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One moment.
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1non seulement ils ne les persuadent pas, mais ils les exposent même à se défier de toute Science > pour n'en avoir connu que d'imaginaires ou de vicieuses ; pourquoi enfin les Instituteurs & les Observateurs montrent sans cesse à découvert qu'ils n'ont ni la règle , ni la preuve du vrai ; le Lecteur conclura ^ dis- je , que si les principes dont je traite , sont le seul fondement de toute vérité , c'est pour les avoir oubliés^ que toutes ces erreurs dévorent la Terre, & qu'ainsi il faut qu'on les y ait presque généralement méconnus , puisque l'ignorance & l'incertitude y sont comme universelles. Tels sont les objets sur lesquels l'homme qui cherche à connoître, pourra trouver ici à se former des idées plus saines & plus conformes à la nature du germe qu'il porte en lui-même. Cependant , quoique la Lumière soit faite pour tous les yeux , il est encore plus certain que tous les yeux ne sont pas faits pour la voir dans son éclat. C'est pour cela que le petit nombre des hommes dépositaires des vérités que j'annonce, est voué à «-» V •«• à la prudence & à la discrétion par les engagements les plus formels. Aussi me suis-je promis d'user de beaucoup de réserve dans cet écrit , & de m'y envelopper souvent d'un voile que les yeux les moins ordinaires ne pourront pas toujours percer, d autant que j'y parle quelquefois de toute autre chose que de ce dont je parois traiter.
2Par la même raison y quoique je réunisse sous le même point de vue un nombre considérable de sujets différents , à peine ai-je montré l'esquisse du vaste tableau que je pouvois offrir ; néanmoins j'en dis assez pour donner à penser au plus grand nombre > sans en excepter ceux qui en fait de Science , jouissent de la plus haute célébrité. Mais n'ayant pour but que le bien de l'homme en général , & sur-tout ne voulant point faire naître la discorde parmi les individus , je n'attaque directement, ni aucun des Dogmes reçus , ni aucune des Institutions Politiques établies ; & même dans mes remarques sur les Sciences & sur les différents Systèmes, je me suis interdit tout -» V I «- tout ce qui pourroit avoir le moindre rapport avec des objets trop particuliers. De plus , j'ai cru ne devoir employer aucune citation, parce que premièrement, je fréquente peu les Bibliothèques, & que les Livres que je consulte ne s y trouvent pas ; en second lieu , parce que des vérités qui ne reposeroient que sur des témoignages , ne seroient plus des vérités.
3Il est à propos , je pense , d'exposer ici Tordre & le plan de cet Ouvrage. On y verra d'abord quelques observations sur le bien & le mal , pourquoi les Systèmes modernes ont confondu l'un & l'autre > & ont été forcés par-là d'en nier les différences. Un coup d'œii jeté rapidement sur Thomme , éclaircira pleinement cette difficulté, & apprendra pourquoi il se trouve encore dans la plus profonde ignorance y non seulement sur ce qui l'environne, mais encore sur sa véritable nature. Les distinctions qui se trouvent entre ses facultés, se confirmeront par celles que nous ferons remarquer même entre les facultés des Etres inférieurs ; par-là nous démontrerons l'universalité d'une double loi dans tout ce qui 4* V 1 1 <<* qui est scumîs au temps. La nécessité d'une troisième loi temporelle , sera encore bien plus clairement prouvée en faisant voir que la double loi est absolument dans sa dépendance.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1not only do they fail to persuade them, but they even expose them to distrust every Science, for having known only imaginary or vicious ones; why, finally, Instructors and Observers show unceasingly, openly, that they possess neither the rule nor the proof of the true; the Reader will conclude, I say, that if the principles I am treating are the sole foundation of every truth, it is for having forgotten them that all these errors devour the Earth, and that it is thus that they must have been almost universally misapprehended there, since ignorance and uncertainty are there as though universal. Such are the objects on which man, who seeks to know, will be able here to form for himself ideas more sound and more in keeping with the nature of the seed he bears within himself. Yet, though Light is made for every eye, it is even more certain that not every eye is made to see it in its full brightness. It is for this reason that the small number of men who are the depositaries of the truths I announce are bound to prudence and to discretion by the most formal engagements. Thus I have resolved to use much reserve in this writing, and often to wrap myself in a veil that even the least ordinary eyes will not always be able to pierce, the more so as I sometimes speak of something quite other than what I appear to be treating.
2For the same reason, though I bring together under a single point of view a considerable number of different subjects, I have scarcely shown the sketch of the vast picture I might have offered; nevertheless I say enough to give food for thought to the greatest number, not excepting those who, in matters of Science, enjoy the highest celebrity. But, having for my aim only the good of man in general, and, above all, not wishing to give rise to discord among individuals, I attack directly neither any of the received Dogmas, nor any of the established Political Institutions; and even in my remarks upon the Sciences and upon the various Systems, I have forbidden myself tout -» V I «- everything that might bear the least relation to objects too particular. Moreover, I have believed I ought not to employ any citation, because, in the first place, I frequent Libraries but little, and the Books I consult are not to be found there; and, in the second place, because truths that rested only upon testimonies would no longer be truths.
3It is fitting, I think, to set forth here the order and the plan of this Work. One will see first some observations upon good and evil, why modern Systems have confounded the one with the other, and have thereby been forced to deny their differences. A glance cast rapidly upon man will fully clarify this difficulty, and will teach why he still finds himself in the profoundest ignorance, not only concerning what surrounds him, but also concerning his own true nature. The distinctions found among his faculties will be confirmed by those we shall likewise point out among the faculties of inferior Beings; by this we shall demonstrate the universality of a double law within everything qui 4* V 1 1 »* that is subject to time. The necessity of a third temporal law shall be still more clearly proven, in showing that the double law is absolutely within its dependence.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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