Fetching
One moment.
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One moment.
1crifice fait à temps , auroient pu effacer tous ses crimes ; de façon que c'est lui faire encourir deux peines pour une , & dont la première , loin de rien expier , peut au contraire, lui faire multiplier ses iniquités , & rendre par-là la seconde ■peine plus inévitable. Lors donc que le Juge voudra se considérer de près , il ne pourra se dispenser de s'imputer la première de ces peines , qui ne diffère d'un assassinat que par la forme ; ensuite il sera obligé de s'imputer aussi toutes les conséquences funestes , que nous venons de voir naître de sa témérité & de son injustice. Qu'il réfléchisse alors sur sa situation , & qu'il voie s'il doit être en paix avec lui-même. Quittons ces scènes d'horreur , & employons plutôt tous nos efforts à rappeller les Souverains & les Juges, à la connoissance de leur véritable Loi , & à la confiance dans cette lumière destinée à être le flambeau de l'homme ; persuadonsleur que s'ils étoient purs, ils feroient plus trembler les malfaiteurs , par leur présence & par leur nom , que par les gibets & les échaffauds ; persuadons-leur que ce seroit le seul & unique moyen de dissiper tous ces nuages que nous avons apperçus sur l'origine de leur Souveraineté , sur les causes de l'Association des Etats politiques, & sur les Loix de l'Administration civile & criminelle de leurs Gouvernements ; engageons-les 3 y i Droits des vrais Souverains.
2gageons-les enfin à jeter sans cesse les yeux sur le Principe que nous leur avons offert comme la seule boussole de leur conduite, & la seule mesure de tous leurs pouvoirs. Pour augmenter l'idée que les Souverains en doivent prendre, montrons-leur à présent, que ce même Principe dont ils devroient attendre tant de secours, pourroit aussi leur communiquer ce don puissant que j'ai placé précédemment au nombre de leurs privilèges , celui de guérir les maladies. Si cette Cause universelle temporelle , préposée pour diriger l'homme & tous les Etres qui habitent dans le temps , est à la fois active & intelligente , il est certain qu'il n'y a aucune partie des sciences & des connoissances qu'elle n'embrasse ; cela suffit pour faire voir ce que devroit en espérer celui qui seroit dirigé par elle. Ainsi ce n'est point être dans l'erreur, de dire qu'un Souverain qui auroit cette lumière pour guide, connoîtroit les vrais Principes des Corps, ou ces trois Eléments fondamentaux , dont nous avons traité au commencement de cet Ouvrage; qu'il distingueroit dans quelle proportion leur action se manifeste dans les différents Corps , selon l'âge , le sexe , le climat , & autres considérations naturelles ; qu'il concevroit la propriété particulière de chacun de ces Eléments , ainsi que De la Guéri s on des Maladies. 3 5 5
3que le rapport qui doit toujours régner entr'eux; & que quand ce rapport scroit dérangé ou détruit, quand les Principes élémentaires tendroient à se surmonter les uns & les autres , ou à se séparer , il verroit prompcement & sans erreur , le moyen de rétablir Tordre, C'est pour cela, que la Médecine se doit réduire à cette règle simple , unique , & par conséquent universelle : rassembler ce qui est divisé, & diviser ce qui est rassemblé. Mais à quels désordres & à quelles profanations , cette règle puisée dans la nature même des choses > n'est-elle pas exposée en passant par la main des hommes ; puisque le moindre degré de différence dans les moyens qu'ils emploient > & dans l'action des remèdes, produit des effets si contraire» à ceux qu'ils devraient en attendre ; puisque le mélange de ces Principes fondamentaux , qui sont réduits au nombre de trois , change cependant, & se multiplie de tant de manières , que des yeux ordinaires ne pourroient jamais en suivre toutes les variétés ; & puisque, dans ces sortes de combinaisons , le même Principe parvient souvent à avoir des propriétés différentes , selon l'espèce de réaction qu'il éprouve. Car tout en reconnoissant un feu universellement répandu , comme les deux autres Eléments, cependant on sait que le feu intérieur crée , que le feu supérieur féconde, & que le feu inférieur Z consume»
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1sacrifice made in time might have effaced all his crimes; so that it is to make him incur two penalties for one, of which the first, far from expiating anything, can, on the contrary, make him multiply his iniquities, and thereby render the second penalty more inevitable. When, then, the Judge wishes to consider himself closely, he cannot dispense with imputing to himself the first of these penalties, which differs from a murder only in form; next, he will be obliged to impute to himself, also, all the fatal consequences we have just seen born of his rashness and of his injustice. Let him reflect, then, upon his situation, and let him see whether he must be at peace with himself. Let us leave these scenes of horror, and let us employ, rather, all our efforts to recall Sovereigns and Judges to the knowledge of their true Law, and to confidence within that light destined to be the beacon of man; let us persuade them that, were they pure, they would make malefactors tremble far more, by their presence and by their name, than by gibbets and scaffolds; let us persuade them that this would be the sole and unique means of dissipating all these clouds we have perceived over the origin of their Sovereignty, over the causes of the Association of political States, and over the Laws of the civil and criminal Administration of their Governments; let us engage them 3 y i Rights of True Sovereigns.
2engage them, finally, to cast unceasingly their eyes upon the Principle we have offered them as the sole compass of their conduct, and the sole measure of all their powers. To increase the idea Sovereigns ought to form of it, let us show them now that this same Principle from which they ought to expect so much aid could likewise communicate to them that powerful gift I have placed previously among the number of their privileges, that of healing diseases. If this universal temporal Cause, appointed to direct man and all the Beings that dwell within time, is at once active and intelligent, it is certain that there is no part of the sciences and of knowledge that it does not embrace; this suffices to show what whoever were directed by it ought to hope from it. Thus it is not at all to be in error, to say that a Sovereign who had this light for guide would know the true Principles of Bodies, or those three fundamental Elements of which we have treated at the beginning of this Work; that he would distinguish in what proportion their action manifests itself within different Bodies, according to age, sex, climate, and other natural considerations; that he would conceive the particular property of each of these Elements, as well as Of the Healing of Diseases. 3 5 5
3as the relation that must always reign between them; and that, when this relation were deranged or destroyed, when the elemental Principles tended to overcome one another, or to separate, he would see promptly and without error the means of reestablishing order. It is for this that Medicine must reduce itself to this simple, unique, and, consequently, universal rule: to reassemble what is divided, and to divide what is assembled. But to what disorders, and to what profanations, is this rule, drawn from the very nature of things, not exposed, in passing through the hand of men; since the least degree of difference within the means they employ, and within the action of remedies, produces effects so contrary to those they ought to expect from them; since the mixture of these fundamental Principles, which are reduced to the number of three, changes, nevertheless, and multiplies itself in so many ways, that ordinary eyes could never follow all its varieties; and since, within these sorts of combinations, the same Principle often comes to have different properties, according to the kind of reaction it undergoes. For, even while recognizing a fire universally spread, like the two other Elements, it is nevertheless known that interior fire creates, that superior fire fecundates, and that inferior fire consumes
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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