Fetching
One moment.
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1Je ne m'arrêie pas à lui faire observer que ces trois Eléments , qui doivent servir de signes pour démêler les différents Règnes , ne peuvent pas exister chacun séparément & indépendamment des deux autres ; je présume que cette notion est assez commune pouf ne devoir pas rappeller ici que dans l'Animal , quoique le feu y domine , l'eau & la terre y doivent exister nécessairement, & ainsi des deux autres Règnes, où le Principe dominant est de toute nécessité accompagné des deux autres Principes. Il n'y a pas , jusqu'au mercure même , sur qui cette observation ne s'applique avec la même justesse, quoique certains Alchymistes ne lui trouvent point de feu ; mais ils devroient faire attention que le mercure minéral n'a encore reçu que la seconde opération, 6c qu'ainsi, quoiqu'il ait en lui , comme tout Etre corporel , un feu élémentaire, cependant ce feu n'est pas sensible , jusqu'à ce qu'un feu supérieur vienne l'agiter , & c'est-là la troisième opération que je démontrerai nécessaire pour compléter toute corporisation ; voilà pourquoi le mercure, quoiqu'avec un feu élémentaire , est cependant le corps de la nature le plus froid. C'est , je le répète , uniquement pour défendre la nature de l'homme , que je me suis laissé entraîner à tous ces détails. J'ai voulu
2Supériorité de t Homme. 61 voulu montrer à ceux qui l'avilissent , en le confondant avec les bêtes , qu'ils tombent , à son sujet , dans une méprise qui n'est pas pardonnable , même sur les Erres purement élémentaires , puisque d'un Règne à l'autre , nous trouvons des différences infinies , quoique tous ces Règnes aient des parités & des- similitudes fondamentales. Nous voyons que dans toutes les Classes , l'inférieure n'a rien de ce qui se manifeste d'une manière particulière dans la supérieure. Ainsi, dès que dans les Erres corporels , au dessous de l'homme , nous n'avons apperçu aucune des marques de l'intelligence, nous ne pouvons lui refuser qu'il ne soit ici-bas le seul favorisé de cet avantage sublime , quoique , par sa forme élémentaire , il se trouve assujetti au sensible , & à toutes les affections matérielles de la bête. Ceux donc qui ont essayé de dépouiller l'homme de ses plus beaux droits , en se fondant sur son assujettissement & sa liaison à l'Etre corporel qui l'enveloppe , n'ont présenté, pour preuve, qu'une vérité que nous Teconnoissons comme eux , puisque nous savons tous qu'il ne reçoit aucune lumière que par les sens. Mais , pour n'avoir pas porté plus loin leur observation, ils sont restés dans les ténèbres , & y ont entraîné la multitude. Dan 6 1 De la Pensée de V Homme.
3Dans la malheureufe condition de l'homme actuel, aucune idée ne peut en effet se faire sentir en lui, qu'elle ne soit entrée par les sens ; en sorte qu'il faut convenir encore , que ne pouvant pas toujours disposer des objets & des Etres qui actionnent ses sens , il ne peut , par cette raison , être responsable des idées qui naissent en lui ; de façon que reconnoissant , comme nous l'avons fait , un Principe bon & un Principe mauvais , & par conséquent un Principe de pensées bonnes & un Principe de pensées mauvaises, on ne doit pas être surpris que l'homme se trouve exposé aux unes & aux autres , sans pouvoir se dispenser de les sentir. C'est là ce qui a fait croire aux Observateurs que nos pensées & toutes nos facultés intellectuelles n'avoient point d'autre origine que nos sens. Mais , premièrement , ayant confondu en un seul les deux Etres qui composent l'homme d'aujourd'hui , n'ayant pas apperçu en lui ces deux actions opposées , qui en manifestent si clairement les différents Principes , ils ne reconnoissent en lui qu'une seule sorte de sens , & font vaguement dériver tout, de sa faculté de sentir. Cependant , après tout ce que nous avons dit , il n'y auroit qu'à ouvrir les yeux, pour convenir que l'homme actuel ayant en lui deux Etres différents à gouverner , Des Sens de V Homme. 63
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1I shall not stop to make him observe that these three Elements, which must serve as signs to disentangle the different Kingdoms, cannot each exist separately and independently of the two others; I presume this notion is common enough that I need not recall here that within the Animal, though fire dominates there, water and earth must necessarily exist there too, and likewise for the two other Kingdoms, where the dominant Principle is of necessity accompanied by the two other Principles. There is nothing, even to mercury itself, to which this observation does not apply with the same exactness, though certain Alchemists find no fire within it; but they ought to consider that mineral mercury has as yet received only the second operation, 6c that thus, though it possesses within itself, like every bodily Being, an elemental fire, this fire is nevertheless not perceptible, until a superior fire comes to stir it, and this is the third operation which I shall demonstrate to be necessary to complete every embodiment; this is why mercury, though possessing an elemental fire, is nevertheless the coldest body within nature. It is, I repeat, solely to defend the nature of man, that I have let myself be drawn into all this detail. I have wished
2Superiority of Man. 61 wished to show those who debase him, by confounding him with the beasts, that they fall, on his account, into a mistake that is not pardonable even upon purely elemental Beings, since from one Kingdom to another we find infinite differences, though all these Kingdoms possess fundamental parities and resemblances. We see that within every Class, the inferior possesses nothing of what manifests itself in a particular manner within the superior. Thus, since within bodily Beings beneath man we have perceived none of the signs of intelligence, we cannot refuse him the sole favor of this sublime advantage here below, though, by his elemental form, he finds himself subjected to the sensible, and to every material affection of the beast. Those, then, who have attempted to strip man of his fairest rights, basing themselves upon his subjection and his union with the bodily Being that envelops him, have presented, as proof, only a truth we recognize as well as they do, since we all know that he receives no light except through the senses. But, for not having carried their observation further, they have remained within darkness, and have dragged the multitude into it with them. Da 6 1 Of the Thought of Man.
3Within the unhappy condition of present-day man, no idea can indeed make itself felt within him, without having entered through the senses; so that it must further be admitted that, being unable always to dispose of the objects and the Beings that act upon his senses, he cannot, for this reason, be held responsible for the ideas that arise within him; so that, having recognized, as we have done, a good Principle and an evil Principle, and, consequently, a Principle of good thoughts and a Principle of evil thoughts, one ought not to be surprised that man finds himself exposed to the one and to the other, without being able to dispense with feeling them. This is what has led Observers to believe that our thoughts and all our intellectual faculties had no other origin than our senses. But, first, having confounded into a single one the two Beings that compose present-day man, not having perceived within him those two opposed actions, which so clearly manifest their different Principles, they recognize within him but a single kind of sense, and vaguely derive everything from his faculty of feeling. Yet, after everything we have said, one need only open one's eyes, to grant that present-day man, having within himself two different Beings to govern, Of the Senses of Man. 63
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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