1Naturel i<i
régénérer en moins de temps que par le pastê ;
& cette progression ira en diminuant jusqu’à ce
que le quaternaire agisse si rapidement , si instantanément , qu’il se confonde dans l’unité d’où,
il est sorti : & c’est alors que les choses temporelles finiront , & que l’amour & la paix régneront
dans le cœur des hommes de desir.
- Si l’on réfléchit , au nombre Sabbatique ou
Septénaire qui a complété l’origine des choses ,
on reconnoîtra que ce même nombre doit en
compléter la durée , & que quatre étant le centre des temps , est aussi le centre de sept ; mais
gardons-nous de nombrer le cours temporel de
la septieme affion , comme celui des six affions
qui la précèdent ; cette septieme aftion ne tombant point exclusivement sur les corps , se dérobe
à nos calculs , & il seroit impossible à l’homme
d’en fixer le. terme , parce qu’elle est gouvernée
par des nombres superieurs dont il ne fauroit
disposer.
Il y a ici de quoi exercer l’intelligence , mais
il y a aussi de quoi la dédommager des efforts
qui lui restent à faire pour s’assurer de l’âge
& de l’antiquité du monde ; & tout ce que
je puis dire , c’est que pour calculer ce point
avec justesse , il faut prendre pour échelle l’année
tqrreftre.
( K 4 ) Pourquoi
iji. Tableau
Pourquoi , me demandera-t-on , prendre pour
échelle l’année terrestre , plutôt que nos jours ,
nos semai es , nos mois , & même les révolutions
d’une autre planete que la nôtre?
2C’est que le temps étant l’exprefïïon des six &
une actions premières 6: constitutives de la Nature,
il falloit qu’il eut, dans Tes périodes 8c dans Tes
époques particulières , un rapport direct avec elles ;
il falloit qu’il nous présentât des tableaux réduits ,
niai-- complets & proportionnés avec le grand tableau
de l’origine de l’Univers , de sa durée totale , &
de sa deftruétion.
Or l’on fait que l’année terrestre est la période qui représente avec le plus de juftefte ces
grands traits du principe des choses , puisqu’elle
nous montre dans ce court espace , l’image de
tout ce qui a été , de tout ce qui est , 8c de tout
ce qui sera : puisqu’elle est la seule dont le cours
renferme pour nous la végétation , la production
& la deftruétion universelle ; ce qui est la vraie
répétition de toutes les choses passees , présentes
& f.itures ; enfin , puisqu’elle réunit tous les types ,
toutes les époques , soit matérielles , soit immatérielles j qui ont été accordées à l’intelbgence de
l’homme pour le faire renaître , &ç lui aider à
sortir de ses abymes.
On fait , dis-je , que cette période est la même
que celle de toutes les révolutions terrestres ;
qu’elle
Naturel. i ^
3qu’elle est: le vrai calcul de la terre , & que cette
terre peint en action vivante dans la période particulière tous les traits de la pe'riode générale. Il
n'en faut pas davantage pour démontrer que l’année
terrestre est le nombre symbolique de la période
universelle , & que comme telle , elle devient la
base de tous nos calculs.
C’est même là ce qui pouroit venger la terre
du mépris qu’ont affecté pour elle des hommes
ignorans , qui ont voulu trouver dans son peu
d’étendue relativement à l’univers , des motifs
pour la dédaigner. Si la terre ne tenoit pas de
plus près qu’aucun autre Etre corporel , aux loix
& aux Principes premiers qui ont dirigé & produit toutes choses , elle n’en porteroit pas auisi
clairement qu’elle le fait, le nombre & tous les
caracteres.
T A B L E A tf
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.