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One moment.
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1lieure qui se communique aux deux substances renfermées dans l'enveloppe mercurielle , & qui divise avec éclat tous les globules salins & sulfureux, renfermés dans ces nuages ; cette chaleur extérieure est un témoignage sensible de tous les Principes que nous avons poses précédemment , & dont nos lecteurs feront aisément ici l'application. Mais pour la leur rendre encore plus facile , il ne sera pas inutile d'examiner les différentes propriérés du sel & du soufre dans l'explosion de la foudre , parce que nous pourrons par-là donner quelques idées sur les deux Loix principales de la Nature , d'autant que le sel & Je soufre sont les organes & les instruments de ces deux Loix. La chaleur extérieure agit , ainsi qu'on l'a vu , sur la masse des matières qui composent la foudre ; elle en dissout l'enveloppe mercurielle , qui par sa nature est susceptible d'une division considérable ; alors elle communique jusqu'aux deux substances intérieures, & enflamme la partie sulfureuse, qui pousse & écarte avec force la partie saline, dont la jonction avec elle étoit contraire à sa véritable loi, & formoit une maladie dans la Nature. Dans cette explosion , le Mercure se trouve si prodigieusement divisé , que tout ce qu'il contenoit rentre en liberté; quant à lui , après avoir Du Tonnerre. IÇ7
2avoir reçu cette entière dissolution , il tombe avec le fluide sur la surface terrestre , & c'est pour cela que l'eau de pluie a plus de propriétés que les autres eaux , parce qu'elle est plus chargée de Mercure , & que ce Mercure est infiniment plus pur que le Mercure terrestre. Toute la révolution s'opère donc sur les deux autres substances , c'est-à-dire , sur celles qui dans la Nature corporelle sont les signes des deux Loix & des deux Principes incorporels. Aussi c'est sur les différents mélanges de ces deux substances que sont appuyés tous les effets que nous voyons produire au tonnerre. On sait en effet , que le feu étant le Principe de toute action élémentaire , ramasse les vapeurs terrestres & célestes, dont se forme la foudre ; c'est lui aussi qui les fait fermenter , & qui ensuite en opère la dissolution; c'est donc au feu que l'on doit attribuer l'origine , ainsi que l'explosion de la foudre. Quant au bruit qui provient de l'explosion de la foudre , on ne peut l'attribuer qu'au choc de la partie saline sur les colonnes d'air, parce que le feu par lui-même ne peut rendre aucun bruit, ce que l'on voit aisément , quand il agit en Liberté ; & , quoique le feu soit le Principe de toute action élémentaire , cependant aucune de ces actions ne seroit sensible 158 Du Tonnerre.
3ble dans la Nature sans le sel ; couleur , saveur , odeur, son, magnétisme, électricité, lumière, tout se montre & paroît par lui ; c'est pour cela que nous ne pouvons douter qu'il ne soit aussi l'instrument du bruit du tonnerre , d'autant que plus la foudre est chargée de parties salines, plus ses coups & ses éclats sont violents. Nous ne pouvons douter aussi que le sel n'influe sur la couleur des éclairs , qui est beaucoup plus blanche quand il y domine , que lorsque c'est le soufre qui l'emporte. Enfin, il est si vrai que le sel est l'instrument de tous les effets sensibles , que la foudre esc beaucoup plus dangereuse quand elle abonde en sels , parce que son explosion étant plus violente à proportion, opère des chocs plus rudes & des ravages plus effrayants. D'ailleurs , cette explosion par l'abondance du sel, se fait presque toujours dans la partie inférieure du nuage, comme étant la plus grossière, la moins exposée à la chaleur , & par conséquent , la plus susceptible d'être congelée; ce qui produit les grêles. Au contraire , lorsque la foudre abonde en soufre , son bruit n'est pas aigu , ni brusque; ses éclairs sont de couleur rouge , & son explosion parvient rarement à communiquer jusqu'à nous ses effets, parce qu'elle se fait alors communément par en haut, vu la faiblesse du nuage dans cette Du Tonnerre. i j 9 cette partie, & la propriété naturelle au feu, qui est de monter.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1-terior that communicates itself to the two substances enclosed within the mercurial envelope, and that divides with a burst all the saline and sulfurous globules enclosed within these clouds; this exterior heat is a sensible testimony to all the Principles we have set down previously, and of which our readers will easily make the application here. But to render it still easier for them, it will not be useless to examine the different properties of salt and of sulfur within the explosion of the lightning-bolt, because we shall thereby be able to give some ideas concerning the two principal Laws of Nature, inasmuch as salt and sulfur are the organs and the instruments of these two Laws. The exterior heat acts, as has been seen, upon the mass of matters that compose the lightning-bolt; it dissolves the mercurial envelope, which by its nature is susceptible of a considerable division; then it communicates itself even to the two interior substances, and inflames the sulfurous part, which pushes and forcefully thrusts aside the saline part, whose junction with it was contrary to its true law, and formed a malady within Nature. Within this explosion, the Mercury finds itself so prodigiously divided, that everything it contained returns into liberty; as for itself, after having Of Thunder. IÇ7
2having received this entire dissolution, it falls with the fluid upon the terrestrial surface, and it is for this reason that rain-water has more properties than other waters, because it is more heavily charged with Mercury, and because this Mercury is infinitely purer than terrestrial Mercury. The whole revolution, then, takes place upon the two other substances, that is to say, upon those which, within corporeal Nature, are the signs of the two Laws and of the two incorporeal Principles. It is likewise upon the different mixtures of these two substances that all the effects we see thunder produce are grounded. It is known, indeed, that fire, being the Principle of every elemental action, gathers together the terrestrial and celestial vapors of which the lightning-bolt is formed; it is fire, too, that makes them ferment, and that afterward brings about their dissolution; it is, then, to fire that one must attribute the origin, as well as the explosion, of the lightning-bolt. As for the noise that proceeds from the explosion of the lightning-bolt, one cannot attribute it save to the clash of the saline part upon the columns of air, because fire, by itself, can produce no noise, as is easily seen when it acts in freedom; and, though fire be the Principle of every elemental action, none of these actions would nevertheless be sensible 158 Of Thunder.
3-sible within Nature without salt; color, savor, odor, sound, magnetism, electricity, light — everything shows and appears by means of it; it is for this reason that we cannot doubt that it is likewise the instrument of the noise of thunder, all the more since, the more the lightning-bolt is charged with saline parts, the more violent are its bursts and its flashes. We cannot doubt, either, that salt influences the color of lightning-flashes, which is much whiter when it predominates, than when it is sulfur that prevails. Indeed, it is so true that salt is the instrument of all sensible effects, that the lightning-bolt is much more dangerous when it abounds in salts, because its explosion, being proportionately more violent, produces harsher shocks and more frightful ravages. Moreover, this explosion by abundance of salt takes place almost always within the lower part of the cloud, as being the coarsest, the least exposed to heat, and consequently the most susceptible of being frozen; which produces hailstones. On the contrary, when the lightning-bolt abounds in sulfur, its sound is not sharp nor abrupt; its flashes are of a red color, and its explosion rarely manages to communicate itself as far as us with its effects, because it then takes place commonly from above, given the weakness of the cloud within that Of Thunder. i j 9 that part, and the natural property of fire, which is to rise.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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