autres mathématiciens philosophes, est la caractéristique de notre « siècle de lumière ». Ces affirmations dérivent d’une connaissance imparfaite de l’antiquité. La simple logique aurait dû montrer de suite que des cerveaux de la valeur de ceux de Pythagore, de Platon et d’Aristote, pour ne prendre que les plus connus, ne pouvaient s’arrêter longtemps à des hypothèses puériles comme celles qu’ôn leur attribue touchant les lois de la Nature. Nous allons donc citer les textes les plus importants qui prouvent péremptoirement que les anciens ont parfaitement connu la marche de la Terre autour du Soleil, la Pluralité des Mondes, l’Attraction Universelle, la Cause des Marées et les lois de Newton, sans compter d’autres points relatifs à l'astronomie. — II -
3Mouvement de la Terre autour du Soleil Plutarque rapportant les opinions des Pythagoriciens dit à la page 67 du tome premier de j^s œuvres 1 2 : « Pythagore croyait que la Terre était mobile et ri occupait point le centre du monde, mais qu'elle avait un mouvement circulaire autour du Soleil [la région du feu) et formait ainsi les jours et les nuits. » On peut voir aussi à ce sujet Clément d'Alexandrie, Strom., liv. V,p. 556, et Aristote, De Cœlo, liv. II, chap. xm et xiv 3 4. Pkilolaiis, Timée de Locres, Aristarque et Seleucus enseignent également la même opinion. On trouvera les textes grecs et latins relatifs à tout cela aux pages 197 et 198 de la première édition de l’œuvre de Dutens. Nous nous bornons à donner dans ce chapitre une citation à propos de chaque découverte, le manque d’espace nous obligeant à renvoyer aux auteurs originaux. Pluralité des Mondes. — Voie lactée \ • Démocrite dit que cette partie du ciel que nous nommons la voie lactée, contenait une quantité innombrable d’étoiles fixes dont le mélange confus de lumière occasionnait celte blancheur que nous désignons ainsi. (Plutarque. — De Placit ., liv. m, chap. 1.) Anaximène croyait que les étoiles étaient des masses immenses de feu autour desquelles certains corps terres 1. Voyez Dutens, op. cit., lre édit., p. 193 et suiv., du tome Ier. 2. Plutarchi opéra, grec et latin, Paris 1G24, 2 vol. in-fol. (Bibliothèque nationale, J. 716 et 717). 3. Aristotelis opéra, édit. Duval, Paris 1629, 2 vol. in-fol. 4. Dutens, op. cit., chap. vii du tome Ier. 12 —
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1is not merely a matter of basing our claim on sentimental considerations or on philosophical deductions. We shall make every effort to prove each of our assertions as thoroughly as possible, in order to convince every impartial reader of the importance of occult Science. We shall therefore seek to know: 1° Whether the ancients possessed some of our most important contemporary discoveries, by enumerating the principal ones; 2° How Science was learned in antiquity; 3° What was the primordial character of this Science. All this will lead us to the definition of occult Science. Scientific discoveries of antiquity. Let it first of all be well understood that one would have to be mad to claim that the ancients ever possessed most of the sophisticated instruments we know today. Neither Edison's Phonograph nor electric Tramways were, in our view, known to the ancients. What we are going to try to demonstrate is that none of the general discoveries touching Astronomy, Physics, or Chemistry, in their principal experimental applications, were foreign to them. To this end we shall examine the supposed modern discoveries touching our sciences and shall seek their relation to ancient knowledge. — 10 — Technical. § 2. — DISCOVERIES OF THE MODERNS KNOWN TO THE ANCIENTS. — THE SCIENCE OF THE CHINESE
2GENERAL PHYSICS. ASTRONOMY. Open a classical treatise on physics or astronomy, and you will read there, in the few pages devoted to the history of this science, that the ancients imagined the Sun revolved around the Earth, and that the sky was like a dome of crystal in which the stars were set. Since then, "Progress" has made it possible to determine the truth on this subject, and the discovery of the laws of the Universe, under the influence of the work of Copernicus, of Kepler, of Newton, and of the other mathematician-philosophers, is the hallmark of our "century of light." These assertions derive from an imperfect knowledge of antiquity. Simple logic ought to have shown at once that brains of the caliber of those of Pythagoras, of Plato, and of Aristotle, to name only the best known, could not long rest content with such puerile hypotheses as those attributed to them concerning the laws of Nature. We shall therefore cite the most important texts, which peremptorily prove that the ancients perfectly knew the movement of the Earth around the Sun, the Plurality of Worlds, Universal Attraction, the Cause of the Tides, and the laws of Newton, not to mention other points relating to astronomy. — II -
3The Movement of the Earth around the Sun. Plutarch, reporting the opinions of the Pythagoreans, says on page 67 of the first volume of his works 1 2: « Pythagoras believed that the Earth was mobile and did not occupy the center of the world, but that it had a circular motion around the Sun (the region of fire) and thus produced the days and the nights. » One may also consult, on this subject, Clement of Alexandria, Strom., book V, p. 556, and Aristotle, De Cœlo, book II, chap. xiii and xiv 3 4. Philolaüs, Timaeus of Locri, Aristarchus, and Seleucus likewise teach the same opinion. The Greek and Latin texts relating to all this will be found on pages 197 and 198 of the first edition of Dutens's work. We confine ourselves, in this chapter, to giving one citation for each discovery, the lack of space obliging us to refer the reader to the original authors. Plurality of Worlds. — The Milky Way. Democritus says that this part of the sky which we call the Milky Way contained an innumerable quantity of fixed stars, the confused mingling of whose light occasioned that whiteness which we so designate. (Plutarch. — De Placit., book III, chap. 1.) Anaximenes believed that the stars were immense masses of fire, around which certain earthly bodies 1. Voyez Dutens, op. cit., lre édit., p. 193 et suiv., du tome Ier. 2. Plutarchi opéra, grec et latin, Paris 1G24, 2 vol. in-fol. (Bibliothèque nationale, J. 716 et 717). 3. Aristotelis opéra, édit. Duval, Paris 1629, 2 vol. in-fol. 4. Dutens, op. cit., chap. vii du tome Ier. 12 —
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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