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One moment.
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118. Mao, les Pléiades, ayant 11 degrés. 19. Py, cesser, finir, ayant 16 degrés et demi. 20. Tse, le bec, ayant un demi-degré. 21. Thsan, ajouter, augmenter, ayant 9 degrés et demi. Au SUD. 22. Tsing, le puits, ayant moins de -30 degrés. 23. Kouei, le mauvais génie, ayant 2 degrés et demi. 24. Lieou , le saule, ayant 13 degrés et demi. 25. Sing, l’étoile, ayant plus de 6 degrés. 26. Tchang, l’arc bandé, ayant plus de 17 degrés. 27. Y, la clarté, ayant moins de 20 degrés. 28. Thin, le mouvement, ayant plus de 18 degrés. Sur le revers des boussoles astrologiques chinoises que j’ai eu occasion de voir, on lit toujours la même formule cabalistique de soixante-quatre caractères, dont les huit de la ligne supérieure sont les noms des huit koua ou trigrammes de Fou lii. Ces soixante-quatre caractères ne donnent aucun sens raisonnable ; ils doivent avoir une signification mystique. Des deux côtés de ce morceau on lit: « Fait par Fang sieou choui Hieou y, district de Sbi ngan. » Voilà tout ce que je peux dire sur un instrument dont je ne connais nullement l’usage. La moitié méridionale de l’aiguille de toutes ces boussoles est enduite d’un vernis rouge, pour qu’on puisse toujours distinguer le pôle sud, qui, comme nous l’avons vu, est le principal pour les Chinois. QUELQUES AUTRES DÉCOUVERTES SCIENTIFIQUES DES CHINOIS Les Chinois ont connu également la cause du flux et du reflux de la mer, longtemps avant la découverte de Kepler , — 39 —
2qui l’attribue à la force attractive que la lune exerce sur notre globe, et par laquelle elle attire les eaux de la mer. Yu ngan khi, auteur de l’encyclopédie intitulée Thang loi à han, écrivit cet ouvrage sous la dynastie des Thang, et par conséquent au moins avant la fin du ix° siècle. Il y cite un traité nommé We li lun , ou Discours sur la nature des choses, dans lequel il est dit que « la lune, étant le principe le plus pur de l’eau, influe sur les marées, qui sont petites ou grandes, selon la diminution ou la croissance de la lune ». Yu tao ngan, auteur du xiT siècle, dit dans la préface de son Tableau des marées : « Que la marée s’accroisse ou se retire, les eaux de la mer n'augmentent ni ne diminuent. La cause de ce phénomène est dans la proximité de la lune, car les eaux vont ou viennent selon l’époque de la journée ; la lune tourne à droite, et le ciel a sa rotation vers la gauche; chaque jour il y a une révolution complète, dans laquelle cet astre s’approche des quatre points cardinaux. Ainsi, quand la lune est dans le voisinage des points de la boussole nommés mao (Lest) et yeou (l’ouest), les eaux croissent à l’est ou à l’ouest, et quand elle s’approche des points tsu (le nord) et ou (le sud), la marée reflue tranquillement vers le nord ou le sud. Ces changements et ces accroissements, qui vont et viennent en se succédant sans cesse, dépendent entièrement de la lune et nullement du soleil. » — Le même auteur ajoute : « Quand la lune, en marchant, s’éloigne du soleil, les marées sont hautes; mais vers la fin de la nouvelle lune, elles commencent à diminuer peu à peu, et c’est pour cette raison qu’on ne peut alors connaître leur force (ou mesure). » Tclieou chouang , qui vivait du temps de l’empereur Kao tsoung, de la dynastie des Soung, composa, dans les
3années Khian tao (de 11 65 à 11 73 de J.-C.), le Ling ngan tchi, ou la description de la ville de Ling ngan1 et de son territoire. Il y cite, sur le phénomène des marées, les différentes explications qui ont eu cours en Chine. « On lit, dit-il, dans le Kao li thon king (qui est une description de la Corée) : Le flux et le reflux, qui vont et viennenl à des époques fixes, sont produits par l’attraction que le ciel et la terre exercent mutuellement l’un sur l’autre. C’est de cette manière que les anciens ont toujours expliqué ce phénomène. Selon le Chan hai king (qui est une ancienne cosmographie fabuleuse), il provient du mouvement du poisson thsieou quand il sort et quand il rentre 2. Les livres bouddhiques veulent qu'il soit occasionné par les métamorphoses du dragon divin (le dieu de la mer) ; mais Theou chu moung , dans son traité sur les mers et les pics, dit que le flux et le reflux sont causés par l’influence plus ou moins grande de la lune. » L’origine de l’imprimerie date, en Chine, des premières années du x° siècle. Cet art fut inventé dans le petit royaume de Chou , situé dans la province de Szutchhouen, lequel subsista depuis 891 jusqu’en 925 de J.-C., époque à laquelle il fut détruit par l’empereur Tchouang tsoung des Thang postérieurs. Les rois de Chou avaient déjà fait imprimer des éditions soigneusement revues des quatre livres de Confucius et quelques autres ouvrages et traités élémentaires destinés à l’instruction de la jeunesse. Sous le règne de l’empereur Ming tsoung des Thang postérieurs, dans la 2e des années Tchhang hing , ou 932 de J.-C., les 1. Ling ngan est la ville actuelle de Hang tcheou fou dans le Tchhe kiang. Elle était à cette époque la résidence des empereurs des Soung méridionaux. C’est le Quinsaï de Marco Polo. 2. Poisson fabuleux qui passe pour avoir plusieurs milliers de li de longueur, et habiter dans une caverne au fond de la mer. Quand il en sort, la marée monte, et quand il y rentre, elle baisse.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
118. Mao, the Pleiades, having 11 degrees. 19. Py, cesser, finir, having 16 degrees and a half. 20. Tse, the beak, having half a degree. 21. Thsan, ajouter, augmenter, having 9 degrees and a half. In the SOUTH. 22. Tsing, the well, having less than -30 degrees. 23. Kouei, the evil spirit, having 2 degrees and a half. 24. Lieou , the willow, having 13 degrees and a half. 25. Sing, the star, having more than 6 degrees. 26. Tchang, the drawn bow, having more than 17 degrees. 27. Y, brightness, having less than 20 degrees. 28. Thin, movement, having more than 18 degrees. On the reverse of the Chinese astrological compasses that I have had occasion to see, one always reads the same cabalistic formula of sixty-four characters, of which the eight in the top line are the names of the eight koua ou trigrammes de Fou lii. These sixty-four characters yield no reasonable sense; they must have a mystical meaning. On the two sides of this piece one reads: « Fait par Fang sieou choui Hieou y, district de Sbi ngan. » That is all I can say about an instrument whose use I do not know at all. The southern half of the needle of all these compasses is coated with a red varnish, so that the south pole, which, as we have seen, is the principal one for the Chinese, may always be distinguished. A FEW OTHER SCIENTIFIC DISCOVERIES OF THE CHINESE The Chinese likewise knew the cause of the ebb and flow of the sea, long before Kepler's discovery , — 39 —
2which attributes it to the attractive force that the moon exerts upon our globe, and by which it draws the waters of the sea. Yu ngan khi, author of the encyclopedia entitled Thang loi à han, wrote this work under the Thang dynasty, and consequently at least before the end of the ninth century. In it he cites a treatise named We li lun , or Discourse on the Nature of Things, in which it is said that « the moon, being the purest principle of water, influences the tides, which are small or great, according to the waning or waxing of the moon ». Yu tao ngan, author of the twelfth century, says in the preface of his Tableau des marées: « Whether the tide rises or withdraws, the waters of the sea neither increase nor diminish. The cause of this phenomenon lies in the proximity of the moon, for the waters come and go according to the time of day; the moon turns to the right, and the sky has its rotation toward the left; each day there is a complete revolution, in the course of which this heavenly body approaches the four cardinal points. Thus, when the moon is in the vicinity of the compass points named mao (the east) and yeou (the west), the waters rise in the east or in the west, and when it approaches the points tsu (the north) and ou (the south), the tide ebbs quietly toward the north or the south. These changes and these swellings, which come and go in unceasing succession, depend entirely on the moon and not at all on the sun. » — The same author adds: « When the moon, in its course, draws away from the sun, the tides are high; but toward the end of the new moon, they begin to diminish little by little, and it is for this reason that one cannot then know their force (or measure). » Tclieou chouang , who lived in the time of the Emperor Kao tsoung, of the dynasty of the Soung, composed, in the
3years Khian tao (de 11 65 à 11 73 de J.-C.), the Ling ngan tchi, or the description of the city of Ling ngan1 and of its territory. In it he cites, on the phenomenon of the tides, the various explanations that have been current in China. « One reads, » he says, « in the Kao li thon king (which is a description of Korea) : the flux and reflux, which come and go at fixed times, are produced by the attraction that the sky and the earth mutually exert upon one another. It is in this way that the ancients have always explained this phenomenon. According to the Chan hai king (which is an ancient, fabulous cosmography), it comes from the movement of the fish thsieou when it goes out and when it returns 2. The Buddhist books hold that it is occasioned by the transformations of the divine dragon (the god of the sea) ; but Theou chu moung , in his treatise on the seas and the peaks, says that the flux and reflux are caused by the greater or lesser influence of the moon. » The origin of printing dates, in China, from the first years of the tenth century. This art was invented in the small kingdom of Chou , situated in the province of Szutchhouen, which lasted from 891 to 925 A.D., the period at which it was destroyed by the Emperor Tchouang tsoung of the later Thang. The kings of Chou had already had carefully revised editions printed of the four books of Confucius and some other elementary works and treatises intended for the instruction of youth. Under the reign of the Emperor Ming tsoung of the later Thang, in the 2e of the years Tchhang hing , or 932 A.D., the 1. Ling ngan est la ville actuelle de Hang tcheou fou dans le Tchhe kiang. Elle était à cette époque la résidence des empereurs des Soung méridionaux. C’est le Quinsaï de Marco Polo. 2. A fabulous fish said to be several thousand li in length, and to dwell in a cavern at the bottom of the sea. When it goes out, the tide rises, and when it returns, the tide falls.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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