1N’est-ce pas , en effet , nous retracer la difféfence des loix de la matière à celles de l’intelligence ? N’est - ce pas nous indiquer que la matière
n’existe , ne produit , ne s’alimente que par des
moyens violens , & par une culture laborieuse , tandis que la vie intellectuelle , aCtive par elle-même ,
promet à l’homme qui peut y parvenir , des délices
faciles & une nourriture assurée ?
N’est-ce pas nous montrer d’avance quelle fer3
la destinée de l’homme , lorsque le grand Sabbat
Naturel'. y 3
étant arrivé , il s’unira aux Vertus divines mêmes ,
& possédera cette Terre incréée , qui sans ce de
produit par elle-même & sans culture ; lorsqu’étant comme adhèrent aux sources de la vie , il
pourra continuellement s’y désaltérer , avec la
confiance qu’elles seront toujours plus abondantes,
que ses besoins , & que jamais elles ne pourront
le tarir pour lui.
Il ne faut point oublier que le vrai Sabbat temporel doit se trouver le quatorzième de la lune
de Mars -, que c’est: à cette époque que se fit la
délivrance du Peuple Hébreu ; & que c’est-là
l’époque naturelle où s’entr’ouvrent les premières
sources de production , puisque c’est: vers ce
temps , que les principes végétatifs reçoivent les
premières réactions du printemps , lequel doit se
compter pour nous par le cours de la lune , &
non par celui du soleil , quand l’un & l’autre de
ces astres ne se trouvent pas ensemble au même
point équinoxial.
2J’ajouterai que les Hébreux ont dérangé l’heure
de leur Sabbat , en le commençant à la première
étoile , au lieu de le commencer à minuit , qui
est: l’heure de la primitive institution , attendu que
c’est une heure centrale : mais ce n’est pas la
seule négligence qu’ils aient à se reprocher ; car
dans son institution leur Loi étoit pure , & appuyée
sur des bases invariables.
I
(D3) Oa
Tableau
On y voit que jufqtflaux Réglenrens relatifs aux
alimens , tout est fondé sur les principes de la
plus saine Physique. La défense de manger des
animaux réputés immondes par la Loi , tient à
la nature de ces animaux , dont l’impureté par
rapport a nous , est écrite sur leur propre forme.
*c Ceux dont la tête & le corps sont dégarnis de
membres offensifs & défenftfs ■ ceux dont le cou est
si gros , qu’il ne fait pour ainsi dire , qu’un avec
le corps , ceux-là , dis-je , sont les Etres les moins
purs , les moins réguliers , & en même temps
les plus nuisibles à l’homme ; car ce sont ceux
dont le sang se porte avec plus d’abondance dans
la partie supérieure ; & pour conserver le langage
de la Loi hébraïque , leur sang est matériellement
sur leur tete : or l’usage fréquent de pareilles viandes
ne manqueroit pas d’opérer le même dérangement
dans 1 équilibre de nos liqueurs : c’est alors que les
foufies grossiers , dont notre Nature cherche à se
purger , refluent sur notre Etre , & en obstruent
tous les organes. ,,
3“ Nul Etre n’est sans doute plus intéresse que
l’homme à éviter ce terrible effet , parce que le
siege de son Principe étant dérangé , le Principe
lui-même peut souffrir de ce dérangement. ,,
“ L’homme est destiné par sa nature à être
supérieur à tout ce qui est Jbng & impur , puisque sa
tete meme 3 diftinéte de son corps par un cou étroit ,
semble
Naturel: çf
semble encore être verticalement placée , pour
que le sang ne pouvant la surmonter , elle régné
& domine sur tout ce qui tient au sang : [ Passage retiré par l’éditeur. ] ,,
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.