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1XXIII temps que les livres les plus ardus des maîtres de l’occultisme. Aussi en est-il aujourd’hui uu des représentants les plus instruits. Enfin notre liste serait fort longue s’il nous fallait mentionner tous les littérateurs contemporains rattachés à ces idées comme Guy de Maupassant [le Horla ), Anatole France [Thaïs), Gilbert-Augustin Thierry [la Tresse blonde ), 1L de Maricourt [l'Œil du dragon , Batracien mélomane) , ou Iluysmans [Là-bas), etc., etc. L’esthétique, dans toutes ses branches, compte des représentants parmi les étudiants de la Science occulte. Signalons pour mémoire les travaux d’Augusta Holmes, les morceaux de Ch. de Sivry et de Henri Welch sur la musique et les études de Joséphin Péladan et de son disciple F. Yurgey sur la peinture. Et qu’on ne vienne pas me dire que les défenseurs de l’imagination s’occupent seuls de ces questions. Le mouvement, avons-nous dit, manifeste les traces de son action dans toutes les branches de l’activité intellectuelle môme les plus rigoureusement techniques. C’est ainsi que Charles Henry, qui a étudié sérieusement Wronski, applique ces données à ses travaux mathématiques ; Gérard Encausse applique la méthode analogique dans son Essai de physiologie synthétique. Albert Faucheux obtient un prix de l’Académie en appliquant cette même méthode à la pédagogie tandis que Horace Lefort revendique, d’après la tradition ésotérique, le retour au génie national dans son Erreur latine. Partout le mouvement s’accentue ; en philosophie c’est F. Ch. Barlet, le plus savant et le plus modeste de tous les occultistes français, qui montre la profondeur de l’ésotérisme dans son Essai sur V évolution de Vidée; en sociologie c’est Julien Lejay qui met au jour son Essai de sociologie XXIV
2analogique, œuvre vraiment magistrale ; en orientalisme c’est Augustin Chaboseau qui écrit Y Essai sur la philosophie du bouddhisme , montrant les rapports des deux traditions orientale et occidentale ; en histoire enfin, c’est Jules Doinel, l’archiviste du Loiret, ressuscitant la Gnose, c’est Marcus de Yèze étudiant l’Egyptologie dans ses rapports avec la science ésotérique, c’est Napoléon Ney dévoilant la possession de l’occultisme par les Sociétés secrètes musulmanes , c’est le docteur Delézinier restituant les origines de la chimie par l’étude approfondie de la philosophie hermétique, c’est Albert Poisson expliquant enfin les théories et les symboles des Alchimistes. Nous n’avons parlé que de ceux qui étudient la Science occulte au point de vue de ses applications ; rendons maintenant justice aux occultistes militants, aux représentants les plus autorisés de la tradition occidentale. La marquis de Saint-Yves d’Alveydre, disciple de Fabre d’Olivet, ne peut être considéré comme un partisan absolu des idées défendues par l’occultisme. Cet auteur éminent s’occupe principalement de la science ésotérique dans ses rapports avec le gouvernement des peuples. Eliphas Lévi a trouvé un successeur de la plus haute envergure dans la personne de Stanislas de Guaita. Le style irréprochable et coloré de l’auteur de Au seuil du Mystère et du Serpent de la Genèse , sa science profonde et sa merveilleuse érudition en font le représentant le plus élevé de la Science occulte considérée dans ses développements philosophiques. Les études de Lavater et de Desbarolles sont renouvelées sous le point de vue synthétique par Gary de Lacroze dans son Traité exotérique de Divination , et G.Vitouxdans son Occultisme scientifique établit au mieux l’état de la question en ces dernières années. Signalons au dernier
3XXV moment l'apparition prochaine d’un livre de vulgarisation de la Science occulte par Phjtoff. Nous ne savons ce que vaut le livre'; nous le signalons pour montrer que la vulgarisation, hélas 1 s’est aussi abattue sur cette question. Enfin si nous mentionnons les noms des savants autorisés qui ont abordé l’étude de l’occultisme pratique : le colonel de Rochas (de l’École polytechnique), M. Lemerle (ancien élève de la même école) et le docteur Gibier, nous aurons montré rapidement l’état actuel de ce mouvement encore très peu connu. la presse Quand nous disons « peu connu », nous faisons preuve d’ingratitude envers les membres les plus éminents de la presse qui ont signalé aux lecteurs étonnés les progrès accomplis journellement par ces idées en apparence si curieuses. C’est ainsi que Maurice Barrés et Emile Gautier dans le Figaro, Aurélien Sclioll dans ses journaux, L. de Meurville et Émile Michelet dans le Gaulois , Harry Àlis dans les Débats , Anatole France dans le Temps et dans la Revue illustrée , Montorgueil dans Paris et dans l'Eclair , Jules Huret dans YEcho de Paris , Des Houx et Le Duc dans le Matin , Paul Ginisty et G. Vitoux dans le XIXe Siècle , Le Parisien dans le Mot d' Ordre, MUo Marie- Anne de Bovet dans la presse étrangère, ont fait qui des chroniques, qui des interviews, qui des articles de fond sur ce mouvement et ses conséquences. Depuis ces dernières années il ne s’est pas passé un mois sans que quelque étude d’un des grands journaux de Paris vînt insister sur l’importance de ces nouvelles idées. XXVI
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1XXIII than the most arduous books of the masters of occultism. And so he is today one of its most learned representatives. Indeed, our list would be very long if we had to mention all the contemporary men of letters attached to these ideas, such as Guy de Maupassant (le Horla), Anatole France (Thaïs), Gilbert-Augustin Thierry (la Tresse blonde), 1L de Maricourt (l'Œil du dragon, Batracien mélomane), or Huysmans (Là-bas), etc., etc. Aesthetics, in all its branches, counts representatives among the students of occult Science. Let us note, for the record, the works of Augusta Holmès, the pieces of Ch. de Sivry and of Henri Welch on music, and the studies of Joséphin Péladan and his disciple F. Vurgey on painting. And let no one come and tell me that the champions of imagination alone occupy themselves with these questions. The movement, we have said, shows the traces of its action in all the branches of intellectual activity, even the most rigorously technical. Thus it is that Charles Henry, who has seriously studied Wronski, applies this data to his mathematical works; Gérard Encausse applies the analogical method in his Essai de physiologie synthétique. Albert Faucheux wins a prize from the Académie by applying this same method to pedagogy, while Horace Lefort claims, on the basis of the esoteric tradition, the return to the national genius in his Erreur latine. Everywhere the movement grows stronger; in philosophy there is F. Ch. Barlet, the most learned and the most modest of all French occultists, who shows the depth of esotericism in his Essai sur l'évolution de l'idée; in sociology there is Julien Lejay, who brings out his Essai de sociologie XXIV
2sociology, a truly masterly work; in Orientalism there is Augustin Chaboseau, who writes the Essai sur la philosophie du bouddhisme, showing the relations between the two traditions, Eastern and Western; in history, finally, there is Jules Doinel, the archivist of the Loiret, reviving the Gnosis; there is Marcus de Vèze, studying Egyptology in its relations with esoteric science; there is Napoléon Ney, unveiling the possession of occultism by the secret Muslim Societies; there is Doctor Delézinier, restoring the origins of chemistry through a thorough study of hermetic philosophy; there is Albert Poisson, at last explaining the theories and symbols of the Alchemists. We have spoken only of those who study occult Science from the point of view of its applications; let us now do justice to the militant occultists, to the most authoritative representatives of the Western tradition. The Marquis de Saint-Yves d'Alveydre, disciple of Fabre d'Olivet, cannot be regarded as an absolute partisan of the ideas defended by occultism. This eminent author concerns himself principally with esoteric science in its relations to the governing of peoples. Éliphas Lévi found a successor of the highest stature in the person of Stanislas de Guaita. The irreproachable and colorful style of the author of Au seuil du Mystère and of le Serpent de la Genèse, his profound learning, and his marvelous erudition make him the most elevated representative of occult Science considered in its philosophical developments. The studies of Lavater and of Desbarolles are renewed from a synthetic point of view by Gary de Lacroze in his Traité exotérique de Divination, and G. Vitoux, in his Occultisme scientifique, best sets out the state of the question in these last years. Let us note, at the last
3XXV moment the forthcoming appearance of a popularizing book on occult Science by Phytoff. We do not know what the book is worth; we mention it to show that popularization, alas 1, has also descended upon this subject. Finally, if we mention the names of the authorized scholars who have approached the study of practical occultism — Colonel de Rochas (of the École polytechnique), M. Lemerle (a former pupil of the same school), and Doctor Gibier — we shall have quickly shown the current state of this still very little-known movement. THE PRESS When we say "little known," we show ingratitude toward the most eminent members of the press who have pointed out to their astonished readers the progress made daily by these seemingly curious ideas. Thus it is that Maurice Barrès and Émile Gautier in le Figaro, Aurélien Scholl in his newspapers, L. de Meurville and Émile Michelet in le Gaulois, Harry Alis in les Débats, Anatole France in le Temps and in la Revue illustrée, Montorgueil in Paris and in l'Éclair, Jules Huret in l'Écho de Paris, Des Houx and Le Duc in le Matin, Paul Ginisty and G. Vitoux in le XIXe Siècle, Le Parisien in le Mot d'Ordre, Mlle Marie-Anne de Bovet in the foreign press, have all produced, some chronicles, some interviews, some feature articles on this movement and its consequences. In these last years, not a month has gone by without some study in one of the great newspapers of Paris insisting on the importance of these new ideas. XXVI
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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