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1Des Révolutions de la Nature. 429 déterminée par la Nature sensible ; c'est pour cela qu'une multitude de Nations mesurent l'espace même & les distances itinéraires, paç la durée ou par le temps. Par le secours de ce même quarré , l'homme parviendroit à se délivrer des ténèbres épaisses qui couvrent encore tous les yeux sur l'ancienneté , l'origine & la formation des choses ; il pourroit même éclaircir toutes les disputes relatives à la naissance de notre Globe , & à toutes les révolutions qui sont écrites sur sa surface 9 & dont les traces peuvent aussi-bien représenter les suites & les effets de la première explosion , que ceux des révolutions postérieures & successives , que l'Univers éprouve continuellement depuis son origine. Et en effet , ces révolutions se sont toujours produites par les forces Physiques , quoiqu'elles aient été permises par la Cause première, & exécutées sous les yeux de la Cause temporelle supérieure , par la continuelle contr action du mauvais Principe, à qui d'immenses pouvoirs ont souvent été accordés sur le sensible pour la purification de l'intellectuel ; car , s'il le faut dire, cette purification de l'intellectuel est la seule voie qui mené au vrai grand Œuvre , ou au rétablissement de YUnite ; or , comment cette purification peut-elle avoir lieu , sans son contraire ou sans sa réaction , puisqu'elle doit se
243 o Des Révolutions de la Nature. se faire dans le temps , & que dans le temps aucune action ne peut avoir lieu sans le secours d'une réaction. Ce qui éclaireroit l'homme là-dessus , c'est qu'en observant les quatre Régions dont nous parlons , il verroit qu'il y en a une qui dirige , une qui reçoit, & deux qui réagissent; de-là il verroit que les désastres dont la Terre offre universellement les vestiges, appartiennent nécessairement à l'action de deux Régions actives opposées , savoir, de celle où règne le Feu, & de celle ou règne l'Eau. Alors il n'atcribueroit plus les effets dont ses yeux sont témoins tous les jours, à l'Elément seul qui paroît les produire , parce qu'il reconnoîtroit que ces révolutions sont le résultat du combat continuel de ces deux ennemis , dans lequel l'avantage demeure tantôt à l'un & tantôt à l'autre ; mais aussi dans lequel l'un des deux ne peut être vainqueur , sans que le lieu de la Terre où s'est passé le combat n'en çouffre à proportion , & n'en reçoive des altérations & des changements. Voilà pourquoi rien de ce que nous voyons sur la Terre np doit nous étonner , parce que , quand même les révolutions journalières , que nous ne pouvons nier , n'auroient pas lieu , ces deux Eléments ont néanmoins commencé d'agir en opposition , dès le moment de l'origine des choses temporelles. Voilà
3Des Révolutions de la Nature. 431 Voilà pourquoi aussi nous devons être sûrj que chaque instant produit des révolutions nouivelles , parce que l'action de ces deu# Elément? l'un sur l'autre, est & sem continuelle jusqu'à la dissolution générale. Ainsi tous ces prodiges qui surprennent si fort les Naturalistes, disparaissent ; toutes ces irrégularités , toutes ces dévastations qui s'opèrent sous nos yeux , de même que celles dont les resteç & les débris annoncent l'ancienneté, ne sont plus difficiles à expliquer , & se concilient parfaitement avec tout ce que Ton a vu sur les Principes innés des Etres, sur leurs actions différentes & opposées les unes aux autres, enfin sur les Suites funestes de la contr action universelle» Mais tous ces Phénomènes paroîtront bien moins étonnants encore , quand nous nous rap* pellerons que ces deux Eléments opposés, ou ces deux agents , ou cette double Loi universelle dans la Matière, sont toujours dans la dépendance de la Cause active & intelligente qui en fait le centre & le lien , & qui peut à son gré actionner l'un ou l'autre des divers Agents qui lui sont soumis , & même les livrer à une action inférieure & mauvaise. Nous avons donc un moyen de plus de savoir d'où ont pu provenir , dans les grandes révolutions, ces excès prodigieux de l'Eau sur le Feu, 4>u du Feu sur l'Eau ; car il faut simplement son*- ger
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1Of the Revolutions of Nature. 429 determined by sensible Nature; this is why a multitude of Nations measure space itself, and itinerary distances, by duration, or by time. By the aid of this same square, man would succeed in delivering himself from the thick darkness that still covers every eye concerning the antiquity, the origin, and the formation of things; he could even clarify all the disputes relative to the birth of our Globe, and to all the revolutions written upon its surface 9, and whose traces can just as well represent the consequences and the effects of the first explosion, as those of the later and successive revolutions the Universe continually undergoes since its origin. And, indeed, these revolutions have always been produced by Physical forces, though they have been permitted by the first Cause, and executed under the eyes of the superior temporal Cause, through the continual contraction of the bad Principle, to whom immense powers have often been granted over the sensible for the purification of the intellectual; for, if it must be said, this purification of the intellectual is the sole path that leads to the true great Work, or to the reestablishment of Unity; now, how could this purification take place without its contrary, or without its reaction, since it must take
243 o Of the Revolutions of Nature. take place within time, and since, within time, no action can take place without the aid of a reaction. What would enlighten man upon this point is that, in observing the four Regions of which we speak, he would see that there is one that directs, one that receives, and two that react; from this, he would see that the disasters of which the Earth universally offers the vestiges necessarily belong to the action of two opposed active Regions, namely, of the one where Fire reigns, and of the one where Water reigns. Then he would no longer attribute the effects his eyes witness every day to the sole Element that appears to produce them, because he would recognize that these revolutions are the result of the continual combat of these two enemies, within which the advantage remains sometimes to the one, and sometimes to the other; but also within which one of the two cannot be victorious, without the place of the Earth where the combat has taken place suffering in proportion, and receiving alterations and changes from it. This is why nothing we see upon the Earth ought to astonish us, because, even were the daily revolutions, which we cannot deny, not to take place, these two Elements have, nevertheless, begun to act in opposition, from the very moment of the origin of temporal things. This
3Of the Revolutions of Nature. 431 This is also why we must be certain that every instant produces new revolutions, because the action of these two Elements one upon the other is, and shall be, continual until the general dissolution. Thus all these prodigies that so greatly surprise the Naturalists disappear; all these irregularities, all these devastations that take place before our eyes, as well as those whose remains and debris announce their antiquity, are no longer difficult to explain, and accord perfectly with everything that has been seen concerning the innate Principles of Beings, concerning their different and mutually opposed actions, finally concerning the fatal consequences of the universal contraction. But all these Phenomena will appear far less astonishing still, when we recall that these two opposed Elements, or these two agents, or this double universal Law within Matter, are always within the dependence of the active and intelligent Cause that forms their center and their bond, and that can, at its pleasure, actuate the one or the other of the diverse Agents subject to it, and even deliver them to an inferior and bad action. We have, then, a further means of knowing whence, within the great revolutions, these prodigious excesses of Water over Fire, or 4 of Fire over Water, could proceed; for one need only think
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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