1Q U A N T à la revivification attachée à Vacte
uruverjel , central & quaternaire , nous en avons
des traces indicatives dans les Traditions des Hébreux sur l’origine de l’Univers ; elles nous enseignent que le Soleil fat formé le quatrième
jour , & qu’avant qu’il le fût , rien d’animé animalement n’avoit la vie ; c’est son feu de réaction qui concourut à faire sortir du sein de la1
terre & des eaux , tous les Etres corporels dont
l’Univers matériel est habité. N’étoit-ce pas nous
annoncer par ce tableau , que si l’homme devenoit
criminel est qu’il s’assujettît au temps , il ne pourroit recouvrer sa vraie lumière qu’à la quatrième
époque de la durée des choses temporelles? N’étoitce pas fixer le nombre de cette lumière , & tracer
la loi par laquelle elle s’est dirigée , & se dirigera,
éternellement.
C’est pour cela que la Loi donnée au Peuple
Hébreu ne portoit la punition des crimes que
jusqu’à la quatrième génération ; or le Réparateur universel en paroilfant au quatrième âgedfifc
N A T U R X 1.
de l’Univers , satisfaisoit pleinement à la Loi ; il
pouvoit à cette époque consommer l’expiation
universelle des prévarications de toute la postérité des hommes ; par conséquent opérer celle
des souillures & de l’illégitimité de ses propres
ancêtres , & celle de toutes les malédictions où
son ministere pouvoit l’çxpofer de la part des
hommes.
2Toutefois , dois -je présenter la formation du
Soleil au quatrième jour , comme un ligne prophétique d’un événement prévu alors , puisque
félon plusieurs , le crime qui l’a occasionné ne
pouvoit se prévoir , sans que l’Auteur des choses ne
fit le pour & le contre , & ne participât à l’erreur
de sa créature ? Ne dois-je pas plutôt présenter
cette formation du soleil au quatrième jour ,
comme une (impie confirmation de l’adicn universelle du nombre quaternaire , qui devoit être
complette avant que l’homme coupable & ténébreux pût recouvrer la vie de son Etre intellectuel , ainsi que les animaux demeurèrent dans
l’inertie , & pour ainsi dire dans le néant jusqu’au
moment où le Soleil élémentaire vint donner PefTor
à l’action qui leur étoit propre ?
Il est confiant que si l’on a fait tant d’erreurs
sur la prescience Divine , c’est que ceux qui difjputent sur ces objets , confondent deux ordres d»
choses
. .1
1ç6 Tableau
choses très* différentes j l’ordre visible des choses
corruptibles où nous vivons ; & l’ordre des choses
incorruptibles , qui etoit celui de notre vraie nature.
A défaut de faire cette importante diflinéfion ,
ils imputent à la Sageiïe suprême un concours
universel avec nos œuvres , qu’elle a peut-être
pour quelques-uns de nous dans notre état actuel,
où nous sommes liés aux actions variées des Etres
non libres , mais qu’on ne fauroit lui imputer dans
notre état primitif, sans l’injurier & sans dénaturer
toutes ses Loix.
3Ne nous arrêtons pas plus long-temps à cette
question ; elle est au nombre de celles qui sont
inutiles & dangereuses à traiter par le raisonnement séparé de Vaclion. Nous devons agir pour
obtenir des bases de méditation , & non pas méditer avant d’avoir obtenu ces bases. Sans cela
chacun erre dans le vuide , & dans l’espace ténébreux ; chacun saisit un sens particulier que par
ignorance &: par légéreté il veut généraliser ; tout
s’obscurcit , parce que tout se divise ; tout s’anéantit , parce que l’homme réduit à lui-même ,
épuise ses forces , & ne reçoit rien pour les renouveler ; & voilà d’où sont provenus les Schismes , les Sectes , c’est-à-dire , le néant * enfin , une
des grandes sciences ) est de savoir s’arrêter à
propos.
Bornons*
N A T U R E ti IÇ7
Bornons-nous donc à réconnoîcre que l’Agent
universel paroiflant au milieu- des temps à une
époque quaternaire , & donnant à l’homme la
vraie réaCtion dont il avoit besoin , l’a mis à
portée de rentrer dans Ton ancien domaine , &
d’en parcourir toutes les parties : car là le corps
de l’homme lui présente deux diamètres , H par-là y
ce corps est un signe périffabîe de la mesure universelle , son Etre intellectuel tenant au Principe
infini , est: à plus forte raison revêtu d’un ligne
quaternaire participant de l’infini , & avec lequel
il peut mesurer à jamais tous les Etres.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.