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One moment.
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1Clef du Chiffre universel. 537 de la même Essence qu'elle , & également indestructible ; puisqu'on un mot , de tous les Etres qui sont en correspondance avec le quarré, ils sont seuls revêtus du privilège de la pensée, pendant que cette Nature périssable est à leurs yeux , comme un néant & comme un songe. Combien sa confiance n'augmentera-t-elle pas dans cette Cause , en qui résident tous les pouvoirs , quand il apprendra qu'elle possède éminemment cette langue vraie & unique qu'il a oublié , & qu'il est obligé aujourd'hui de rappeller péniblement à sa mémoire ; quand il saura qu'il ne peut sans cette Cause en connoître le premier élément , & sur-tout quand il verra qu'elle habite & gouverne souverainement ce quarré fécond , hors duquel l'homme ne trouvera jamais ni le repos ni la Vérité. Alors il ne doutera plus qu'en s'approchant d'elle , il ne s'approche de la seule & vraie lumière qu'il ait à attendre , & qu'il ne trouve avec elle non seulement routes les connoissan-* ces dont nous avons traité , mais bien plus encore la science de lui-même, puisque cette Cause , quoique tenant à la source de tous Us nombres , s'annonce néanmoins par-tout spécialement par le nombre de ce quarré , qui est en même temps le nombre de £ homme. Que ne puis-je déposer ici le voile dont je me
2538 Clef du Chiffre universel. me couvre , & prononcer le Nom de cette Cause bienfaisante, la force & l'excellence même, sur laquelle je voudrois pouvoir fixer les yeux de tout l'Univers ! mais , quoique cet Erre ineffable, la clef de la Nature , l'amour & la joie des simples, le flambeau des Sages, & même le secret appui des aveugles , ne cesse de soutenir l'homme dans tous ses pas , comme il soutient & dirige tous les actes de l'Univers , cependant le Nom qui le feroit le mieux concoure, suffiroit, si je le proférois , pour que le plus grand nombre dédaignât d'ajouter foi à ses vertus & se défiât de toute ma doctrine ; ainsi le désigner plus clairement , ce seroit éloigner le but que j'aurois de le faire honorer. Je préfère donc de m'en reposer sur la pénétration de mes Lecteurs. Très-persuadé que malgré les enveloppes donc j'ai couvert la Vérité , les hommes intelligents pourront la comprendre , que les hommes vrais pourront la goûter , & même que les hommes corrompus ne pourront au moins s'empêcher de la sentir , parce que tous les hommes sont des C-H-R. Te£ est le précis des réflexions que je me suis proposé de présenter aux hommes. Si mes engagements ne m'eussent retenu, j'aurois pu sans doute parcourir un champ bien plus étendu. Néanmoins, dans le peu que j'ai osé leur dire, Conclusion. 539
3dire, je me flatte de ne leur avoir offert que ce qu'ils sentiront tous en eux-mêmes, lorsqu'ils voudront y chercher avec courage, & se défendre à la fois d'une crédulité aveugle & de la précipitation dans leurs jugements, deux vices qui mènent également à l'ignorance & à l'erreur. Dès lors , quand je n'aurois pas ma propre conviction pour preuve, je croirois toujours les avoir rappelle à leur Principe & à la Vérité. En effet, ce ne sera jamais tromper l'homme, que de lui représenter avec force, quelle est sa privation & sa misère , tant qu'il est lié aux choses passagères & sensibles ; & de lui montrer que parmi cette multitude d'Etres qui l'environnent, il n'y a que lui & son guide qui jouissent du privilège de la pensée. S'il veut s'en convaincre , qu'il consulte dans cette classe sensible, tout ce qu'il apperçoit autour de lui ; qu'il demande aux Eléments pourquoi, tout ennemis qu'ils sont, ils se trouvent ainsi rassemblés pour la formation & l'existence des Corps ; qu'il demande à la Plante pourquoi elle végète ; & à l'Animal , pourquoi il erre sur cette surface ; qu'il demande même aux Astres pourquoi ils éclairent & pourquoi, depuis leur existence , ils n'ont pas cessé un seul instant de suivre leur cours. Tous ces Etres sourds à la voix qui les interrogera , continueront de faire chacun leur œuvre 540 Conclusion.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1Key of the universal Cipher. 537 of the same Essence as it, & equally indestructible; since, in a word, of all the Beings which are in correspondence with the square, they alone are invested with the privilege of thought, while this perishable Nature is in their eyes as a nothingness & as a dream. How much will his confidence not increase in this Cause, in which all powers reside, when he learns that it possesses eminently that true & unique language which he has forgotten, & which he is obliged today to recall painfully to his memory; when he shall know that he cannot, without this Cause, come to know its first element, & above all when he shall see that it inhabits & sovereignly governs this fertile square, outside of which man will never find either rest or Truth. Then he will no longer doubt that in drawing near to it, he draws near to the sole & true light he has to await, & that he finds with it not only all the knowledge of which we have treated, but far more still the knowledge of himself, since this Cause, although holding to the source of all numbers, nevertheless announces itself everywhere specially by the number of this square, which is at the same time the number of man. Would that I could here lay aside the veil with which I me
2538 Key of the universal Cipher. covers me, & to pronounce the Name of that beneficent Cause, force & excellence itself, on which I should wish to be able to fix the eyes of the whole Universe! but, although this ineffable Being, the key of Nature, the love & the joy of the simple, the torch of the Wise, & even the secret support of the blind, never ceases to sustain man in all his steps, as it sustains & directs all the acts of the Universe, yet the Name which would make it best concur, would suffice, were I to utter it, to make the greater number disdain to give faith to its virtues & distrust all my doctrine; thus to designate it more clearly would be to remove me further from the goal I should have of making it honored. I prefer, therefore, to rest upon the penetration of my Readers. Fully persuaded that, despite the veils with which I have covered the Truth, intelligent men will be able to understand it, that true men will be able to savor it, & even that corrupt men will at least not be able to keep from feeling it, because all men are C-H-R. Such is the summary of the reflections which I have proposed to present to men. Had my commitments not restrained me, I could doubtless have traversed a much wider field. Nonetheless, in the little I have dared to tell them say, Conclusion. 539
3say, I flatter myself that I have offered them nothing but what they will all feel within themselves, when they wish to seek it out with courage, & to guard themselves at once against a blind credulity & against precipitation in their judgments, two vices which lead equally to ignorance & to error. Henceforth, even had I not my own conviction as proof, I would always believe I had recalled them to their Principle & to the Truth. Indeed, it will never be deceiving man to represent to him forcefully what his privation & his misery are, so long as he is bound to passing & sensible things; & to show him that, among this multitude of Beings which surround him, only he & his guide enjoy the privilege of thought. If he wishes to convince himself of it, let him consult, in this sensible class, everything he perceives around him; let him ask the Elements why, enemies as they are, they find themselves thus assembled for the formation & the existence of Bodies; let him ask the Plant why it vegetates; & the Animal, why it wanders over this surface; let him ask even the Stars why they shine, & why, since their existence, they have not ceased a single instant to follow their course. All these Beings, deaf to the voice which will question them, will each continue their work 540 Conclusion.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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