1Les Philosophes anciens nous ont transmis l’addition du nombre quatre , laquelle donnant dix
pour résultat , offre un moyen naturel de lire à
découvert l’immense vertu du quaternaire ; les Philosophes nouveaux se sont contentés de jetter du ridicule sur toutes ces idées numériques , sans les comprendre , ni les réfuter.
On a vu dans cet Ouvrage , quelle fut la
destination originelle de l’homme , qui devoit
être le signe & le Minijîre de la Divinité , dans
l’Univers ; on a vu ausîi qu’il est marqué du
sceau. quaternaire.
Il est bien singulier que cette sublime destinée
se trouve écrite dans les expressions des anciens
Philosophes. Car en portant le nombre quaternaire jusqu’au résultat de toutes les puissances qui
le constituent , il rend deux nombres en deux
branches , qui étant réunies , forment le nombre dix ,
en cette maniéré :
i o
4
Or le nombre quatre se trouvant placé entre
l’unité &: le nombre dix , ne paroît-il pas avoir
la fonftion de faire communiquer l’unité jusqu’à
la
Naturel. iyj
la circonférence universelle , ou le zéro ? ou pour
mieux dire , ne paroît-il pas être le médiateur placé entre la Sagesse suprême repré (entée par l’Unité ,
& l’Univers représenté par le zéro ? En voici la figure naturelle ,
1 • • • 4 • • • O
2Je trace ici cette figure Par ^es carafteres numériques primitifs , qui sont attribués aux Arabes , attendu qu’ils nous ont été transmis par
eux , mais que les Savans de cette Nation reconnoissent appartenir à des peuples plus anciens.
Ces caracteres qui , pour des yeux exercés ,
portent l’empreinte exaéle des plus hauts secrets
des sciences naturelles & physiques , ne peuvent
avoir été tracés au commun des hommes par des
Sages , & à ceux-ci par une main encore plus pure,
que pour les aider à marcher d’un pas ferme dans
la route des vérités.
On peut donc , par la loi des nombres , & par
la figure que je viens de présenter , se convaincre
de la première dignité de l’homme , qui correspondant du Principe de la lumière jusqu’aux Etres les
plus éloignés d’elle , étoit destiné à leur en communiquer les vertus.
On trouvera également dans ces nombres la
marche par laquelle l’homme à pu s’égarer.
Si
13S Tableau
Si au lieu de se tenir 'au centre de Ton poste
éminent , Phomme ou le quaternaire s’est éloigné
de l’unité , & s’est approché de la circonférence
figurée par le zéro , jusqu’à s’y confondre & s’y
renfermer ; dès-lors il est devenu matériel & ténébreux comme elle , & voici la nouvelle figure
que son crime a produite.
3t( Ne pourrions-nous pas meme trouver des traces de cette union du quaternaire au zéro , dans
le nombre des jours nécessaires pour que le fœtus
de Phomme ait la vie ? Car les Physiologistes
nous affûtent qu’il en faut environ 40 ; & alors il
seroit difficile de douter que telle eût été la source ,
& la fuite du crime de l’homme , puisque ce nombre se retrace fous nos yeux dans la rep.odu&ion
de l’espece humaine. ,,
„ Observons néanmoins , pour soulager l’intelligence du Lefleur à qui ces vérités peuvent paroître très-étrangeres , qu’il ne faut pas appliquer
ce nombre de 40 jours au crime de Phomme ,
comme nous le voyons régner aujourd’hui dans sa
reproduâion corporelle. Le nombre a&uel de
cette Loi n’est qu’une conséquence & une
expiation du nombre faux qui a agi antérieurement.
Enfin
Naturel. 139
Enfin nous- trouvons encore dans cette figure
simple ,
une preuve évidente de tous les principes posés
précédemment sur la nécessité de la communication
des vertus supérieures jusques dans le malheureux
séjour de l’homme.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.