Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1z i o Ventes indépendantes de l'Homme. remis à lui-même ; ne lui accordons que les droits qui lui appartiennent , & examinons s'il n'y a rien au-delà de ce qu'il fait 6c dç ce qu'il connoît. Premièrement , nous gavons vu , que malgré tous leurs raisonnements sur la Nature , les hommes étoient obligés de se soumettre à ses Loix ; nous avons assez fait connoître que les Loix de cette Nature étoient fixes & invariables, quoique par une suite des deux actions qui sont dans l'Univers , leur accomplissement fût souvent dérangé. Voilà donc déjà une vérité sur laquelle tout l'arbitraire de l'homme n'a pas la moindre prise. Il n'est plus temps de m'objecter ces sensations, ces impressions de toute espèce , que font les différents corps sur nos sens , & qui varient dans chaque individu, d'où la multitude s'est crue fondée à nier qu'il y eût quelque règle dans la Créature. Nous avons prévenu l'objection en annonçant que la Nature ne pouvoit agir que par relation. Nous pourrions encore fortifier ce principe, en disant que cette Loi de relation n'est pas plus soumise à l'arbitraire de l'homme que la Nature elle-même , & que nous ne sommes pas les maîtres d'en changer en rien les effets ; car les détourner & les prévenir, ce n'est point du tout les changer , c'est au contraire confirmer d'autant plus leur stabilité. Nous mérites indépendantes de F Homme, z 1 1
2Nous savons donc déjà avec évidence , qu'il est dans la Nature corporelle, une Puissance supérieure à l'homme, & qui l'assujettit à ses Loix; nous ne pouvons plus douter de son existence , quoique les soins que l'homme a pris pour connoître & expliquer cette Puissance, lui aient si rarement fait obtenir des lumières & des succès satisfaisants. Secondement , rappelions - nous comment nous avons démontré la foiblesse & l'infirmité de la Nature , relativement aux Principes d'où elle a tiré son origine, & d'où elle tire journellement sa subsistance & sa réaction, nous verrons alors que si l'homme est soumis à cette Nature , à plus forte raison le sera-t il aux Principes supérieurs qui la dirigent & qui la soutiennent; & quoiqu'il ait aussi peu conçu leur puissance que celle de la Nature, sa propre raison l'empêcheroit d'en nier l'existence, quand son sentiment ne viendrait pas à l'appui. Que produira donc tout ce qu'il pourra faire , imaginer, dire , instituer contre les Loix de ces Principes supérieurs ? loin qu'ils en soient le plus légèrement altérés , ils ne font que montrer davantage leur force & leur puissance , en laissant l'homme qui s'en éloigne , livré à ses propres doutes & aux incertitudes de son imagination, & en l'assujettissant à ramper tant qu'il voudra les méconnokre. Qz II 2 j i Vérités indépendantes de FHommel
3Il ne faut rien de plus que ces observations pour prouver l'insuffisance de l'homme qui ne prend que le sensible pour règle & pour guide ; car, si l'impuissance que nous remarquons dans la Nature corporelle , nous empêche absolument de lui attribuer les faits qu'elle opère : si l'homme par sa propre raison peut parvenir à sentir la nécessité indispensable du concours d'une Cause active , sans laquelle les Etres corporels n'auroient aucune action visible, il n'a donc besoin que de lui-même pour avouer l'existence de cette Cause active & intelligente, & pour parvenir delà à la Cause première & unique, qui a produit hors d'elle toutes les causes temporelles destinées à l'accomplissement de ses œuvres , <3c à l'exécution de ses volontés. J'ai annoncé cette Cause active & intelligente comme ayant une action universelle , tant sur la Nature corporelle que sur la Nature pensante. C'est, en effet, la première des causes temporelles , & celle sans laquelle aucun des Etres existants dans le temps, ne peut subsister; elle agit sur eux par la Loi même de son essence, & par les droits que lui en donne sa destination dans l'Univers. Aussi, soit que les Etres qui habitent cet Univers la conçoivent ou non > il n'en est pas un seul qui n'en reçoive des secours , & puisqu'elle est active & intelligente P il faut que les Etres pensants participent Ventes indépendantes de l'Homme. 1 1 3 cipent à ses faveurs , comme les Etres qui ne le sont pas.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1z i o Truths Independent of Man. left to himself; let us grant him only the rights that belong to him, and let us examine whether there is nothing beyond what he does 6c and what he knows. First, we have seen that, despite all their reasonings concerning Nature, men were obliged to submit to its Laws; we have sufficiently shown that the Laws of this Nature were fixed and invariable, though, as a consequence of the two actions that exist within the Universe, their fulfillment was often deranged. Here, then, is already a truth over which all the arbitrariness of man has not the least hold. It is no longer time to object to me with those sensations, those impressions of every kind, which the different bodies produce upon our senses, and which vary within each individual, from which the multitude has believed itself entitled to deny that there was any rule within the Creature. We have forestalled the objection by announcing that Nature could act only by relation. We might further strengthen this principle, by saying that this Law of relation is no more subject to the arbitrariness of man than Nature herself, and that we are not the masters to change its effects in any way; for to turn them aside and to forestall them is not at all to change them, it is, on the contrary, to confirm all the more their stability. We Truths Independent of Man. z 1 1
2We know, then, already with evidence, that there exists, within bodily Nature, a Power superior to man, which subjects him to its Laws; we can no longer doubt its existence, though the pains man has taken to know and to explain this Power have so rarely gained him satisfying enlightenment and success. Secondly, let us recall how we have demonstrated the weakness and the infirmity of Nature, in relation to the Principles from which she has drawn her origin, and from which she draws daily her subsistence and her reaction; we shall then see that, if man is subject to this Nature, still more strongly reasoned will he be subject to the superior Principles that direct her and sustain her; and though he may have conceived their power as little as that of Nature, his own reason would prevent him from denying their existence, even were his sentiment not to come to his support. What, then, will everything he can do, imagine, say, institute against the Laws of these superior Principles, produce? Far from being in the least degree altered by it, they only show all the more their force and their power, in leaving man, who withdraws from them, abandoned to his own doubts and to the uncertainties of his imagination, and in subjecting him to grovel as long as he wishes to misjudge them. Qz II 2 j i Truths Independent of Man.
3Nothing more than these observations is needed to prove the insufficiency of man who takes only the sensible as rule and as guide; for, if the powerlessness we observe within bodily Nature absolutely prevents us from attributing to her the facts she performs: if man, by his own reason, can arrive at feeling the indispensable necessity of the concurrence of an active Cause, without which bodily Beings would have no visible action, he needs, then, only himself to acknowledge the existence of this active and intelligent Cause, and thence to arrive at the first and unique Cause, which has produced outside itself all the temporal causes destined to the fulfillment of its works, <3c and to the execution of its wills. I have announced this active and intelligent Cause as having a universal action, both upon bodily Nature and upon thinking Nature. It is, indeed, the first of the temporal causes, and the one without which none of the Beings existing within time can subsist; it acts upon them by the very Law of its essence, and by the rights that its destination within the Universe gives it. Thus, whether the Beings that inhabit this Universe conceive it or not, there is not a single one that does not receive its aid, and, since it is active and intelligent, thinking Beings must partake Truths Independent of Man. 1 1 3 partake of its favors, just as do Beings that are not.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
No commentary for this page.