1dans ses temps , dans son nombre , dans les diverses cérémonies , foie comme un cercle d’actions
vivantes où l’homme intelligent &: non prévenu
puisse trouver la représentation cara&ériftique des
loix de tous les Etres , de tous les âges } de
tous les faits ; c’efî-à-dire , que l’homme doit
pouvoir y reconnoître non seulement sa propre
histoire depuis sa primitive origine , jusqu’à sa
réunion future avec son Principe ; non seulement celle de la nature entière , & de tous les
Agens physiques & intellectuels qui la composent & qui la dirigent, mais encore celle de la
main féconde qui rassemble sans cesse fous nos
yeux les traits les plus saillans & les plus propres à l’explication de la vraie nature de notre
Etre.
Voilà quels doivent être les lignes sensi'oles
des dons que le Réparateur universel a apporté
lùr la terre ; voilà le tableau abrégé de tout ce
iqu’il a dû opérer , afin que les hommes fussent
liés à lui par l’unité d'a&ion , comme il est lié
par l’unité d’essence avec la Divinité.
C’est assez détailler les pouvoirs de l’Agent
universel , c’est assez montrer les droits qu’il
doit avoir à la confiance de l’homme : il nous
ftiffit de pouvoir , par les seules lumières naturelles , reconnoître combien il étôit nécessaire que
nous
Nat u k f x. 191?
2toons eussions un pareil type devant les yeux.
Ce seroit être imprudent , & offcnfer cet Agent
que de pré endre l’annoncer plus clairement , puisque pour le faire avec une véritable efficacité , il
a fallu qu’il parût lui- même.
D’ail.eurs , fixer plus long-temps les yeux des
hommes sur ces recherches profondes } ce seroit
paroître exclure les perfun; es simples &c sans
étude , des privilèges qui ont été accordés à toute
la postérité humaine.
L'homme, dont le cœur brûlant confirme sans
celle les plantes fauvagcç & mal-fair.es dont il
est environné ; l’homme qui regarde Y Agent dont
il reçoit la pensée , comme un Etre de jalousie
qui s’afflige lorsqu’cn aime quelque chose qui
n’est pas lui ; l’homme qui en s’immolant perpétuellement lui- même , est toujours humble &
tremblant devant Dieu , parce que le Jecret de
Dieu ne se revele qu’à ceux qui le craignent ;
l’homme simple qui fuit avec fidélité & confiance
les Préceptes que l’Agent universel doit avoir
enseignés , & qui viennent d'ur.e fuurce trop
bienfaisante pour conduire à l’illafion & au néant.
Tel est celui qui peut prétendre à entrer dans le
conseil de paix ; d’autant que la science la plus
élevée qui se puissie acquérir , est un édifice fêle &
chancelant , lorsqu’elle ne repo e pas sur toutes ces
bases qui en seront toujours le plus ferme appui.
Car
i 92 Tableau
3Car enfin si l’homme dirigeoit fesvues vers 1 ’Ètec*
tre universel , &c qu’il se réchauffât à la chaleur d’uii
seul de Tes rayons , il seroit bien plus pur, plus
lumineux , plus grand qu’il ne pourroit jamais le
devenir par les difeours & les raisonnemens de tous
les Sages de la terre.
D’ailleurs , s’il est des vérités qu’on doive divulguer , il en est beaucoup aussi qu’on doit taire ,
& l’expérience s’unit à la raison pour engager à
la réserve , en montrant les maux inévitables
qui , dans tous les temps , sont provenus de la
publicité.
Parmi les Institutions savantes & religieuses les
plus célébrés qui aient existé , il n’en est aucune
qui n’ait couvert la Science du voile des mysteres;
Prenons-en pour exemple le Judaïsme & le Christianisme. Les Traditions Juives nous apprennent
comment fut puni le Roi Ezéchias , pour avoir montré ses trésors aux Ambassadeurs de Babylone ; &
nous voyons par les anciens Rits chrétiens , par la
Lettre d’innocent I à l’Evêque Decentius y & par
les écrits de Basile de Césarée , que le Christianisme
posséde des choses de grande force Ù de grand
poids , qui ne sont point , & ne sauroient jamais
être écrites .
Tant que ces choses qui ne sauroient jamais
s'écrire
N À T U R S ti i <j j
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.