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One moment.
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1Cours temporel des Etres. 43 c maturité, & c'est là le quatrième degré du cours de tous les Etres corporels terrestres. On sent cependant qu'il faut en excepter la plupart des animaux , qui malgré qu'ils soient assujettis aux quatre degrés que je viens de reconnoître dans le cours particulier de tous les Etres corporels , ne suivent pas néanmoins toujours pour leur génération & leur croissance , la Loi & la durée ordinaire des saisons ; & cette exception ne doit pas étonner à leur égard , parce que n'étant pas inhérents à la Terre, quoiqu'ils viennent d'elle , il est certain que leur Loi ne doit pas être semblable à celle des Etres de végétation attachés à cette même Terre. Il ne faudroit pas non plus rejeter le Principe de l'universalité quaternaire, parce qu'on verroit que même parmi les Etres de végétation , les uns n'attendent pas la révolution entière des quatre saisons pour compléter leur cours , & que d'autres ne parviennent à ce complément qu'après plusieurs révolutions Solaires annuelles. Cette différence vient de ce que les uns ont besoin d'une moindre réaction, & les autres d'une plus considérable pour agir & pour opérer leur œuvre particulier. Mais ces quatre degrés ou ces quatre actes que je viens de remarquer , ne leur conviennent pas moins, & s'accomplissent toujours avec une parfaite exactitude dans les Etres les plus précoces , comme dans ceux qui E e 2 sont 43 6 Epoque de l'Univers.
2sont les plus tardifs, parce que selon ce qu'on a vu sur le nombre quatre par rapport à l'étendue, il est celui qui mesure tout, & qui porte son action par-tout, quoiqu'il ne porte pas par-tout une action égale , & qu'il la proportionne universellement à la différente narure des Etres. Ce que l'on, vi.ent devoir sur les propriétés attachées aux quatre saisons , ne répandroit - il pas quelque lumière sur l'époque où l'Univers a pu prendre naissance. Il est vrai que ceci ne peut regarder que ceux qui accordent une origine à l'Univers, car pouf ceux qui ont été ou assez aveugles ou d'assez mauvaise foi, pour ne pas lui en reconnoître une, cette recherche devient superflue. Cependant , persuadé que ceux-là mêmes auroient profité de ce que je leur dirois à ce sujet ; je vais, autant qu'il me sera permis , lever un coin du voile devant leurs yeux. Si, dans l'origine du monde, on considère seulement le premier instant de l'apparence de sa corporisation, il est certain qu'en se guidant selon l'ordre des saisons, on seroit tenté de l'attribuer au Printemps, parce qu'effectivement c'est le moment de la végétation. Mais si l'on portoit la vue un peu plus haut, & qu'on examinât tous les actes qui ont dû précéder cecte corporisation visible , il faudroit nécessairement placer l'origine du germe du monde à une autre saison que celle du Printemps. Car l'on Epoque de l'Univers. 437
3Ion seroic obligé de convenir que la marche actuelle de la Nature universelle, étant la même qu'au moment de sa naissance , l'adoption de ses Principes constitutifs a dû se faire alors pour elle, dans les mêmes circonstances & dans le même temps où nous voyons que se fait aujourd'hui l'adoption des Principes particuliers qui perpétuent son cours & son existence; c'est-à-dire, que cette adoption primitive a dû commencer dans l'Automne. C'est, en effet, lorsque les Etres perdent la chaleur du Soleil , c'est lorsque cet Astre se retire d'eux , qu'ils se rapprochent & se recherchent, pour suppléer à son absence en se communiquant leur propre chaleur; & c'est là, comme on l'a vu , le premier acte de ce qui doit: se passer corporellement parmi les Etres particuliers de la Nature. Il doit donc en être de même pour l'universel; c'est lorsque le Soleil a cessé d'être sensible à ceux qu'il avoit échauffés jusques-là, que les choses corporelles ont fait le premier pas vers l'existence , 6c que la Nature a commencé. Par la même analogie on pourroit présumer dans quelle saison cette Nature doit se décomposer & cesser d'exister; c'est-à-dire, qu'en suivant la Loi de son cours actuel , on devroit croire que c'est dans l'Eté , que cet Univers acquerra le complément des quatre actes de son E e 5 coufss $$$ Epoque de PUniversl
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1Course of Temporal Beings. 43 c maturity, and this is the fourth degree of the course of all bodily terrestrial Beings. It is felt, nevertheless, that most animals must be excepted, which, though subject to the four degrees I have just recognized within the particular course of all bodily Beings, do not, nevertheless, always follow, for their generation and their growth, the ordinary Law and duration of the seasons; and this exception ought not to astonish us with regard to them, because, not being inherent to the Earth, though they proceed from it, it is certain that their Law need not be similar to that of the Beings of vegetation attached to this same Earth. Nor ought the Principle of quaternary universality to be rejected because it is seen that, even among Beings of vegetation, some do not wait for the entire revolution of the four seasons to complete their course, while others do not arrive at this completion except after several annual Solar revolutions. This difference comes from the fact that some need a lesser reaction, and others a more considerable one, to act and to perform their particular work. But these four degrees, or these four acts I have just noted, suit them no less, and are always accomplished with a perfect exactitude, both within the most precocious Beings, as within those that E e 2 are 43 6 Epoch of the Universe.
2are the latest, because, according to what has been seen concerning the number four in relation to extent, it is the one that measures everything, and that carries its action everywhere, though it does not carry an equal action everywhere, and proportions it universally to the different nature of Beings. Would not what has just been seen concerning the properties attached to the four seasons shed some light upon the epoch when the Universe might have taken birth? It is true that this can concern only those who grant an origin to the Universe, for, for those who have been either blind enough, or of bad enough faith, not to recognize one for it, this search becomes superfluous. Yet, persuaded that these very persons would profit from what I might say to them upon this subject, I shall, as far as I am permitted, lift a corner of the veil before their eyes. If, within the origin of the world, one considers only the first instant of the appearance of its embodiment, it is certain that, guiding oneself according to the order of the seasons, one would be tempted to attribute it to Spring, because, indeed, that is the moment of vegetation. But, were one to carry one's view a little higher, and were one to examine all the acts that must have preceded this visible embodiment, one would need necessarily to place the origin of the seed of the world at another season than that of Spring. For one Epoch of the Universe. 437
3one would be obliged to admit that, the present course of universal Nature being the same as at the moment of its birth, the adoption of its constitutive Principles must have taken place then, for it, within the same circumstances and within the same time as we see today the adoption of the particular Principles that perpetuate its course and its existence takes place; that is to say, that this primitive adoption must have begun within Autumn. It is, indeed, when Beings lose the heat of the Sun, it is when this Star withdraws from them, that they draw near to and seek one another, to supply for its absence, in communicating their own heat to one another; and this is, as has been seen, the first act of what must take place bodily among the particular Beings of Nature. It must, then, be the same for the universal; it is when the Sun ceased to be sensible to those it had warmed until then, that bodily things took the first step toward existence, 6c and that Nature began. By the same analogy, one might presume within what season this Nature must decompose and cease to exist; that is to say, that, in following the Law of its present course, one ought to believe that it is within Summer that this Universe shall acquire the completion of the four acts of its E e 5 universal course,
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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