1se retrouvent dans leur progression & dans leur
harmonie naturelle. Cet ordre exifîoit sans doute
lors même de la subdivision de ces types , puisqu’il est à jamais indeftruélible ; mais là il n’existoit qu’horizontalement , ou en latitude , au lieu
que dans la figure qui les réunit ici fous le même
point & fous le même centre , cet ordre existe
félon son vrai nombre & sa vraie loi , qui est la
perpendiculaire.
Enfin , pour parler sans voile , ce n’est qu’à
cette époque que le Grand Nom donné aux Hébreux pût avoir toute son aclion. Sous la loi de
justice , il n’avoit agi qu’extérieurement : il failoit
qu’il pénétrât jusqu’au centre , pour opérer dans
l’homme l’explosion générale dont son Etre intellectuel est susceptible , & pour le délivrer de
l’état de concentration ? où sa chute l’avoit réduit.
D’apres les idées profondes que nous présentent
//. Partie. . ( K ) ces
*46 Tableau
2ces démonstrations , ne nous étonnons point des
différentes opinions auxquelles les hommes se sont
arrêtés sur V Agent univerjel. Quelqu’idée qu’ils
s’en foient formés , il n’est rien en fait de vertus , de
dons y & de pouvoirs , qu’ils n’aient pu trouver
en lui. Les uns ont dit que c’étoit un Prophète ;
d’autres , un homme profond dans la connoissance
de la Nature .& des Agens spirituels ; d’autres,
un Etre supérieur ; d’autres enfin , une Divinité ;
tous ont eu raison , tous ont parlé conformément
à la vérité ; & toutes ces variétés ne viennent
que des différentes maniérés dont les hommes
se sont placés pour contempler le même objet.
Le tort qu’ont eu le premiers , cest de vouloir
rendre excluiif & général le point de vue particulier qui se présentoit à eux ; les féconds , de ne pas
se proportionner à la foiblesse de leurs Disciples ,
& de vouloir leur faire admettre sans le concours
de leur intelligence , les vérités les plus fécondes
que l’esprit de l’homme puisse embrasser.
Les différens degrés de Science & de volonté sont donc les seules causes de la diversité
des opinions qui régnent parmi les hommes sur
ce grand objet ,• car il en est pour qui cet Agent
universel est venu , d’autres pour qui il vient ,
d’autres pour qui non seulement il n’est pas
venu , mais même pour qui il ne vient pas encore.
Les
Naturel. 14 ’J
3Les mêmes principes qui ont été exposés , nous
aiderons à découvrir quelle a dû être l’époque convenable à la manifestation de cet agent. Car s’il
est proposé par la Sagesse suprême , pour la guérison des maux attachés à la sphere étrangère &
ténébreuse que nous habitons , il en a dû suivre
toutes les loix.
Selon l’ordre physique , une maladie ne le
guérit qu’après que le remede a pénétré jusqu’au
siege même de la vie , jusqu’au centre de l’Etre ;
ce qui se voit avec évidence dans la plupart des
dérangemens corporels , auxquels ou ne remédie
parfaitement que par la purification du sang.
Mais le sang est le centre des corps animaux :
c’est leur principe corporel le plus intérieur ,
puisqu’étant environné des autres principes , il peut
se considérer comme au centre de la circonférence
animale , & que c’est de là qu’il envoie les émanations de sa propre vie aux subdivisions corporelles
les plus extrêmes.
Il a donc fallu que V Agent universel , chargé
du grand œuvre de la régénération de toutes
les Puissances , pénétrât les fubjîances les plus
intimes de tout Etre impur ; qu’il communiquât
ses pouvoirs au centre même de toutes les choses temporelles ; que pour cet effet , il parût au
milieu du temps , comme au milieu de toutes les
acfions des Etres émanés ; afin d'agir plus effica-
( K z ) cemene
Ï48 T A B L E A V
cernent & à la fois , sur le centre &c sur la vie d*
toutes les circonférences.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.