1leur esprit , au ve'ritabîe & uniquç appui dont les.
hommes puissent attendre des secours. Peignonsnous enfin ces temps futurs , insectés des poissons
d’une do&rine de mon qui éloignera les hommes de leur but , au lieu de les en rapprocher.
Car ce qui rendra ces aveugles Maîtres si dangereux , c’est que l 'homme criminel étant alors
plus développé qu’il ne l’est encore , il attaquera
les hommes avec des faits , au lieu que jusqu’à
présent , on ne les a presque attaqués que par des
discours.
Si la postérité humaine a lî peu profité des
secours qui l’ont environnée , si elle n’a fait que
substituer les ténèbres à la lumière , comment
résistera-t-elle à de fembîables Adversaires ? On ne
voit plus là qu’un affreux abyme dont l’obscurité &
l’horreur ne peuvent aller qu’en augmentant , jusqu’à ce que n’y ayant plus aucun lien visible ni
invisible entre l’Univers corrompu & le Créateur >
la dissolution générale du Monde vienne terminer
à la fois & les erreurs & les iniquités des bom-i
mes.
La Loi même donnée au milieu des temps,
n’a point anéanti le germe de ces désordres que
les hommes sont toujours maîtres de produire &
de multiplier. L 'Elu universel n’a été chargé
pendant sa manifefîation tcmpoiele qued’ap-,
portes
Natures. iiç
porter cette Loi aux hommes & de la leur expliquer , mais non pas de l’exécuter sans le concours
de leur volonté.
2Il lui furhfoit donc de leur donner une idée
juste de la faence Divine , & de leur apprendre
que cette science n’est autre chose que celle des
loix employées par la Sagesse suprême , pour
procurer aux Etres libres , les moyens de rentrer
dans sa lumière &: dans son unité. Cette connoififance une fois donnée aux hommes , les temps
leur ont été accordés , non pour l’oublier & la profaner , mais pour la méditer & la mettre à profit.
Quand ces temps seront écoulés ; quand , félon,
J’expression des prophètes , les Jiecles seront rentres dans leur antique silence & que les Aftresayant rassemblé leur fpt actions ,en une seule *
leur lumière sera devenue sept fois plus éclatante : alors à la faveur de leur clarté , l’intelligence
de l’homme découvrira les productions qu’elle
aura laisse germer en elle-même ; alors elle sa
nourrira des propres fruits qu’elle aura semés.
Malheur à elle , si ces fruits sont sauvages ,
corrompus ou malfaisans : car n’ayant point alors
d’autre nourriture, elle sera forcée de s’en alimenter encore , & d’en éprouver la continuelle
amertume : car les substances fausses & impures ,
engendrées en elle par ses désordres , ne pouvant entrer dans la réintégration , il n’y aura
(O*) Sku*
s. i ê Tableau
que la violente opération d’un feu actif , quî
ait assez de force pour les dissoudre.
3Malheur à l’intelligence , si elle a versé le sang
des Prophètes ; non pas seulement qu’elle ait
contribué à la destruction corporelle de ceux
qui ont porté ce nom sur la terre , mais bien plus
encore , si elle a repoussé ces notions intimes , ces
Actions vivantes que la Sagesse lui communiquoit
chaque instant ; lesquelles n’ayant pour but que
de présenter la vérité à l’homme , afin qu’il
puisse la voir comme elles la voient elles- mêmes , deviennent pour lui de véritables Prophètes dont le sang lui sera redemandé avec une
rigueur inflexible , s’il a été assez coupable pour
l’avoir répandu lui-même , assez négligent pour
le laisser couler sans profit , assez dépravé pour
en arrêter l’influence sur ses semblables !
Malheur à l’intelligence , si ne devant agir que
de concert avec son Principe , elle a cependant
voulu agir sans lui ; parce qu’après la dissolution
de ses liens corporels , elle sera réduite encore à
agir sans ce Principe, ainsi qu’elle aura fait dans
le cours de sa vie terrestre !
Car telle sera la différence extrême entre
notre état aéluel de vie corporelle, & celui qui
Iç doit suivre , lequel n’est encore sensible qu’à
notre pensée. Nous ne connoissons pour ainsi dire
ici-bas que p<ir nos desirs , l’action vivante &-
inielleéluell&
Naturel. 217
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.