Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
12° Une série de faits précis, arrivés en des endroits déterminés géographiquement et faciles à contrôler; 3° L’existence d’un personnage tantôt entièrement* divin, tantôt purement humain, évoluant entre cette mythologie et ces faits. Le divin apparaît avec la mythologie, l’humain avec les faits. Laissez de côté la naissance et la résurrection toutes symboliques de ce Jésus et vous trouverez un envoyé de ces Esséniens , dépositaires de la tradition kabbalislique, dans ce révélateur qui parle au peuple par paraboles (1 " sens exotériquc), qui initie ses apôtres futurs au sens véritable de ces paraboles (2° sens-intelligible. -Lois) et qui révèle la totalité de sa doctrine à son disciple favori saint Jean (3e sens). M. Édouard Schuré a écrit en maître une admirable vie de Jésus 1 , essayant de concilier la mythologie et les faits, sans pouvoir toujours y parvenir. L’Apocalypse et le début de l’Évangile de saint Jean sont là pour prouver l'origine toute kabbalislique de cet initié parvenu à la force de manifestation de l’Eternel Christos2. Les évangélistes écrivent la Vie du Maître en la composant d’après les lois, toujours suivies à l’époque, de l’ésotérisme. Saint Jean seul écrit Y histoire du Principe manifesté de son origine à ses fins mystiques. Les 24 vieillards, les anges et leurs fonctions, le chiffre de la bête, c’est de la kabbale appliquée, c’est la preuve de la possession intégrale de l’ésotérisme moïsiaque. 1. Edouard Schuré, les Grands lniliés. 2. Un livre rabbinique, le Scpher Toldos Jcschu, affirme l'existence du Christ et prétend qu'il avait volé la véritable prononciation du tétragramme (mn>) ; de là ses miracles; ce symbole indique que Jésus, de l’avis même des Juifs kabbalistes, est un grand initié. — 622 —
2Les Esséniens seuls possédaient cette tradition, c’est de chez eux que sort le Christianisme. Au moment où les disciples de l’Essénien Jésus viennent annoncer au monde la venue du Sauveur, du Christ, de singuliers adversaires surgissent tout à coup. Saint Pierre se trouve en présence de Simon le Magicien, initié à la Science occulte, faisant une partie des miracles accomplis autrefois par le Christ et venant de son côté prêcher la Gnose. En face de la révélation des Esséniens se dresse celle des mystères d’Egypte ; la tradition sort à la fois des deux sanctuaires qui la renfermaient. Les critiques fort savants qui se sont occupés de la Gnose avouent qu’ils n’en peuvent découvrir l'origine, et supposent que c’est un ramassis de quelques doctrines courantes. Ce que nous avons dit permettra de saisir ce mystère. Les Gnostiques affirment aussi que c’est d’abord le principe Xptsircç ou Chrislos qui s’est manifesté ; mais remontant à des sources qui ont conservé plus purement la tradition, ils établissent toute la filiation de ce Ghristos. Il y aurait un bien beau travail à faire en comparant renseignement de la Gnose avec la traduction correcte de la Bible d’une part et l’Apocalypse d’autre part, on y trouverait, sous des noms différents, l’étude des mêmes principes, on y retrouverait l’enseignement profond des mystères primitifs. Moïse, Pythagore, Platon, Zoroastre ont puisé leurs connaissances dans ces mystères ; aussi la Gnose renfermet-elle du Platonisme, du Judaïsme, du Christianisme et de la religion persane même. Ce n’est pas le Gnosticisme, essentiellement synthétique, qui vient de ces cultes, ce sont eux qui proviennent de la même source. — 623 —
3La Gnose est donc l’essai de l’Université d’Égypte cherchant à remplacer le Polythéisme, primitivement émané d’elle, par une nouvelle révélation, plus ésotérique encore dans ses bases que le Christianisme qui venait de naître. Les Esséniens envoient Jésus comme révélateur, l’É- gvpte lui oppose Apollonius de Tyane, aussi puissant par ses miracles, le véritable fondateur de la Gnose. Simon le Mage ne sera qu’un continuateur, éminent il est vrai, d’Apollonius. Quelques années après la mort de, Jésus, la tradition se trouve donc possédée par trois courants bien nets. 1° Le Courant essénien : ésotérisme kabbalistique ( venant de l'Egypte par Moïse). 2° Le Courant égyptien : ésotérisme primitif ( venant directement des mystères sacrés ; essai d'une nouvelle révélation ). 3° Le Courant polythéiste : exotérisme apparent ( reste de l'ancienne révélation égyptienne, par Orphée ). 11 nous faut résumer rapidement l’histoire de ces trois courants. § 4. — LA GNOSE Le courant essénien manifesté par le Christianisme est celui qui devait prendre par la suite la plus grande importance politique, tout en perdant presque totalement .les clefs de la tradition. A la suite de Jésus, ses disciples continuent son œuvre et lui assurent l’immortalité en donnant consciemment leur vie pour elle. Une loi peu connue enseigne en effet que tout individu qui meurt injustement pour son idée devient l’âme même de cette idée qui se constitue de ce fait un être réel, quoique invisible ; aussi les mar- Christianisme Gnosticisme Néo-platonisme École d’Alexandiie — 624 —
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
12° A series of precise facts, occurring in geographically determinable places easy to verify; 3° The existence of a personage now entirely divine, now purely human, evolving between this mythology and these facts. The divine appears with the mythology, the human with the facts. Set aside the wholly symbolic birth and resurrection of this Jesus and you will find an envoy of these Essenes, depositaries of the kabbalistic tradition, in this revealer who speaks to the people in parables (1st exoteric sense), who initiates his future apostles into the true meaning of these parables (2° intelligible sense — Laws) and who reveals the totality of his doctrine to his favorite disciple Saint John (3e sense). M. Édouard Schuré wrote, as a master, an admirable life of Jesus 1, attempting to reconcile the mythology and the facts, without always managing to succeed. The Apocalypse and the beginning of the Gospel of Saint John are there to prove the wholly kabbalistic origin of this initiate who attained the power of manifestation of the Eternal Christos2. The evangelists write the Life of the Master, composing it according to the laws, always followed at the time, of esotericism. Saint John alone writes the history of the Principle manifested from its origin to its mystical ends. The 24 elders, the angels and their functions, the number of the beast — this is applied kabbalah, this is the proof of the integral possession of Mosaic esotericism. 1. Édouard Schuré, les Grands Initiés. 2. A rabbinic book, the Sepher Toldos Jeschu, affirms the existence of Christ and claims that he had stolen the true pronunciation of the tetragrammaton (mn>); hence his miracles; this symbol indicates that Jesus, in the very opinion of the kabbalistic Jews, is a great initiate. — 622 —
2The Essenes alone possessed this tradition; it is from among them that Christianity emerges. At the moment when the disciples of the Essene Jesus come to announce to the world the coming of the Savior, of the Christ, strange adversaries suddenly arise. Saint Peter finds himself in the presence of Simon the Magician, initiated into Occult Science, performing a portion of the miracles formerly accomplished by Christ and coming for his part to preach the Gnosis. Facing the revelation of the Essenes stands that of the mysteries of Egypt; the tradition issues at once from the two sanctuaries that contained it. The highly learned critics who have concerned themselves with the Gnosis admit that they cannot discover its origin, and suppose it to be a hodgepodge of a few current doctrines. What we have said will allow this mystery to be grasped. The Gnostics likewise affirm that it was first the principle Xptsircç, or Christos, that manifested itself; but, tracing back to sources that preserved the tradition more purely, they establish the entire lineage of this Christos. There would be a very fine piece of work to be done in comparing the teaching of the Gnosis with the correct translation of the Bible on the one hand and the Apocalypse on the other; one would find there, under different names, the study of the same principles, one would rediscover there the profound teaching of the primitive mysteries. Moses, Pythagoras, Plato, Zoroaster drew their knowledge from these mysteries; thus the Gnosis contains Platonism, Judaism, Christianity and even the Persian religion. It is not Gnosticism, essentially synthetic, that comes from these cults; rather it is they that proceed from the same source. — 623 —
3The Gnosis is thus the attempt of the University of Egypt to replace Polytheism, primitively emanated from it, by a new revelation, still more esoteric in its foundations than the Christianity that had just been born. The Essenes send Jesus as revealer; Egypt opposes to him Apollonius of Tyana, equally powerful in his miracles, the true founder of the Gnosis. Simon the Magus will be only a continuator, eminent it is true, of Apollonius. A few years after the death of Jesus, the tradition is thus found to be possessed by three quite distinct currents. 1° The Essene Current: kabbalistic esotericism (coming from Egypt by way of Moses). 2° The Egyptian Current: primitive esotericism (coming directly from the sacred mysteries; an attempt at a new revelation). 3° The Polytheistic Current: apparent exotericism (remnant of the ancient Egyptian revelation, by way of Orpheus). 11 we must now summarize rapidly the history of these three currents. § 4. — THE GNOSIS The Essene current manifested by Christianity is the one that was subsequently to take on the greatest political importance, while losing almost entirely the keys of the tradition. Following Jesus, his disciples continue his work and secure his immortality by consciously giving their lives for it. A little-known law teaches indeed that every individual who dies unjustly for his idea becomes the very soul of that idea, which thereby constitutes itself a real, though invisible, being; thus the mar- Christianity Gnosticism Neo-Platonism School of Alexandria — 624 —
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
No commentary for this page.