Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
118g III. C’est sur les nues en fusion que l’arc-en-ciel frappe & se dessine ; & c’est par là que les vertus solaires nous deviennent sensibles. Sages de la terre , c’est sur vos œuvres que l'esprit frappe & se réfléchit. C’est par vous qu’il nous rend sensibles ses vertus. Tout récipient est destiné à réfléchir les actions de son ordre. Universel Réparateur, si tu n'eusses pas versé ici-bas tes dons salutaires, jamais les lumières & les faveurs suprêmes n’auroient eu de reflet pour nous. Jamais nous n’aurions connu les couleurs du véritable arc - en - ciel. Jamais nous n’aurions connu, ce que c’étoient que les sacrifices. Nous tenons tous ces dons de celui à qui l’esprit n’a pas été donné par mesure ; de cet être dont les faveurs nous élèvent si fort au dessus de notre nature, que nous ne trouvons plus de langues pour les exprimer, ni d’oreilles qui puissent nous entendre. Homme , le sentiment de tes besoins spirituels t’amène l’espérance & le desir, qui est une foi commençante; le sentiment de l’esprit & de la vraie nature, t’amène la foi, qui est une espérance complète ; Le sentiment du Dieu homme & réparateur, t’amène l’amour & la charité , qui sont l'action vivante & visible de l’espérance & de la foi.
2190 L’HOMME III. Ne demandons plus quel est l’objet de la science ; il n’est autre chose que de démêler le pur de l’impur, afin de nous conduire à la région non mélangée. Comment la vérité & la science n’auroient-elles pas pour but notre avancement? celui de l’erreur & des ténèbres, n'est-il pas de semer comme Médée , des membres épars sur notre route, pour nous arrêter dans notre marche ? Mais nous sommes presque toujours avertis de l’approche du poison. Nous le ferions encore bien plus de l’approche de ce qui nous est salutaire, si notre sensibilité morale s'étoit maintenue dans sa pureté. Les animaux annoncent les variations de l’atmosphère ; & nous, qui tenons à une atmosphère plus active & plus subtile que la leur , nous ne sentons rien , nous ne connoissons rien à nos véritables températures ! Est-ce pour cela que la poësie & la morale ont si souvent mis dans la bouche de l’homme des regrets sur le bonheur des animaux, des fleuves, & de toutes les substances de la nature ? Hélas ! si la parole avoit pu s’emparer de ces êtres, ils auroient répondu à l’homme : Ne te lamente plus , nous ne savons pas même si nous sommes heureux. Assujettis sous la main qui nous presse, nous allons où elle nous conduit ; nous n’avons que le bien qu’elle nous envoie , & le plus grand nombre d’entre nous n’est pas même susceptible de le sentir.
3191 C’est toi, heureux mortel, dont'le fort pourroit réveiller notre jalousie. Tu peux prévoir tes maux, tu peux les prévenir ; tu peux jouir de tous les avantages & du droit de commander même à ces lois qui nous enchaînent comme des esclaves. Si tu n’étois pas foible & sans courage , aurois-tu quelque chose à regretter, & ne ferois-tu pas en état de nous procurer toi-même une portion de ce bonheur que tu nous envie ? Oui, le culte intérieur est sensible, il l’est surement plus que le culte extérieur; mais il l’est d’une autre manière. Le culte matériel est pour les sens de la forme, le culte spirituel pour les sens de l’âme ; le culte divin & intérieur est pour la vie intime de notre être. C’est ainsi que depuis l’enfance jusqu’à la haute sagesse des Etres célestes, nous pouvons nous élever de sanctuaires en sanctuaires , avec la certitude que plus ces sanctuaires deviennent sublimes & invisibles, plus ils sont actifs & sensibles dans l’ordre de notre vraie sensibilité. Ce n’est donc point une parole vaine , celle qui nous apprend que nous sommes les temples de l’esprit saint. Aurions-nous des joies si pures & si consolantes , si elles ne nous, venoient d’une région vraie, d’une région où la vie n’est point fragile ! Un seul coup d’œil sur l’homme nous apprend que nous sommes les extraits de Dieu. Un fécond coup
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
118g III. It is upon the melting clouds that the rainbow strikes and traces itself; and it is by this that the virtues of the sun become perceptible to us. Sages of the earth, it is upon your works that the spirit strikes and is reflected. It is through you that it renders its virtues perceptible to us. Every vessel is destined to reflect the actions proper to its own order. Universal Restorer, hadst thou not poured out here below thy salutary gifts, never would the supreme lights and favors have found any reflection for us. Never would we have known the colors of the true rainbow. Never would we have known what sacrifices were. We hold all these gifts from him to whom the spirit was not given by measure; from that Being whose favors raise us so far above our own nature, that we can find no tongues to express them, nor ears able to hear them. Man, the sense of thy spiritual needs brings thee hope and desire, which is a nascent faith; the sense of the spirit and of true nature brings thee faith, which is a completed hope; The sense of the God made man and Restorer brings thee love and charity, which are the living and visible action of hope and of faith.
2190 MAN III. Let us no longer ask what is the object of science; it is nothing other than to disentangle the pure from the impure, so as to lead us into the unmingled region. How could truth and science not have our advancement for their aim? that of error and darkness, is it not to scatter, like Medea, severed limbs across our path, to stop us in our course? But we are almost always forewarned of the approach of poison. We would be, still more, of the approach of what is beneficial to us, had our moral sensibility been kept in its purity. Animals foretell the changes of the atmosphere; and we, who belong to an atmosphere still more active and more subtle than theirs, feel nothing, know nothing of our own true temperatures! Is it for this that poetry and morality have so often put into the mouth of man regrets over the happiness of animals, of rivers, and of every substance of nature? Alas! had speech been able to take possession of these beings, they would have answered man: Lament no more, we do not even know whether we are happy. Subject to the hand that presses us, we go wherever it leads us; we have only the good it sends us, and the greatest number among us is not even capable of feeling it.
3191 It is thou, happy mortal, whose lot could well arouse our envy. Thou canst foresee thy ills, thou canst prevent them; thou canst enjoy every advantage, and even the right to command those very laws that bind us as slaves. Wert thou not weak and without courage, wouldst thou have anything to regret, and wouldst thou not be able to procure for us thyself some portion of that happiness thou dost envy us? Yes, inward worship is perceptible, it is surely more so than outward worship; but it is so in another manner. Material worship is for the senses of form, spiritual worship for the senses of the soul; divine and inward worship is for the innermost life of our being. It is thus that, from infancy up to the high wisdom of the celestial Beings, we can rise from sanctuary to sanctuary, with the certainty that the more sublime and invisible these sanctuaries become, the more active and perceptible they are within the order of our true sensibility. It is, then, no empty word that teaches us that we are the temples of the Holy Spirit. Would we have joys so pure and so consoling, if they did not come to us from a true region, from a region where life is never fragile! A single glance upon man teaches us that we are extracts of God. A second glance
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
No commentary for this page.