Fetching
One moment.
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1démon, mais l'ayant contraint au contraire par toutes ses vertus de rentrer dans son lieu de sujétion et de privation divines, tout dans cet être divin était exempt de souillure et de prévarication, et il força aussitôt le chef des démons de se retirer de sa présence pour aller exécuter les ordres qu'il lui avait donnés. À cette époque honteuse, le démon comprit bien qu'il serait encore plus humilié et soumis à l’homme-Dieu et divin de cet univers, car la fermeté et la pureté de cet être arrêtèrent tout exemple et toute action scandaleuse; nulle habitude, ni impression diabolique ne prévalurent aux yeux des hommes ordinaires; et, par là, la paix et le calme restèrent dans l'esprit de cet homme divin. Ceci peut vous faire concevoir que la plus forte partie de l’action, de la conduite et de l'opération des hommes de matière ne provient que des différents exemples et des différentes habitudes qu'ils contractent, et qui deviennent pour eux un second principe de nature, dans le cours de leur vie ordinaire, tant en bien qu’en mal. Les opérations et les habitudes scandaleuses pervertissent l’homme, tandis que les actions bonnes lui procurent d’excellentes habitudes qui produisent un merveilleux effet spirituel, tant en faveur de celui qui les reçoit qu’en faveur de celui qui les donne.
2Pour revenir à ce que Moïse prédit à Israël, qu'il ne trouverait plus de chefs spirituels conducteurs aussi parfaits que ceux qu'il avait abandonnés, mais des chefs conducteurs temporels plutôt matériels que spirituels, il n’est pas douteux que ceci lui soit arrivé. En effet, lorsque ce peuple donna sa confiance à un mortel ordinaire comme Saül, qui fut élu par les Hébreux
3roi des enfants d'Israël, il est certain que cette élection conventionnelle des hommes, n'étant point faite par le Créateur ou par ses députés, était plutôt matérielle que spirituelle, comme le prouve tout ce qui arriva à ce peuple sous la conduite de Saül. Le triste sort que subit Saül lui-même doit achever de faire comprendre la différence qu'il y a entre l'élection divine et celle conventionnelle des hommes: celle-ci est pernicieuse, celle-là invincible et sans péril. Saül avait choisi sa demeure dans la tribu de Benjamin; il lui avait donné toute sa confiance et lui faisait part de tout ce qu'il opérait en faveur d'Israël. Toutefois, la préférence qu'il donnait à cette tribu sur toutes les autres n'aurait pas eu lieu, si son élection était venue du Créateur et non pas des hommes, parce qu'alors il aurait appris de l'esprit même que l'élu chéri du TrèsHaut ne donne aucune différence, et considère également tous les justes spirituels, ce qui l'eût empêché de faire une telle distinction de la tribu de Benjamin d'avec toutes les autres, la regardant comme son seul appui et comme son guide.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1demon, but having on the contrary constrained him by all his virtues to return into his place of divine subjection and privation, all in this divine being was exempt from defilement and from prevarication; and he at once forced the chief of the demons to withdraw from his presence to go and execute the orders he had given him. At that shameful epoch, the demon well comprehended that he would be still more humiliated and submitted to the man-God and divine of this universe; for the firmness and the purity of this being arrested every scandalous example and action; no diabolical habit nor impression prevailed in the eyes of ordinary men; and thereby peace and calm remained in the spirit of this divine man. This may make you conceive that the strongest part of the action, of the conduct and of the operation of the men of matter proceeds only from the different examples and the different habits they contract, and which become for them a second principle of nature in the course of their ordinary life, as much in good as in evil. Scandalous operations and habits pervert man, whereas good actions procure him excellent habits which produce a marvellous spiritual effect, as much in favour of him who receives them as in favour of him who gives them.
2To return to what Moses predicted to Israel, that it would find no more spiritual conducting chiefs as perfect as those it had lost, but temporal conducting chiefs rather material than spiritual, it is not doubtful that this befell it. Indeed, when this people gave its confidence to an ordinary mortal like Saul, who was elected by the Hebrews
3king of the children of Israel, it is certain that this conventional election of men, not being made by the Creator or by his deputies, was rather material than spiritual, as all that befell this people under the conduct of Saul proves. The sad lot which Saul himself underwent must complete the making comprehended of the difference there is between the divine election and the conventional one of men: this last is pernicious, the former invincible and without peril. Saul had chosen his dwelling in the tribe of Benjamin; he had given it all his confidence and imparted to it all he operated in favour of Israel. Nevertheless, the preference he gave to this tribe over all the others would not have taken place had his election come from the Creator and not from men, because then he would have learned from the spirit itself that the cherished elect of the Most High makes no difference, and regards all the spiritual just equally, which would have prevented him from making such a distinction of the tribe of Benjamin from all the others, regarding it as his sole support and as his guide.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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