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One moment.
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1Et, soit dit en passant, c'est-là la raison de la fréquente insuffisance & du danger de la Pharmacie, qui recherchant avec tant d'empressement les principes volatils des corps médicinaux, néglige trop l'usage des principes fixes, dontle besoin est tellement universel , qu'il seroit exclusif, si l'homme étoit sage. Aussi, qui ne sait que cette Pharmacie détruit plutôt qu'elle ne conserve; qu'elle agite & brûle au lieu de ranimer, & que quand au contraire , elle se propose de calmer, elle ne sait y procéder que par des absorbants & par des poisons ? On voit donc à quoi se borneroit la. Médecine entre les. mains d'un homme qui se seroit rétar Jbli dans les droits de son origine ; il donneroir lui-même une activité salutaire à tous les remèdes, & rendroit par-là les guérisons infaillibles, quand toutefois la Cause active , dont il seroit l'organe , n'auroit pas l'ordre d'en disposer autrement. Il se seroit. bien gardé d'employer dans cette digne <Sc utile Science, les calculs matériels de la Mathématique humaine , qui n'opérant jamais que sur des résultats , sont nuls ou dangereux dans la Médecine , dont i'objet est d'obérer sur les principes mêmes qui agissent dans les corps. Par cette même raison, il ne se fut pas attaché à des formules , qui dans l'art de guérir , sont là çaême chose que les Codes criminels dans l'ÂdZ 5 mi nist ration?' 358 Des Privilèges des Souverains.
2ministration des Etats; puisque de toutes les maladies, n'y en ayant jamais deux qui présentent absolument les mêmes nuances, il est impossible que le même remède ne nuise à Tune oui Tautre. Mais comme en qualité de Souverain , cet homme auroit connu les vertus des Etres corporels, il en auroit aussi connu le dérangement , & dès lors il eût été à l'abri de Terreur sur l'application du remède; Or , qu'on n'oublie jpas que pour en venir là , l'homme ne doit pas prendre la Matière pour le Principe de la Matière, car nous avons vu que c'étoit là la principale cause de son ignorance. Qu'on ne croie pas non plus que ce pouvoir inestimable soit hors de la portée de l'homme; il entre au contraire, au nombre des Loix qui lui sont données , relativement à la tâche qu'il a à remplir pendant son passage sur la terre , puisque si c'est par son enveloppe corporelle, que se dirigent sur lui les attaques, il faut qu'il ne soit pas entièrement privé des moyens de les sentir & de les repousser ; ainsi % dès que l'usage de ce privilège peut être commun à tous les hommes, à plus forte raison devroit-il être particulièrement le propretés Souverains, dont la véritable destination est, autant qu'ils le peuvent , de préserver leurs Sujets , des maux de toute espèce , & de les défendre dans le sensible , comme dans l'intellectuel. Alors Des Privilèges des Souverains. 3 5 9
3Alors donc , si ce privilège ne leur est pas plus connu que tous leurs autres droits , c'est une raison de plus pour eux de sentir , s'ils ont été rnis à la tête des hommes par le Principe dont je leur ai montré la puissance, & qui est absolument nécessaire pour la régularité de toutes leurs démarches. C'est, dis-je , un moyen de plus que je leur offre pour se juger eux-mêmes. Qu'ils joignent donc les observations que je viens de faire sur l'art de guérir , à toutes celles que j'ai faites avec eux sur les vices de l'administration politique , civile & criminelle des Etats ; sur les vices des Gouvernements mêmes , qui nous ont dévoilé ceux de leur Association; ainsi que sur la source 011 les chefs doivent puiser leurs différents droits ; ensuite qu'ils décident s'ils reconnoissent en eux les traces de cette lumière qui est censée les avoir constitués tous , & ne les pas quitter un instant; car ce n'est que par-la qu'ils pourront être assurés de la légitimité de leur puissance, & de la justesse des institutions auxquelles ils président. Néanmoins , répétons en ce moment avec autant de fermeté que de franchise , qu'un Sujet qui apperçoit toutes ces défectuosités dans un État, & qui voyant les Souverains eux-mêmes si fort au dessous de ce qu'ils devroient être, se croiroit délié du moindre de ses devoirs envers eux , & de la soumission à leurs décrets, dès lors Z 4 s'écarterait:
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1And, be it said in passing, this is the reason for the frequent insufficiency and the danger of Pharmacy, which, seeking with such eagerness the volatile principles of medicinal bodies, neglects too much the use of fixed principles, whose necessity is so universal that it would be exclusive, were man wise. Thus, who does not know that this Pharmacy destroys rather than preserves; that it agitates and burns instead of reanimating, and that, when, on the contrary, it proposes to calm, it knows how to proceed there only through absorbents and through poisons? One sees, then, to what Medicine would confine itself, within the hands of a man who had reestablished himself within the rights of his origin; he would himself give a salutary activity to all remedies, and would thereby render cures infallible, provided, however, that the active Cause, of which he would be the organ, had not the order to dispose of them otherwise. He would have been careful not to employ, within this worthy <Sc and useful Science, the material calculations of human Mathematics, which, operating only upon results, are null or dangerous within Medicine, whose object is to operate upon the very principles that act within bodies. For this same reason, he would not have attached himself to formulas, which, within the art of healing, are the very same thing as criminal Codes are within Ad- Z 5 ministration. 358 Of the Privileges of Sovereigns.
2ministration of States; since, of all diseases, there never being two that present absolutely the same nuances, it is impossible that the same remedy should not harm the one or the other. But, as, in his capacity as Sovereign, this man would have known the virtues of bodily Beings, he would also have known their derangement, and, from then on, he would have been sheltered from error upon the application of the remedy; Now, let it not be forgotten that, to arrive there, man must not take Matter for the Principle of Matter, for we have seen that this was the principal cause of his ignorance. Nor let it be believed that this inestimable power is beyond the reach of man; it belongs, on the contrary, among the number of the Laws given to him, in relation to the task he has to fulfill during his passage upon the earth, since, if it is through his bodily envelope that attacks are directed upon him, he must not be entirely deprived of the means of feeling them and of repelling them; thus, since the use of this privilege can be common to all men, still more strongly reasoned ought it to be particularly the property of Sovereigns, whose true destination is, as far as they can, to preserve their Subjects from ills of every kind, and to defend them within the sensible, as within the intellectual. Then Of the Privileges of Sovereigns. 3 5 9
3Then, then, if this privilege is no better known to them than all their other rights, this is a further reason for them to feel whether they have been placed at the head of men by the Principle whose power I have shown them, and which is absolutely necessary for the regularity of all their proceedings. This is, I say, a further means I offer them, to judge themselves. Let them, then, join the observations I have just made upon the art of healing, to all those I have made with them upon the vices of political, civil, and criminal administration of States; upon the vices of Governments themselves, which have revealed to us those of their Association; as well as upon the source 011 the chiefs must draw their different rights; let them, then, decide whether they recognize within themselves the traces of that light presumed to have constituted them all, and never to leave them for an instant; for it is only by this that they can be assured of the legitimacy of their power, and of the correctness of the institutions over which they preside. Nevertheless, let us repeat, at this moment, with as much firmness as frankness, that a Subject who perceives all these defects within a State, and who, seeing the Sovereigns themselves so far below what they ought to be, should believe himself released from the least of his duties toward them, and from submission to their decrees, would thereby Z 4 depart
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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