1T A B L E J V
Naturel
des Rapports qui cxijlcnt
entre Dieu,
l’Homme & l’Univers.
Expliquer les choses par l'homme»
& non l’homme par les choses.
Des Erreurs & de la Vérité , par un Ph... Inc... p. s»
tfLisut- t/î/LouilvS'iPremière Partie.
A EDIMBOURG.
♦»
I782.
-
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MEOIU*'-
Avis des Editeurs.
Sur les marges du Manuscrit de cet
Ouvrage , que nous tenons d’une per -s
sonne inconnue 3 il existoit un grand
nombre d’ Additions d’une écriture différente. Ayant observé que non seulement ces Additions ne lioient point le
discours 3 mais que quelquefois même
elles en interrompaient le fil ; que d’ailleurs elles étoient d’un genre particulier
qui semble différer de celui de l’Ouvrage 3
nous avons cru devoir les désigner par
des guillemets placés au commencement
& à la fin des différens morceaux de ce
genre : en forte que s’ils ne sont point
de l’Auteur , qu’ils aient été ajoutés
par quelqu’un a qui il auroit confié son
Manuscrit , chacun pourra facilement
les difeerner.
Table.
Première Partie .
I
Ptfge x
2
18
5
37
4
5»
>.
76
6
93
7
**3
s
133
9
160
192
1 1
219
*2
2-45
Seconde Partie.
*3
«
14
28
lî
26
77
37
101
18
129
*9
*54
20
17a
21
i ’ 1
204
22
•**
W
TABLEAU
Naturel
Des Rapports qui exijlent entre DIE U >
THomme & VUnieers.
I .
2Les Vérités fécondes & lumineuses , existeroient moins pour le bonheur de l'homme que
pour son tourment , si l’attrait qu’il se sent pour
elles , étoit un penchant qu’il ne pût jamais satisfaire. Ce seroit même une contradiction inexplicable , dans le premier Mobile , auquel tiennent radicalement ces Vérités , qu’ayant voulu
les dérober à nos regards , il les eût écrites dans
tout ce qui nous environne, ainsi qu’il l’a fait dans
la force vivante des élémens ; dans l’ordre &
l’harmonie de toutes les actions de l’univers , &
plus clairement encore , dans le caractère diftin:-*
tif qui constitue l’homme.
11 est bien plus conforme aux loix de cette
Cause primitive , de penser qu’elle n’a pas
multiplié à nos yeux les rayons de sa propre
A
2
Tableau
lumière , pour nous en interdire la connoissance
& l’usage ,* & que si elle a placé près de nous ,
& dans nous - mêmes tant d'objets instru&ifs ,
c’est pour nous les donner à méditer &c à
comprendre ; & afin de nous amener , par
leur moyen , à des résultats éclatans & généraux , qui pussent calmer nos inquiétudes & nos
desirs.
Ces Vérités cesseroient de nous paroître inaccessibles , si par des soins attentifs & intelligens ,
nous savions saisir le fil , qui nous est sans cesse
présenté ; parce que ce fil correspondant de la
lumière à nous, rempliroit alors le principal objet
qu'elle se propose , qui est sans doute de nous
rapprocher d’elle , & de réunir les deux extrêmes.
3Pour concourir à un but si important , commençons par dissiper les doutes qui se sont élevés
sur la vraie nature de l’homme , -parce que c’est
de là que doit résulter la connoissance des loix &
de la nature des autres Etres.
L’homme ne peut donner fexiftence à aucune œuvre matérielle y sans y procéder par
des actes , qui en sont , pour ainsi dire , les
Puissances créatrices , & qui , malgré qu’ils
s’opèrent intérieurement & d'une maniéré in-
■visible , sont néanmoins auisi faciles à distinguer par leur rang fuçceflïf que par leut*
Naturel. $
différentes propriétés : par exemple , avant que
d’élever un édifice , j’en ai conçu le plan ou la
pensée , j’ai adopté ce plan , & enfin j’ai fait
choix des moyens propres à le réaliser.
Il est: évident que les facultés invifibies par
îefquelles j’ai eu le pouvoir de produire cette
œuvre , sont , par leur nature , très-supérieures
à leur réfulrat , & quelles en sont tout-à-fait
indépendantes. Car cet édifice auroit pu ne pas
recevoir l’existence , sans que les facultés qui
me renaoient capable de la lui donner , en fussent altérées. Depuis qu’il l’a reçue , elles conservent la même supériorité , puisqu’ayant le
pouvoir dé le détruire ne le pas détruire , c’effc
en quelque forte lui continuer l’existence ; enfin ,
s’il venoit à périr , les facultés qui lui ont donné
l’Etre , resseroient après lui ce qu’elles étoient
avant , & pendant sa durée.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.