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One moment.
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1go L‘ H 0 M M E Quand le terme du paiement arriva, le fermier prétendit qu’il ne devoit rien, sous prétexte qu’il n’avoit reçu , ni grain fertile, ni terrain propre à la culture. Le propriétaire étoit doux ; il dit au fermier: mon ami, je pourrais vous perdre, j’aime mieux vous sauver. Venez avec moi, essayons ensemble dp raser ces épines & ces ronces. Je partagerai votre travail, jusqu’à ce que vos yeux revoient ce champ que vous avez perdu de vue. Allons dans ce lieu humide & froid , où vous avez laissé pourrir votre grain. Peut-être tout n'est-il pas gâté. Quand il n'y en auroit de conservé que plein la main, nous l’emploierons. Le fermier ne put resister à cette générosité. Le champ fut défriché ; on trouva encore quelques grains épars que la putridité n’avoit pas atteints. Onlesfema, & dans peu d’années le fermier fut dans le cas de s’acquitter , & d'amasser encore de nombreuses provisions pour sa famille. Mortels imprudens, pourquoi êtes - vous devenus incrédules à votre vie ? pourquoi avez-vous osé nier le soleil ? Vous avez laissé vos moyens originels dans l’abandon. Ils n’ont rien produit. Vous n’avez point cultivé avec le foc de la charrue le champ de l’intelligence, vous vous êtes contentés de vous y promener. Vous y avez vu des plantes sauvages, vous les avez laissé croître. Elles sont devenues si épaisses & si hautes qu'elles vous ont caché la lumière. Les abus vous ont fait nier les principes , tandis que les principes dévoient vous faire discerner & cor-
2gi riger les abus ; & vous avez dit qu’il n’y avoit point de vérité. Quel est donc l’insensé qui pourra vous croire , si vous abusez ainsi de votre propre raison. Le propriétaire vient, & si vous n’écoutez pas les offres qu’il vous fait, il l’aura bien se faire rendre justice & tirer de vous, à vos dépens, l’aveu de votre dette. Le titre en est ineffaçable. Si ma joie la plus vive est d’avoir goûté ici bas le témoignage de notre Dieu , ne dois-je pas, à mon tour, rendre témoignage devant les nations ? Je les supplierai de partager avec moi le zèle de sa gloire, afin qu’elles puissent partager aussi les douceurs de ses récompenses. Gloire du monde , vous ne vous fondez que sur ce qui manque aux autres êtres ; gloire de l’homme vrai, vous vous fondez sur ce que vous partagez avec les indiens. Aussi le Seigneur a choisi le cœur de l’homme pour y semer le zèle de sa gloire, parce que le cœur de l’homme est le champ de l’esprit du Seigneur, & qu’il y fait naître d’abondantes récoltes. Il n’a point semé avec tant de richesse dans les autres êtres, parce que le cœur de l’homme est sa demeure la plus chérie, & le plus glorieux de ses temples.
392 L‘ H 0 M M E ËN supposant que le médecin le plus habile ne puisse prévoir les révolutions de la santé d’un homme bien portant, il peut prévoir tout le cours d’une maladie quand elle est déterminée. Ne croyez donc plus qu’il soit necessaire , pour que la prescience de Dieu existe , de la porter jusqu'aux choses qui ne sont encore , ni en développement, ni en puissance. Ne confondez plus l’homme dans sa gloire, & l’homme sous la loi du péché. Ne croyez pas non plus que , quand même cette prescience s’étendroit à tous les actes des êtres de cet univers, elle fût pour cela le principe & la cause de vos œuvres. Toutes les œuvres qui se passent dans le temps , ne sont plus que des suites & des conséquences. Le principe des œuvres de desordre a été posé dès le moment du crime. Mais le principe des œuvres de miséricorde n’a-t-il pas été posé en même temps? Aussi qui est-ce qui pourra se soustraire à l’œil de Dieu? Nous qui habitons dans le temps, malheureux que nous sommes, nous ne connoissons les œuvres que quand elles sont développées. Vous , Éternel, qui êtes au-dessus du temps, vous les lisez dans leur fburce & dans leur racine. Vous avez choisi des colonnes pour votre édifice , vous avez prévu & dirigé leurs œuvres ; vous les avez
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1go L’ H 0 M M E When the term of payment arrived, the tenant claimed he owed nothing, on the pretext that he had received neither fertile grain nor land fit for cultivation. The landowner was gentle; he said to the tenant: my friend, I could ruin you, but I would rather save you. Come with me, let us try together to clear away these thorns and these brambles. I will share your labor, until your eyes once more behold this field you had lost sight of. Let us go to that damp and cold place, where you let your grain rot. Perhaps not everything is spoiled. Even if only a handful were preserved, we shall make use of it. The tenant could not resist such generosity. The field was cleared; a few scattered grains were found that the rot had not reached. They were sown, and within a few years the tenant was able to pay his debt, and even to gather abundant stores for his family besides. Imprudent mortals, why have you grown incredulous toward your own life? why have you dared to deny the sun? You have left your original faculties abandoned. They have produced nothing. You have not cultivated with the plowshare the field of understanding, you have contented yourselves with merely walking through it. You have seen wild plants growing there, and you have let them grow. They have become so thick and so tall that they have hidden the light from you. Abuses have led you to deny principles, whereas principles were meant to help you discern and cor-
2gi -rect abuses; and you have said that there was no such thing as truth. Who, then, is fool enough to believe you, if you thus abuse your own reason? The landowner is coming, and if you do not listen to the offers he makes you, he will know well how to obtain justice, and to draw from you, at your own expense, the admission of your debt. Its title is indelible. If my liveliest joy is to have tasted here below the witness of our God, must I not, in my turn, bear witness before the nations? I shall entreat them to share with me zeal for his glory, so that they may also share the sweetness of his rewards. Glory of the world, thou dost rest only upon what other beings lack; glory of true man, thou dost rest upon what thou sharest with the Indians. So the Lord chose the heart of man in which to sow zeal for his glory, because the heart of man is the field of the spirit of the Lord, and it is there that he brings forth abundant harvests. He has not sown with such richness in other beings, because the heart of man is his most cherished dwelling, and the most glorious of his temples.
392 L’ H 0 M M E SUPPOSING that even the most skilled physician cannot foresee the changes in the health of a man in good condition, he can foresee the whole course of an illness once it has taken hold. Do not believe, then, that it is necessary, for the foreknowledge of God to exist, that it extend even to things that are not yet, either in development or in potential. Do not confound man in his glory with man under the law of sin. Do not believe, either, that even if this foreknowledge extended to every act of every being in this universe, it would for that reason be the principle and the cause of your works. All the works that unfold in time are but sequences and consequences. The principle of works of disorder was set in place from the very moment of the crime. But was not the principle of works of mercy set in place at the same time? So who, then, could escape the eye of God? We who dwell within time, wretched as we are, know works only once they are already unfolded. Thou, O Eternal, who art above time, dost read them in their source and in their root. Thou hast chosen pillars for thy edifice, thou hast foreseen and directed their works; thou hast made them
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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