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One moment.
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1& au dessus du temps , lorsqu'on en voudroit juger par celui qui est dans le temps ; & comme celui-ci est le seul qu'il nous soit permis de connoître ici-bas , je ne dis presque rien de l'autre dans cec ouvrage. Voilà pourquoi il scroic contraire à mon intention qu'on inférât quelque chose de mon exposé , & qu'on en fit la moindre application sur le plus sublime objet de mes hommages , à moins que ce ne fût pour constater d'autant plus la supériorité & l'indivisibilité de ce Ternaire sacré. Revenons aux Eléments. J'ai enseigné que FAir n'étoit pas au nombre des Eléments , parce qu'on ne peut , en effet , regarder comme Elément particulier, ce fluide grossier que nous respirons , qui enfle ou resserre les corps , selon qu'il est plus eu moins chargé d'eau ou de feu. 11 y a sans doute dans ce fluide un Principe que nous devons appeller , Air. Mais il est incomparablement plus actif & plus puissant , que les Eléments grossiers & terrestres dont les corps sont composés ; ce qui se confirme par mille expériences. Cet Air est une production du lHeu , non de ce Feu matériel que nous connoissons ? mais du Feu qui a produit le Feu & toutes les choses sensibles. L'Air , en un mot , est absolument nécessaire pour l'entretien & la vie de tous les corps élémentaires > il ne subsistera pas De F Air. 139
2pas plus long - temps qu'eux ; mais n'étant point Matière , comme eux , on ne peut le regarder comme Elément, & par conséquent, il esc vrai de dire qu'il ne peut entrer dans la composition de ces mêmes corps. Quelle sera donc sa destination dans la Nature ? Nous ne craindrons pas de dire qu'il n'est préposé que pour communiquer aux Etres corporels les forces & les vertus de ce Feu qui les a produits. Il est le char de la vie des Eléments , & ce n'est que par son secours qu'ils peuvent recevoir le soutien de leur existence ; car sans lui toutes les circonférences rentreroient dans le centre d'où elles sont sorties. Mais en même temps qu'il coopère le plus à l'entretien des corps , il faut remarquer qu'il est aussi l'agent principal de leur destruction > & cette Loi universelle de la Nature ne doit plus nous étonner , puisque la double action qui constitue l'Univers corporel , nous apprend qu'une de ces actions ne peut jamais y dominer qu'au détriment de l'autre. C'est pour cela que lorsque les Etres corporels ne jouissent pas de toutes leurs vertus particulières , il est très-nécessaire de les préserver de l'Air , si Ton veut les conserver. C'est pour cela que Ton couvre très-soigneusement toutes les blessures & toutes les plaies /parmi lesquelles 140 De V Air.
3lesquelles il s'en trouve quelquefois, auxquelles il ne faut d'autres remèdes que de les garantir de l'action de l'Air ; c'est pour cela aussi que les Animaux de toute espèce se mettent à couvert pendant le sommeil , parce qu'alors l'Air agiroit plus fortement sur eux , que pendant la veille , où ils ont toutes leurs forces pour résister à ses attaques , & n'en retirer que les avantages nécessaires à leur conservation. Si , outre ces propriétés de l'Air , on veut voir encore mieux sa supériorité sur les Eléments, il suffira d'observer que , lorsque l'on parvient, autant qu'il est possible, à le séparer des corps , il conserve toujours sa force & son élasticité, quelques violentes & quelques longues que soient les opérations qu'on peut faire sur lui ; dès-lors on doit le reconnoître comme inaltérable ; ce qui ne convient à aucun des autres Eléments , qui tombent tous en dissolution , lorsqu'ils sont séparés les uns des autres ; c'est donc , par toutes ces raisons réunies , que nous devons le placer au dessus des Eléments y & ne pas le confondre avec eux. Cependant Ton pourroit ici me faire une objection ; quoique je ne place point l'Air au nombre des Eléments, je l'attache néanmoins à l'entretien des corps, & je ne lui donne pas plus de durée qu'à eu;: ;cela fait donc nécessairement un Principe de plus dans h constitution^ des Êtres De VAir. 141
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1and above time, when one would wish to judge it by that which is within time; and, as this latter is the only one we are permitted to know here below, I say almost nothing of the other within this work. This is why it would be contrary to my intention, were something to be inferred from my exposition, and were the least application of it made to the most sublime object of my homage, unless it were to establish all the more the superiority and the indivisibility of that sacred Ternary. Let us return to the Elements. I have taught that Air was not among the Elements, because one cannot, indeed, regard as a particular Element this coarse fluid we breathe, which swells or contracts bodies, according as it is more or less charged with water or with fire. 11 there is, doubtless, within this fluid a Principle we must call Air. But it is incomparably more active and more powerful than the coarse and earthly Elements of which bodies are composed; which is confirmed by a thousand experiments. This Air is a production of that Fire — not of that material Fire we know, but of the Fire that produced Fire and every sensible thing. Air, in a word, is absolutely necessary for the maintenance and the life of every elemental body; it will not subsist Of Air. 139
2any longer than they do; but, not being Matter as they are, it cannot be regarded as an Element, and, consequently, it is true to say that it cannot enter into the composition of these same bodies. What, then, will be its destination within Nature? We shall not fear to say that it is appointed only to communicate to bodily Beings the strengths and the virtues of that Fire that produced them. It is the chariot of the life of the Elements, and it is only by its aid that they can receive the support of their existence; for, without it, every circumference would return into the center from which it came forth. But, at the same time that it cooperates most in the maintenance of bodies, it must be observed that it is also the principal agent of their destruction; and this universal Law of Nature must no longer astonish us, since the double action that constitutes the bodily Universe teaches us that one of these actions can never dominate there, except to the detriment of the other. This is why, when bodily Beings do not enjoy all their particular virtues, it is very necessary to preserve them from Air, if one wishes to preserve them. This is why one so carefully covers every wound and every injury, among which 140 Of Air.
3which one sometimes finds, for which no other remedies are needed than to shield them from the action of Air; this is also why Animals of every species take shelter during sleep, because Air would then act more strongly upon them than during wakefulness, when they possess all their strength to resist its attacks, and to draw from it only the advantages necessary for their preservation. If, besides these properties of Air, one wishes to see its superiority over the Elements still more clearly, it will suffice to observe that, when one succeeds, as far as possible, in separating it from bodies, it always preserves its strength and its elasticity, however violent and however lengthy the operations performed upon it; from then on, one must recognize it as unalterable — which is true of none of the other Elements, all of which fall into dissolution, when separated from one another; it is, then, for all these reasons combined, that we must place it above the Elements, and not confound it with them. Yet an objection might here be raised against me: though I do not place Air among the Elements, I nevertheless attach it to the maintenance of bodies, and I do not give it any more duration than them; this, then, necessarily makes one more Principle within the constitution of Beings Of Air. 141
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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