Fetching
One moment.
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1Mais, lorsque Adam eut obtenu sa réconciliation, il eut une postérité spirituelle et qui porta le nom de postérité de Dieu. De même, Noé, après son élection spirituelle, eut une seconde postérité destinée, comme nous l'avons dit, à n’opérer que des œuvres purement spirituelles. Ces sept enfants de la seconde postérité de Noé comprirent parfaitement que le culte qu'ils avaient à opérer était le même que celui que le Créateur devait espérer de son premier homme. Ils devinrent, par leurs travaux et par les dons qu'ils avaient reçus, les sept colonnes spirituelles divines qui devaient soutenir l'univers et le préserver des fléaux de Dieu, en fléchissant, par la justice de leurs œuvres, la miséricorde divine envers les prévaricateurs des siècles à venir. Mais ces sages n’exercèrent pas longtemps leur mission. Les hommes qu'ils instruisirent se livrèrent à toutes sortes de passions et de cupidités criminelles, malgré les instructions et les exemples qu'ils avaient devant les yeux: ce qui obligea ces sages à les laisser tomber en proie au démon et sous le fléau de la justice divine. Cette justice ne s'est pas seulement opérée sur les hommes prévaricateurs, mais même sur les villes et leurs maisons, qui furent anéanties par les fléaux que le Créateur fit lancer par ses anges exterminateurs. Tel a été le sort de la ville d'Enah construite par Caïn, des villes d'Égypte, de Sodome et de Gomorrhe, de Jéricho, de Jérusalem et de tant d’autres. La destruction de ces monuments prouvait que ces ouvrages des hommes n'étaient que des œuvres matérielles opérées d’après la pensée de l'intellect démoniaque; et toutes ces villes ne furent détruites que parce que la parole des justes ne put jamais s'y faire entendre assez pour y opérer toute sa puissance spirituelle en faveur de tous ses habitants. Cela ne doit point vous surprendre. Aucun homme juste n'avait pris naissance dans ces villes; au contraire, leurs habitants avaient toujours fait leurs efforts pour exterminer entièrement ceux ou celles qui professaient l'instruction spirituelle, ou parmi les nations de leur correspondance matérielle. Si nous voulons jeter les yeux autour de nous, nous apercevrons la même chose dans le siècle présent. Il ne faut que réfléchir sur les villes actuelles, leurs habitants et les œuvres journalières des hommes, tant intérieurement qu'extérieurement: nous verrons aisément régner dans lunivers la même cupidité qui y régnait dans les premiers siècles.
2Il ne faut pas croire que les mêmes fléaux qui sont tombés sur les villes anciennes, tombent aujourd'hui sur nos villes, quoiqu'elles soient également criminelles et construites par la main des hommes. De même qu'il est au pouvoir du Créateur de donner continuellement de nouvelles récompenses aux fidèles mineurs, de même il est en son pouvoir d’exercer de nouveaux châtiments et fléaux inconnus aux prévaricateurs, ce qui nous prouve qu'il est impossible de se soustraire à la justice divine. Il faut observer encore que ces villes anciennes ne furent ainsi frappées que parce que le nombre parfait septénaire des hommes justes n'existait plus sur la terre, le Créateur en ayant retiré la plus grande partie: et c'était bien là un avertissement que le Créateur allait abandonner les hommes de ce temps-là à leur malheureux sort. Ces fléaux, d’ailleurs, avaient été annoncés par le fléau général qui tomba sur la postérité de Caïn et sur la plus grande partie de celle de Seth, puisqu'il ne se trouva de justes dans cette postérité de Seth que le bienheureux homme Noé et ses enfants.
3Nous avons vu que les enfants de la seconde postérité de Noé avaient reçu chacun un don spirituel divin pour qu'ils en fissent usage selon les instructions de la Divinité. Nous avons vu aussi qu'ils réglèrent les différents intervalles de temps convenables pour opérer leurs différents cultes. Mais pour faire cette division spirituelle du temps, des heures, des jours, des semaines, des mois, des années, ils suivirent une règle de calcul toute différente de celle qu'avaient suivie leurs frères aînés temporels pour leurs opérations mixtes du spirituel et du matériel terrestre. Vous devez comprendre que cela ne pouvait être autrement: n'est-il pas vrai que, pour la simple culture de la terre, il faut observer des intervalles de temps, des jours, des semaines, des mois de lune et qu'il faut les employer de différentes façons ? N'est-il pas vrai que, si l’agriculteur néglige d'observer toutes ces choses, ce sera en vain qu'il aura semé, et qu'il ne retirera de ses travaux qu’une récolte très médiocre en comparaison de celle qu'il eût retirée, s’il eût suivi exactement toutes les formalités nécessaires. Cette loi est indispensable et vient du Créateur même, qui la prescrivit à l'homme lorsqu'il le condamna à la culture de la terre, et nous la voyons de plus s'exécuter et s'accomplir physiquement sous nos yeux. Pourquoi ne voudriez-vous donc pas que le culte spirituel fût également assujetti à une loi, à un cérémonial exact et à une fidèle observation des temps et des saisons ?
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1But when Adam had obtained his reconciliation, he had a spiritual posterity, which bore the name of posterity of God. Likewise Noah, after his spiritual election, had a second posterity destined, as we have said, to operate only works purely spiritual. These seven children of the second posterity of Noah comprehended perfectly that the worship they had to operate was the same as that which the Creator was to expect of his first man. They became, by their labours and by the gifts they had received, the seven divine spiritual columns that were to sustain the universe and preserve it from the scourges of God, bending, by the justice of their works, the divine mercy towards the prevaricators of the ages to come. But these sages did not long exercise their mission. The men they instructed gave themselves to all sorts of criminal passions and cupidities, despite the instructions and the examples they had before their eyes: which obliged these sages to let them fall a prey to the demon and under the scourge of the divine justice. This justice was operated not only upon the prevaricating men, but even upon the cities and their houses, which were annihilated by the scourges the Creator caused to be launched by his exterminating angels. Such has been the lot of the city of Enah built by Cain, of the cities of Egypt, of Sodom and of Gomorrah, of Jericho, of Jerusalem and of so many others. The destruction of these monuments proved that these works of men were but material works operated according to the thought of the demoniac intellect; and all these cities were destroyed only because the word of the just could never make itself heard there enough to operate all its spiritual power in favour of all their inhabitants. This ought not to surprise you. No just man had taken birth in these cities; on the contrary, their inhabitants had always made their efforts to exterminate entirely those, men or women, who professed the spiritual instruction, or among the nations of their material correspondence. If we will cast our eyes about us, we shall perceive the same thing in the present age. One need only reflect upon the cities of today, their inhabitants and the daily works of men, both interiorly and exteriorly: we shall easily see reigning in the universe the same cupidity that reigned there in the first ages.
2It must not be believed that the same scourges that fell upon the ancient cities fall today upon our cities, although they be equally criminal and built by the hand of men. Even as it is in the power of the Creator to give continually new rewards to the faithful minors, so it is in his power to exercise new chastisements and scourges unknown to the prevaricators, which proves to us that it is impossible to withdraw oneself from the divine justice. It must be observed further that these ancient cities were so struck only because the perfect septenary number of just men no longer existed upon the earth, the Creator having withdrawn the greater part of them: and that was indeed a warning that the Creator was about to abandon the men of that time to their unhappy lot. These scourges, moreover, had been announced by the general scourge that fell upon the posterity of Cain and upon the greater part of that of Seth, since there were found no just in that posterity of Seth save the blessed man Noah and his children.
3We have seen that the children of the second posterity of Noah had each received a divine spiritual gift, that they might make use of it according to the instructions of the Divinity. We have seen also that they regulated the different intervals of time suitable for operating their different forms of worship. But to make this spiritual division of the time, of the hours, of the days, of the weeks, of the months, of the years, they followed a rule of calculation wholly different from that their temporal elder brothers had followed for their operations mixed of the spiritual and the material terrestrial. You must comprehend that it could not be otherwise: is it not true that, for the simple culture of the earth, one must observe intervals of time, days, weeks, months of the moon, and that one must employ them in different ways? Is it not true that, if the husbandman neglects to observe all these things, it will be in vain that he has sown, and that he will draw from his labours only a very mediocre harvest in comparison with that he would have drawn had he followed exactly all the necessary formalities? This law is indispensable and comes from the Creator himself, who prescribed it to man when he condemned him to the culture of the earth; and we see it moreover executed and accomplished physically before our eyes. Why then would you not have the spiritual worship equally subjected to a law, to an exact ceremonial and to a faithful observation of the times and the seasons?
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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