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1298 sement fatal pendant sa vie s’il n’a pas le courage de lutter assez pour vaincre la fatalité. On peut du reste parfaitement accorder celte théorie avec la théorie de l’horoscope, si l’on admet que les âmes sont envoyées à l’incarnation par séries correspondant à leur genre futur de vie, et que l’envoi des séries d’âmes devant être heureuses coïncide avec la position dominante des planètes dites bénéfiques, et la série malheureuse avec la situation contraire de ces planètes. Nous reviendrons du reste dans un des chapitres suivants sur l’incarnation et ses conséquences. CHAPITRE VI LA MORT PSYCHURGIE DEUXIÈME PARTIE
2LA MORT UE CIEL ET L’ENFER d’ APRÈS LA SCIENCE La naissance nous a montré que les principes de l’homme entrent en action dans l'ordre suivant : 1° le corps; 2° la vie ; 3° l’âme. Pouvons-nous faire pour L’étude de la mort ce que nous avons fait pour celle de la naissance, c’est-à-dire nous efforcer d’établir quelques bases scientifiques capables d’étaver les divers enseignements théologiques? D’après les idées qui représentent l’homme comme composé de deux principes opposés : l’âme et le corps, rien de plus simple que la mort. L’élément immortel, l’âme, subit un jugement de la part du Dieu anthropomorphe, puis s’en va souffrir éternellement dans les flammes de l’Enfer, ou bien jouir pour l’éternité des bonheurs mystiques réservés aux bienheureux dans le Paradis, ou bien encore laver ses fautes (l’oubli d’une confession in extremis on d’un don généreux à l’église voisine) dans le Purgatoire. Le corps mis en terre retourne à la poussière d’où il était venu. Ces enseignements, donnés comme l’expression de la plus haule vérité qui ait été révélée à l’homme sur ses destinées, n’ont pas satisfait certains chercheurs, sceptiques de nature et s’en rapportant plus à eux-mêmes qu’à la tradition. Les télescopes braqués sur l’Infini n’ont pas décelé la moindre trace du lieu spécial réservé au châtiment ou à la récompense des âmes ; les microscopes fouillant les créations les plus subtiles de la nature, n’ont pas non plus révélé d’enfer ou de purgatoire, et les savants positivistes se sont fait une théorie à eux sur les destinées de l’homme. AP rès la mort le corps se dissout et, comme ce corps estla seule cause des phénomènes attribués à une soi-disant âme, il n’y a plus à s’occuper autrement de cette entité métaphysique. Les cellules de ce corps entrent, d’après les lois de l’affinité chimique, dans diverses combinaisons organiques ou inorganiques, et... tout est dit. En vain la philosophie spiritualiste de l’Université estelle venue corriger les non-sens de la Théologie, le credo quia absurdum de Tertullien, par l’idée que le Paradis, le Purgatoire et l’Enfer sont des états, idée empruntée du reste aux religions orientales; en vain la Science a-t-elle voulu se concilier les faveurs des Religions en admettant les existences successives dans les planètes de notre Univers et des autres, tout cela est demeuré lettre morte pour la généralité du public. En ces dernières années un vulgarisateur de grand
3— liül mérite, M. Camille Flammarion, reprenant les idées du Bouddhisme et d’Allan Kardec, a composé de fort beaux livres qui ont beaucoup aidé à la compréhension de deux points de Science occulte fort importants : 1° la composition trinitaire de l’homme ; 2° les existences successives de l’âme dans divers mondes. Ces idées ainsi que celles de Jean Reynaud ont été résumées avec d'heureux commentaires par un autre vulgarisateur doublé d’un travailleur infatigable : M. Louis Figuier1. Ces études diverses montrent avec évidence qu’après avoir cherché à établir une nouvelle doctrine, de par la Métaphysique pure ou de par la Science expérimentale la plus rigoureuse, on en arrive toujours, bon gré mal gré, aux conclusions de l’antique Science des mystères égyptiens : la Science occulte; les conclusions peuvent recevoir un jour tout nouveau de nos sciences contemporaines, c’est incontestable, mais être modifiées essentiellement : jamais. Nous allons donc chercher ce que deviennent les divers éléments qui composent l’homme en partant d’abord de la doctrine synthétique des trois principes ; ensuite nous entrerons dans une analyse plus rigoureuse en développant cette élude par l’analyse des sept principes et de leur destinée après la mort. Les trois principes de l’homme se désagrègent dans un ordre inverse de celui qui a présidé à leur réunion. Quand le phénomène de la Mort va se produire, voici les phases que l’on constate généralement. La conscience, la volonté, l’intelligence s’éteignent soit progressivement, soit tout à coup. La disparition de toute communication possible avec l’être qui s’en va de la part 1. Louis Figuier, le Lendemain de la mort. Paris, Hachette, 1871, i a- 1 8.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1298 -radation fatal during his life, if he does not have the courage to struggle enough to overcome fatality. One may, moreover, perfectly well reconcile this theory with the theory of the horoscope, if one admits that souls are sent into incarnation in series corresponding to their future kind of life, and that the sending of series of souls destined to be happy coincides with the dominant position of the planets said to be beneficent, and the unhappy series with the contrary situation of these planets. We shall return, moreover, in one of the following chapters, to incarnation and its consequences. CHAPITRE VI LA MORT PSYCHURGIE DEUXIÈME PARTIE
2DEATH HEAVEN AND HELL ACCORDING TO SCIENCE Birth has shown us that the principles of man enter into action in the following order: 1° the body; 2° the life; 3° the soul. Can we do, for the study of death, what we have done for that of birth, that is, strive to establish some scientific bases capable of underpinning the various theological teachings? According to the ideas that represent man as composed of two opposed principles, the soul and the body, nothing could be simpler than death. The immortal element, the soul, undergoes a judgment on the part of the anthropomorphic God, then goes off to suffer eternally in the flames of Hell, or else to enjoy for eternity the mystical joys reserved for the blessed in Paradise, or else again to wash away its faults (the omission of a deathbed confession, or of a generous gift to the neighboring church) in Purgatory. The body, laid within the earth, returns to the dust from which it came. These teachings, given as the expression of the highest truth ever revealed to man concerning his destinies, have not satisfied certain researchers, skeptical by nature and relying more upon themselves than upon tradition. Telescopes trained upon the Infinite have not detected the least trace of the special place reserved for the punishment or the reward of souls; microscopes probing the most subtle creations of nature have likewise revealed no hell or purgatory, and the positivist scientists have made themselves a theory of their own concerning the destinies of man. After death, the body dissolves, and, as this body is the sole cause of the phenomena attributed to a so-called soul, there is no longer any need to concern oneself further with this metaphysical entity. The cells of this body enter, according to the laws of chemical affinity, into various organic or inorganic combinations, and... that is all there is to say. In vain has the spiritualist philosophy of the University come to correct the nonsense of Theology, the credo quia absurdum of Tertullian, with the idea that Paradise, Purgatory, and Hell are states — an idea borrowed, moreover, from the oriental religions; in vain has Science sought to reconcile the favor of the Religions by admitting successive existences upon the planets of our Universe and of others — all this has remained a dead letter for the general public. In these last years, a popularizer of great
3— liül merit, M. Camille Flammarion, taking up the ideas of Buddhism and of Allan Kardec, has composed some very fine books that have greatly helped the understanding of two very important points of Occult Science: 1° the threefold composition of man; 2° the successive existences of the soul within various worlds. These ideas, together with those of Jean Reynaud, were summed up, with fortunate commentaries, by another popularizer, at once a tireless worker: M. Louis Figuier1. These various studies show plainly that, after having sought to establish a new doctrine, whether by pure Metaphysics or by the most rigorous experimental Science, one always arrives, whether one likes it or not, at the conclusions of the ancient Science of the Egyptian mysteries: Occult Science; the conclusions may receive an entirely new light from our contemporary sciences, that is beyond dispute, but be essentially modified: never. We shall therefore seek to discover what becomes of the various elements that compose man, starting first from the synthetic doctrine of the three principles; then we shall enter into a more rigorous analysis, developing this study by an analysis of the seven principles and of their destiny after death. The three principles of man disintegrate in an order the reverse of that which presided over their union. When the phenomenon of Death is about to take place, here are the phases generally to be observed. Consciousness, will, intelligence go out, either progressively or all at once. The disappearance of all possible communication with the being who is departing, on the part of 1. Louis Figuier, le Lendemain de la mort. Paris, Hachette, 1871, i a- 1 8.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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