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One moment.
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1Ceci s'accorde parfaitement avec ce que Ton a vu sur les productions corporelles, qui toutes sont l'assemblage de trois Eléments ; tout ce qu'il y a à observer , c'est la distinction considérable , qui malgré la similitude du Nombre , se trouve entre les productions temporelles & celles qui ne le sont pas ; celles-ci provenant directement de la Cause première, sont des Erres simples comme elle , & ont par conséquent une existence absolue que rien ne peut anéantir ; les autres n'étant enfantés que par une Cause secondaire, ne peuvent avoir les mêmes privilèges que les premières , mais doivent nécessairement se ressentir de l'infériorité de leur Principe ; aussi leur existence n'est-elle que passagère , & elles ne subsistent pas par elles-mêmes , comme les Etres qui ont de la réalité. C'est là ce que le troisième côté du quarré nous fait connoître évidemment ; car , si le second nous a donné la ligne , le troisième nous donnera la surface ; & puisque le nombre trois est en même temps le nombre de la surface & le nombre des Corps , il est donc clair que les Corps ne sont composés que de surfaces , c'està-dire , de substances qui ne sont que l'enveloppe ou l'apparence extérieure de l'Etre , mais auxquelles Des Côtés du Quarrê. 445 auxquelles n'appartiennent , ni la solidité , ni la vie.
2Et en effet , la dernière opération , indiquée par la Géométrie humaine , pour composer le solide , n'est que la répétition de celles qui ont précédé , c'est-à-dire , de celles qui ont formé la ligne & la surface ; car la profondeur que cette troisième & dernière opération engendre \ n'est autre chose que la direction verticale de plusieurs lignes réunies , & toute la différence qui s'y trouve , c'est que dans les opérations précédentes la direction des lignes n'étoit qu'horizontale ; ainsi cette profondeur est toujours le produit de la ligne , & comme telle , elle ne peut être autre chose qu'un assemblage de surfaces. Veut-on , puisque l'occasion s'en présente , apprendre encore à évaluer plus juste ce que sont les Corps ? Pour cet effet , on n'a qu'à suivre l'ordre inverse de celui de leur formation, Les solides se trouveront composés de surfaces , les surfaces de lignes, les lignes de points, c'est-à-dire , de Principes qui n'ont ni longueur 9 ni largeur , ni profondeur ; en un mot , qui n'ont aucune des dimensions de la Matière, ainsi que je l'ai amplement exposé lorsque j'ai eu lieu d'en parler. Qu'on ramené donc ainsi les Corps à leur source & à leur Essence primitive , & qu'on voie 446 Des Côtés du Quarré. voie par-là l'idée que l'on doit avoir de la Matière.
3Enfin , le quatrième côté du quarré , comme répétant le Nombre quaternaire, par lequel tout a pris son origine , nous offre le Nombre de tout ce qui est Centre ou Principe, dans quelque classe que ce soit ; mais, comme nous avons assez parlé du Principe universel qui est hors du Temps , & que ce quarré dont nous traitons actuellement , a simplement le temporel pour objet , on ne doit entendre par son quatrième côté , que les différents Principes agissants dans la classe temporelle , c'est-à-dire , tant ceux qui jouissent des facultés intellectuelles , que ceux qui sont bornés aux facultés sensibles & corporelles ; & même , quant aux Principes immatériels des Etres corporels , sur lesquels nous nous sommes étendus aussi longuement qu'il nous a été permis de le faire , nous ne rappellerons ici ni leurs différentes propriétés , ni leur action innée , ni la nécessité d'une seconde action pour faire opérer la première , ni en un mot , toutes ces observations qui ont été faites sur les Loix & le cours de la Nature matérielle. Nous nous contenterons de faire remarquer, que le rapport qui peut se trouver entre ces Principes corporels & le quatrième côté du quarré , est une nouvelle preuve qu'en qualité de Des Côtés du Quarté. 447
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1This agrees perfectly with what has been seen concerning bodily productions, which are all the assemblage of three Elements; all there is to observe is the considerable distinction that, despite the similarity of Number, is found between temporal productions and those that are not; these latter, proceeding directly from the first Cause, are simple Beings like it, and, consequently, have an absolute existence that nothing can annihilate; the others, being engendered only by a secondary Cause, cannot have the same privileges as the first, but must necessarily feel the inferiority of their Principle; thus their existence is but passing, and they do not subsist by themselves, as do Beings that have reality. This is what the third side of the square makes evidently known to us; for, if the second gave us the line, the third will give us the surface; and since the number three is at the same time the number of the surface and the number of Bodies, it is, then, clear that Bodies are composed only of surfaces, that is to say, of substances that are but the envelope, or the exterior appearance, of the Being, but to which Of the Sides of the Square. 445 to which belong neither solidity, nor life.
2And, indeed, the last operation, indicated by human Geometry to compose the solid, is nothing but the repetition of those that preceded it, that is to say, of those that formed the line and the surface; for the depth this third and last operation engenders is nothing other than the vertical direction of several united lines, and the whole difference found there is that, within the preceding operations, the direction of the lines was only horizontal; thus this depth is always the product of the line, and, as such, it can be nothing else but an assemblage of surfaces. Would one, since the occasion presents itself, wish to learn still more correctly what Bodies are? To this effect, one need only follow the inverse order of that of their formation. Solids will be found composed of surfaces, surfaces of lines, lines of points, that is to say, of Principles that have neither length 9, nor breadth, nor depth; in a word, that have none of the dimensions of Matter, as I have amply exposed when I have had occasion to speak of it. Let Bodies, then, be brought back thus to their source and to their primitive Essence, and let it Of the Sides of the Square. 446 it be seen thereby what idea one ought to have of Matter.
3Finally, the fourth side of the square, as repeating the quaternary Number by which everything has taken its origin, offers us the Number of everything that is Center or Principle, within whatever class it be; but, as we have spoken enough of the universal Principle that is beyond Time, and as this square we are now treating has simply the temporal for its object, its fourth side must be understood as designating only the different Principles acting within the temporal class, that is to say, both those that enjoy intellectual faculties, and those that are bounded to sensible and bodily faculties; and even, as for the immaterial Principles of bodily Beings, upon which we have dwelt as long as we have been permitted, we shall recall here neither their different properties, nor their innate action, nor the necessity of a second action to make the first operate, nor, in a word, all these observations that have been made concerning the Laws and the course of material Nature. We shall content ourselves with observing that the relation that can be found between these bodily Principles and the fourth side of the square is a new proof that, as of Of the Sides of the Square. 447
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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