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One moment.
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112° Création de la vie (période d'évolution sur la Terre) (beaucoup d'hommes en restent là). 3° Création de l aine commençant sur terre pour se développer après la mort. Nous connaissons maintenant assez la naissance, d’autre part nous avons développé précédemment l’évolution pendant la vie, occupons-nous un peu de la Mort. Mais auparavant je liens à citer un très beau passage d’Eliphas Levi où l’analogie entre la naissance et la mort est établie d’une façon fort suggestive. Jeté parles lois de la nature dans le sein d’une femme, l’esprit incarné s’y éveille lentement et se crée avec effort des organes indispensables plus tard, mais qui, à mesure qu’ils croissent, augmentent son malaise dans sa situation présente. Le temps le plus heureux de la vie de l’embryon est celui où, sous la simple forme d’une chrysalide, il étend autour de lui la membrane qui lui sert d’asile et qui nage avec lui dans un fluide nourricier et conservateur. Alors il est libre et impassible, il vit de la vie universelle et reçoit l’empreinte des souvenirs de la nature qui détermineront plus tard la configuration de son corps et la forme des traits de son visage. Cet âge heureux pourrait s’appeler l’enfance de l’embryonnat. Vient ensuite l’adolescence. La forme humaine devient distincte et le sexe se détermine ; un mouvement s’opère dans l’œuf maternel semblable aux vagues rêveries de l’âge qui succède à l’enfance. Le placenta, qui est le corps extérieur et réel du fœtus, sent germer en lui quelque chose d’inconnu qui déjà tend à s’échapper en le — 290 —
2brisant. L’enfant alors entre plus distinctement dans la vie des rêves, son cerveau renversé comme un miroir de celui de sa mère, en reproduit avec tant de force les imaginations, qu’il en communique la forme à ses propres membres. Sa mère est pour lui alors ce que Dieu est pour nous ; c’est une providence inconnue, invisible, à laquelle il aspire au point de s’identifier à tout ce qu’elle admire. Il tient à elle, il vit par elle et il ne la voit pas, il ne saurait même la comprendre et, s’il pouvait philosopher, il nierait peut-être l’existence personnelle et l’intelligence de cette mère qui n’est encore pour lui qu’une prison fatale et un appareil conservateur. Peu à peu, cependant, cette servitude le gêne, il s’agite, il se tourmente, il souffre, il sent que sa vie va finir. Arrive une heure d’angoisse et de convulsion, ses liens se détachent, il sent qu’il va tomber dans le gouffre de l’inconnu. C’en est fait, il tombe, une sensation douloureuse l’étreint, un froid étrange le saisit, il pousse un dernier soupir qui se change en un premier cri ; il est mort à la vie embryonnaire, il est né à la vie humaine. ★ * * Un dernier point nous reste à traiter avant d’aborder l’étude de la Mort : ce sont les conditions qui déterminent l’entrée d’une âme dans un corps plutôt que dans un autre, d’où naissent les inégalités sociales et la chance ou la malecliance de l’être futur. D’une façon générale la vie présente dépend de la conduite de l’être dans sa vie antérieure, si l’on en croit les enseignements de l’occultisme sur la réincarnation. Mais, d’après la science ésotérique, une âme ne peut se réin- 297
3curner qu'au hout de 1500 uns -environ1 sauf dans quelques exceptions très nettes2. Quoi qu’il en soit, la théorie de l’horoscope est basée suice fait que les courants de lumière astrale influent d’une façon considérable sur l’incarnation de l’âme, et qu’on peut savoir les grandes lignes de la vie future de l’enfant si l’on connaît la position des divers astres à l’instant de la naissance. Au point de vue scientifique nous ne pouvons suggérer qu’une seule explication : c’est que le corps astral fabrique le corps physique d’après les qualités intrinsèques de l’ovule et du spermatozoïde, c’est-à-dire des corps astraux du père et de la mère. Ce corps astral exerce d’autre part une attraction d’autant plus grande sur l’âme qu’il est plus fort lui-même. Voilà pourquoi à un corps rachitique généré par des ivrognes correspond un corps astral de faible puissance et par suite une attraction également très faible sur le principe supérieur : l’âme. Ce lils d'ivrognes ne donne à l’âme que des moyens d’action très inférieurs, de là un travail double à accomplir par cet être humain s’il veut se racheter et reconquérir son intelligence obscurcie par ses fautes antérieures ou la condamnation à l’abrutis- 1. Celte considération est importante, car on rencontre dans certains milieux spirites de pauvres hères qui prétendent froidement être une réincarnation de Molière, de Racine ou de Richelieu, sans compter les poètes anciens, Orphée ou Homère. Nous n'avons pas pour l'instant à discuter si ces affirmations ont une base solide ou sont du domaine de l'aliénation mentale au début; mais rappelons-nous que Pylhagore, faisant le récit de ses incarnations antérieures, ne se vanta pas d'avoir été grand homme, et constatons que c'est une singulière façon de défendre le progrès incessant des âmes dans l'infini (théorie du spiritisme) que celle qui consiste à montrer Richelieu ayant perdu toute trace de génie et Victor Hugo faisant des vers de quatorze pieds après sa mort, l.es spirites sérieux et instruits, et il y en a plus qu’on ne croit, devraient veiller à ce que de pareils faits ne se produisent pas. 2. Mort dans l’enfance. Mort violente (crime ou suicide). Adeplat.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
112° Creation of life (period of evolution upon the Earth) (many men remain there). 3° Creation of the soul, beginning upon earth to develop after death. We now know enough about birth; on the other hand, we have already developed the evolution during life; let us occupy ourselves a little with Death. But first I wish to quote a very fine passage from Eliphas Levi, in which the analogy between birth and death is established in a most suggestive way. Thrown by the laws of nature into the womb of a woman, the incarnate spirit awakens there slowly and creates for itself, with effort, organs indispensable later, but which, as they grow, increase its discomfort in its present situation. The happiest time of the embryo's life is that in which, under the simple form of a chrysalis, it extends around itself the membrane that serves as its refuge, and that swims with it in a nourishing and preserving fluid. Then it is free and impassive; it lives the universal life, and receives the imprint of nature's memories, which will later determine the configuration of its body and the form of the features of its face. This happy age might be called the infancy of the embryonic state. Adolescence follows. The human form becomes distinct, and the sex is determined; a movement takes place within the maternal egg, similar to the vague reveries of the age that follows infancy. The placenta, which is the outer and real body of the fetus, feels something unknown germinate within it, which already tends to escape by — 290 —
2breaking it. The child then enters more distinctly into the life of dreams; his brain, reversed like a mirror of his mother's, reproduces her imaginings with such force that it communicates their form to his own limbs. His mother is, for him then, what God is for us; she is an unknown, invisible providence, to which he aspires to the point of identifying himself with everything she admires. He clings to her, he lives through her, and he does not see her; he cannot even understand her, and, could he philosophize, he would perhaps deny the personal existence and the intelligence of this mother, who is, for him, still only a fatal prison and a preserving apparatus. Little by little, however, this servitude troubles him; he grows agitated, he torments himself, he suffers, he feels that his life is about to end. An hour of anguish and convulsion arrives, his bonds come loose, he feels that he is about to fall into the abyss of the unknown. It is done: he falls; a painful sensation grips him, a strange cold seizes him, he heaves a last sigh that turns into a first cry; he is dead to embryonic life, he is born to human life. ★ * * One last point remains for us to treat before approaching the study of Death: these are the conditions that determine the entry of a soul into one body rather than into another, from which arise social inequalities and the good or ill fortune of the future being. Generally speaking, present life depends upon the being's conduct in its previous life, if one is to believe the teachings of occultism concerning reincarnation. But, according to esoteric science, a soul cannot rein- 297
3-carnate itself except after about 1500 years 1, save in a few very clear exceptions 2. Be that as it may, the theory of the horoscope is based upon this fact: that the currents of astral light exert a considerable influence upon the incarnation of the soul, and that the broad lines of a child's future life may be known if one knows the position of the various heavenly bodies at the instant of birth. From the scientific point of view, we can suggest only a single explanation: it is that the astral body fashions the physical body according to the intrinsic qualities of the ovule and of the spermatozoon, that is, of the astral bodies of the father and of the mother. This astral body, moreover, exerts an attraction upon the soul all the greater the stronger it is itself. This is why a rachitic body, generated by drunkards, corresponds to an astral body of feeble power, and consequently to an attraction likewise very weak upon the higher principle: the soul. This son of drunkards gives to the soul only means of action that are very inferior; hence a double labor to be accomplished by this human being, should he wish to redeem himself and reconquer an intelligence darkened by his previous faults, or the condemnation to fatal degradation 1. This consideration is important, for one meets, in certain spiritist circles, poor wretches who coolly claim to be a reincarnation of Molière, of Racine, or of Richelieu, not to mention the ancient poets, Orpheus or Homer. We do not need, for the moment, to discuss whether these assertions have any solid basis, or belong rather to the domain of incipient mental derangement; but let us remember that Pythagoras, in recounting his previous incarnations, did not boast of having been a great man, and let us note that it is a singular way of defending the ceaseless progress of souls into the infinite (the theory of spiritism) to show Richelieu as having lost all trace of genius, and Victor Hugo composing fourteen-foot verses after his death. Serious and well-informed spiritists, and there are more of them than one believes, ought to take care that such things do not occur. 2. Death in childhood. Violent death (crime or suicide). Adeptship.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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