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1354 Trois Eléments , trois Maladies* consume. On en peut dire autant des sels , l'intérieur excite la fermentation , le supérieur conserve, & l'inférieur ronge. Le mercure même, quoique sa propriété générale soit d'occttper un rang intermédiaire entre les deux Principes ennemis dent je viens de parler, & par ce moyen d'établir la paix entr'eux; cependant ce mercure, dis-je , les rassemble dans mille circonstances , & les renfermant dans le même cercle , il devient ainsi la source des plus grands désordres élémentaires , & offre en même temps l'image du désordre universel. Quels soins, quelles précautions ne faut -il donc pas pour démêler la nature & les effets de ces différents principes, qui parleur mélange, se diversifient encore plus que par leurs propriétés naturelles? Mais malgré cette multitude infinie de différences qui peuvent s'observer dans les révolutions des Etres corporels , un œil éclairé tel que doit être celui d'un Souverain , ne perdra jamais sa règle de vue ; il ramènera toujours ces différences à trois espèces, en raison des trois principes fondamentaux d'où elles émanent , & par conséquent, il ne reconnoitra que trois maladies ; & même il saura que ces trois maladies doivent avoir des signes aussi marqués & aussi distincts, que les trois principes fondamentaux le sont eux-mêmes dans leur action, <5c dans leur propriété primitive. Ces Maladies de là Peau. 355
2Ces trois espèces de maladies concernent chacune, une des substances principales dont le corps animal est composé; c'est-à-dire, le sang, l'os & la chair, trois parties qui sont relatives à l'un des trois Eléments dont elles proviennent. Ce sera donc par les mêmes Eléments qu'elles pourront recevoir leur guérison : ainsi, la chair se guérira par le sel, le sang par le soufre, & les os par le mercure ; le tout avec les préparations & les terril peraments convenables. On sait, par exemple, que les Maladies de la chair & de la peau, proviennent de l'épaississement & de la corruption des sécrétions salines dans les vaisseaux capillaires 9 011 elles peuvent être fixées par la trop vive & trop subite action de Tair , de même que par la trop foible action du sang. Il qsi donc naturel d'opposer à ces liqueurs stagnantes & corrompues , un sel qui les divise sans répercuter; qui les corrode & les ronge dans leur foyer , sans les faire rentrer dans la masse du sang, auquel elles communiqueroient leur propre putréfaction. Mais quoique ce sel soit le plus commun de ceux que produit la Nature % il faut convenir cependant qu'il est encore, pour ainsi dire, inconnu à la Médecine humaine, ce qui fait qu'elle est si peu avancée dans la guérison de ces sortes de maladies. Secondement, dans la maladie des os, le mercure doit être employé avec beaucoup de modeZ 2 ration ,
3y y 6 Maladies des Os & du-Sanv. ration, parce qu'il lie & resserre trop les deux autres principes qui soutiennent la vie de tous les corps, & c'est par les entraves qu'il donne principalement au soufre, qu'il est le destructeur de toute végétation, tant terrestre qu'animale. La prudence exigeroit donc souvent, que l'on laissât simplement agir le mercure inné dans le corps de l'homme , parce que l'action de ce mercure se conciliant avec celle du sang , ne croît pas plus qu'elle , & la contient assez pour qu'elle ne s'aftoiblisse & rnc s'évapore pas, mais non assez pour l'étouffer & pour réteindre. Aussi, la Nature nous donne-t-elle à ce sujet la leçon la plus claire & la plus instructive , en réparant les fractures des os par sa propre vertu , & sans le secours d'aucun mercure étranger. Quant aux maladies du sang , le soufre doit s'y employer avec infiniment plus de ménagements encore, parce que les corps étant beaucoup plus volatils que fixes, augmenter leur action sulfureuse & ignée, ce seroit les exposer à se vo-" latiliser encore plus; l'homme vraiment instruit n'appliqueroit donc jamais ce remède qu'avec, la plus grande sobriété , d'autant qu'il sauroit que quand l'humide radical est altéré , l'humide grossier ne peut jamais seul le réparer, & c'est pour cela qu'il y joindroit l'humide radical même , en l'allant puiser dans la source, qui n'est pas toute entière dans la moelle des os. Et,' De la Pharmacie. 357
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1354 Three Elements, Three Diseases. consumes. As much may be said of salts: the interior excites fermentation, the superior preserves, and the inferior corrodes. Mercury itself, though its general property is to occupy an intermediate rank between the two enemy Principles of which I have just spoken, and, by this means, to establish peace between them; yet this mercury, I say, gathers them together in a thousand circumstances, and, enclosing them within the same circle, thereby becomes the source of the greatest elemental disorders, and offers, at the same time, the image of universal disorder. What care, what precautions, are not needed, then, to disentangle the nature and the effects of these different principles, which, through their mixture, diversify themselves still more than through their natural properties? But, despite this infinite multitude of differences observable within the revolutions of bodily Beings, an enlightened eye, such as that of a Sovereign ought to be, will never lose sight of its rule; it will always bring back these differences to three species, in accordance with the three fundamental principles from which they emanate, and, consequently, it will recognize only three diseases; and it will even know that these three diseases must have signs as marked and as distinct as the three fundamental principles themselves are, within their action, <5c and within their primitive property. These Diseases of the Skin. 355
2These three species of diseases concern, each, one of the principal substances of which the animal body is composed; that is to say, blood, bone, and flesh, three parts that relate to one of the three Elements from which they proceed. It will, then, be by these same Elements that they can receive their cure: thus, flesh will be cured by salt, blood by sulfur, and bones by mercury; all with the suitable preparations and temperaments. It is known, for example, that Diseases of the flesh and of the skin proceed from the thickening and the corruption of the saline secretions within the capillary vessels 9 011 they may be fixed by the too lively and too sudden action of air, as much as by the too feeble action of blood. It is, then, natural to oppose to these stagnant and corrupted humors a salt that divides them without repercussion; that corrodes and gnaws them at their seat, without making them re-enter the mass of the blood, to which they would communicate their own putrefaction. But, though this salt is the most common that Nature produces, it must be admitted, nevertheless, that it is still, so to speak, unknown to human Medicine, which is why it is so little advanced within the cure of these sorts of diseases. Secondly, within the disease of the bones, mercury must be employed with much moder- Z 2 -ation,
3y y 6 Diseases of the Bones and of the Blood. -ation, because it binds and tightens too much the two other principles that sustain the life of all bodies, and it is by the constraints it especially imposes upon sulfur that it is the destroyer of all vegetation, both terrestrial and animal. Prudence would, then, often require that the mercury innate within the body of man simply be let act, because the action of this mercury, reconciling itself with that of the blood, grows no more than it does, and contains it enough to keep it from weakening and from evaporating, but not enough to stifle it and to extinguish it. Thus Nature gives us, upon this subject, the clearest and most instructive lesson, in repairing the fractures of bones by its own virtue, and without the aid of any foreign mercury. As for diseases of the blood, sulfur must be employed there with infinitely still more care, because, bodies being far more volatile than fixed, to increase their sulfurous and igneous action would be to expose them to volatilizing themselves still further; the truly instructed man would, then, never apply this remedy except with the greatest sobriety, all the more since he would know that when the radical moisture is altered, the coarse moisture can never alone repair it, and it is for this that he would join to it the radical moisture itself, going to draw it at its source, which is not entirely contained within the marrow of the bones. And, Of Pharmacy. 357
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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