Fetching
One moment.
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1ii£ Du Principe du Mouvement. pouvant rien , sans la réaction d'un autre Principe , comment ceux qui leur sont inférieurs pourroient-ils se passer de cette réaction ? On voit par-là, qu'à quelque point du cercle qu'on fasse commencer la première action , il est de toute nécessité que cette action commence. Je demande donc aux Observateurs de bonne foi , s'ils conçoivent à présent que ce commencement d'action puisse se trouver dans la Matière , & appartenir à sa Nature ; & si au contraire , elle ne leur démontre pas physiquement sa dépendance originelle par cette Loi irrévocable , qui soumet le Principe de sa réproduction journalière , au concours & à l'action d'un autre Principe. Ils doivent d'autant moins douter de cette Vérité i que les moyens qu'ils emploient pour la détruire , sont , au contraire , ce qui sert le mieux à l'étayer. Qu'on mette , disent-ils , telles & telles matières ensemble , &ony appercevra bientôt de la fermentation, de la putréfaction & une production : mais si ces matières pouvoient seules se rapprocher les unes des autres , seroit-il nécessaire de les mettre ensemble ? Alors, si ces manipulations particulières ne peuvent avoir lieu, sans le secours d'une main étrangère, l'universel ne sera-t-il pas dans le même cas , puisque sa nature n'étant pas différente de celle de toutes les parties de la Matière, il n'a rien de plus Mobile de la Nature. i 27 plus quelles , & ne peur se conduire par une autre Loi ?
2Ainsi , je crois pouvoir annoncer la nécessité d'une Cause intelligente & active par elle-même , qui ait communiqué la première action à la Matière , comme elle la lui communique continuellement dans les actes successifs de sa reproduction & de sa croissance, & dans tous les effets qu'elle manifeste à nos yeux. Non seulement on ne peut concevoir que cette Matière ne tienne pas son origine d'une Cause qui soit hors d'elle, mais on voit que même aujourd'hui , il faut nécessairement qu'il y ait une cause qui dirige sans cesse toutes les actions de cette Matière , & qu'il n'y a pas un seul instant où elle pût vivre & se soutenir , si elle étoit abandonnée à elle-même , & privée de ses Principes de réaction, Enfin , s'il a fallu une Cause pour donner la première action à la Matière , s'il faut encore & toujours le concours de cette Cause pour entretenir la Matière , il n'est plus possible de se former l'idée de cette Matière , sans avoir à la fois celle de sa Cause, qui seule la fait être ce qu'elle est , & sans laquelle elle ne peut pas avoir un moment d'existence : & de même que je ne puis concevoir la forme d'un corps, sans le Principe inné qui l'a produite , de même je ne puis concevoir l'activité des Corps & 1 1 8 Mobile de la Nature. & de la Matière sans une cause physique , mais immatérielle , active & intelligente à la fois , supérieure aux Principes corporels, & qui leur donne ce mouvement & cette action que je vois
3en eux, mais que je sais ne pas leur appartenir essentiellement. Ceci peut suffire pour expliquer tous les Phénomènes réguliers de la Nature , où reconnoisSant pour chef & pour guide, une Cause supérieure , à qui nous ne pouvons refuser l'intelligence , nous regarderons Tordre & l'exactitude qui régnent dans l'Univers, comme un effet & une suite naturelle de l'intelligence de cette même Cause. Alors , rien ne nous étonnera plus dans cette Nature , toutes ses opérations & même la destruction des Etres , nous paroîtront simples & conformes k sa Loi , parce que la mort n'est point un néant, mais une action, & que le temps qui compose cette Nature , n'est qu'un assemblage & une succession d'actions , tantôt créatrices <3c tantôt destructrices. En un mot * nous devons nous attendre à trouver par-touc dans l'Univers , le caractère & les témoignages de la Sagesse qui l'a construit & qui le soutient. . Mais , autant cette Vérité se fait sentir à la pensée de l'homme , autant il est frappé des désastres & de la confusion qu'il apperçoit si souvent dans la Nature ; à qui donc attribuer ce Des Désordres de la Nature. 129 ce contraste ? Sera-ce à cette Cause active & in* telligente , qui est le véricable Principe de la perfection des choses corporelles ? Il n'est pas possible de s'arrêter un instant à cette idée; & il répugne absolument de penser que cette Cause puissante agisse à la fois pour elle-même & contr'elle-même.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1ii£ Of the Principle of Movement. being capable of nothing, without the reaction of another Principle, how could those inferior to them do without that reaction? One sees, by this, that at whatever point of the circle one makes the first action begin, it is of absolute necessity that this action begin. I ask, then, the Observers of good faith, whether they conceive, at present, that this beginning of action could be found within Matter, and belong to its Nature; and whether, on the contrary, it does not physically demonstrate to them its original dependence, through that irrevocable Law which subjects the Principle of its daily reproduction to the concurrence and to the action of another Principle. They must doubt this Truth all the less, since the very means they employ to destroy it are, on the contrary, what best serves to support it. Let such and such matters be placed together, they say, and one will soon perceive fermentation, putrefaction, and a production: but could these matters have drawn near to one another by themselves, would it be necessary to place them together? Then, if these particular manipulations cannot take place without the aid of a foreign hand, will the universal not be within the same case, since its nature, not being different from that of every part of Matter, has nothing more Mover of Nature. i 27 more than they, and cannot be governed by another Law?
2Thus I believe I may announce the necessity of an intelligent Cause, active of itself, which communicated the first action to Matter, just as it communicates it continually within the successive acts of its reproduction and of its growth, and within every effect it manifests before our eyes. Not only can one not conceive that this Matter did not take its origin from a Cause outside of itself, but one sees that, even today, there must necessarily exist a cause that ceaselessly directs every action of this Matter, and that there is not a single instant in which it could live and sustain itself, were it abandoned to itself, and deprived of its Principles of reaction. Finally, if a Cause was needed to give the first action to Matter, if the concurrence of this Cause is still, and always, needed to sustain Matter, it is no longer possible to form for oneself the idea of this Matter, without possessing, at the same time, that of its Cause, which alone makes it be what it is, and without which it could not possess a single moment of existence: and, just as I cannot conceive the form of a body without the innate Principle that produced it, so likewise I cannot conceive the activity of Bodies and 1 1 8 Mover of Nature. and of Matter without a physical cause, but immaterial, active, and intelligent at once, superior to the bodily Principles, and which gives them that movement and that action which I see
3within them, but which I know does not belong to them essentially. This may suffice to explain every regular Phenomenon of Nature, wherein, recognizing as chief and as guide a superior Cause, to which we cannot refuse intelligence, we shall regard the order and the exactness that reign within the Universe as an effect, and a natural consequence, of the intelligence of this same Cause. Then nothing will astonish us any longer within this Nature; every operation of it, even the destruction of Beings, will appear to us simple and conformable to its Law, because death is not a nothingness, but an action, and because the time that composes this Nature is but a combination and a succession of actions, sometimes creative 3c sometimes destructive. In a word, we must expect to find everywhere within the Universe the character and the testimonies of the Wisdom that constructed it and that sustains it. But, however much this Truth makes itself felt within the thought of man, so much is he struck by the disasters and by the confusion he so often perceives within Nature; to whom, then, must this contrast be attributed? Of the Disorders of Nature. 129 be attributed? Shall it be to that active and intelligent Cause, which is the true Principle of the perfection of bodily things? It is not possible to pause an instant upon this idea; and it is absolutely repugnant to think that this powerful Cause acts, at once, for itself and against itself.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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