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1G 2 9g de sa voie de grâce, une voie de rigueur, une voie de tyran ! Ils n’ont donc jamais connu les douceurs du vrai sabbat ! Ils n’ont donc jamais connu la différence du travail que nous faisons avec nos forces, & de celui que nous faisons avec les forces du Réparateur ! Ils n’ont donc jamais pu se dire : Ce sabbat est si doux, qu il est jussie que nous le gagnions à la sueur de notre front, & que nous craignions d’en prodiguer l’usage, Science, science, tu es trop simple , pour que les savans & les gens du monde puissent te soupçonner ! Le Dieu des esprits, le Dieu de l’éternelle vérité, n'est- il pas un Dieu jaloux ? Son culte &le soin de sa gloire ne tiennent - ils pas le premier rang parmi toutes les œuvres que les créatures peuvent opérer ? Il faut être demeuré victorieux de la bête & de son image, pour posséder les harpes de Dieu. Cette grâce est si ineffable , que l’homme ici-bas n’en peut avoir que des aperçus. Sa pensée embrasse l’unité dans quatre intervalles. Son œil voit trois degrés dans les trois premiers. Son esprit connoît que le quatrième intervalle égale à lui seul tous les autres. Il se dit : Voilà toute l’échelle. Alors le sentiment de la Majesté divine s’empare de lui. La pressante ardeur de le célébrer & de l’élever au-
2L‘ H O M M E dessus de tous les trônes & de toutes les dominations , devient sa seule passion. L’ame s’identifie avec la suprême vérité. Les êtres criminels dans les supplices lui paroffent comme des êtres oubliés, & dont l'existence est effacée. Dieu même reproche à Samuel de ne point cesser de pleurer Saül, puisqu’il l’avoit rejeté. Il avertit Jérémie de ne plus prier pour son peuple. Quelle justice terrible que la justice de Dieu, puisqu’il ‘ est des cas où la prière même feroit une offense ! Sagesse, tu t’occupes moins de sauver ta gloire que de ménager les coupables. Quand défend - elle de prier pour eux ? c’est quand ils sont tellement corrompus , que ne pouvant recevoir les doux fruits de la prière, elle les irrite & leur fait du mal au lieu de les soulager. Encore si l’homme n’étoit pas si souvent dans le cas d’exclure & de maudire ! Quels plus grands supplices pour cet être privilégié, qui n’étoit destiné qu’à des œuvres paisibles ! I Oui, Seigneur , il nous est possible de chanter encore le cantique de Moïse & celui de l’agneau ; donnons toujours un élan de plus à notre âme, & elle nous engendrera tout ce qui nous manque. La lâcheté est un défaut de foi dans notre être ; c’est un défaut de foi dans celui qui nous a formés. C’est par
3G 3 D E D E S I R. 101 lâcheté & jamais par impuissance , que nous sommes vaincus. Je dirai désormais à l’ame humaine : Ne comptons plus les lenteurs du temps. Les temps se sont roulés pour nous , comme les deux se rouleront un jour pour l’univers. Ces temps qui ne faisoient plus qu’un seul point dans l'immense étendue de l’infini, l’esprit vient de les rendre imperceptibles. Quelle est la main qui me revêt de la robe nuptiale ? Je me suis approché de l’autel d’or. Je me suis rempli de force pour accomplir les guerres du Seigneur, & j’ai été exterminer les ennemis qui ravageoient les moijjbns , & qui vouloient déraciner le pain de vie. Les moijjbns du Seigneur vont croître avec abondance. Le pain de vie va tomber des deux & va suffire à la nourriture de toute la terre. Le pain de vie est répandu dans toutes les régions, & il fait sa demeure dans les deux. Il Le produit comme la pensée. Il porte ses délices avec lui - même, comme la sagesse & l’amour ; il est fécond comme la parole. Il est l’œil de la lumière , la force du feu ; il crée l'immensité des airs , & c’est par lui qu’il sont dans l’agitation. Nous le respirons sans cesse; mais nous ne le laissons point passer dans notre sang. Hommes , vous paroiffez bien soigneux de ne pas transgresser la mesure humaine de vos conventions & de vos usages ; & vous l’êtes bien peu d’atteindre à la mesure divine de la loi & de l’avancement de l’œuvre de la sagesse sainte. Les hommes se lapident mutuellement tous les jours avec des paroles, comme Etienne le fut avec des pierres
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1G 2 9g of his path of grace, a path of rigor, a path of tyranny! They have therefore never known the sweetness of the true sabbath! They have therefore never known the difference between the labor we perform with our own strength, and that which we perform with the strength of the Restorer! They have therefore never been able to say to themselves: This sabbath is so sweet, that it is only just that we earn it by the sweat of our brow, and that we should fear to squander its use. Science, science, thou art too simple, for the learned and the worldly to ever suspect thee! The God of spirits, the God of eternal truth, is he not a jealous God? Do not his worship and the care of his glory hold the first rank among all the works that creatures can perform? One must have remained victorious over the beast and its image, to possess the harps of God. This grace is so ineffable, that man here below can have only glimpses of it. His thought embraces unity within four intervals. His eye sees three degrees within the first three. His spirit knows that the fourth interval equals, by itself, all the others together. He says to himself: Behold the whole ladder. Then the sense of the divine Majesty takes hold of him. The pressing ardor to celebrate it and to raise it
2MAN above every throne and every dominion becomes his sole passion. The soul identifies itself with the supreme truth. Sinful beings, in their torments, appear to him as forgotten beings, whose existence is effaced. God himself reproaches Samuel for not ceasing to weep for Saul, since he had rejected him. He warns Jeremiah to pray no longer for his people. What terrible justice is the justice of God, since there are cases in which even prayer would be an offense! Wisdom, thou art less concerned with preserving thine own glory than with sparing the guilty. When does she forbid praying for them? It is when they are so corrupted that, being unable to receive the sweet fruits of prayer, it only irritates them and does them harm instead of relieving them. Would that man were not so often placed in the position of excluding and cursing! What greater torments for that privileged being, who was destined only for peaceful works! Yes, Lord, it is still possible for us to sing the canticle of Moses and that of the Lamb; let us always add one more impulse to our soul, and it will engender within us everything we lack. Cowardice is a defect of faith within our being; it is a defect of faith in him who formed us. It is by
3G 3 OF DESIRE. 101 cowardice, and never through incapacity, that we are conquered. I shall say henceforth to the human soul: Let us no longer count the delays of time. The ages have rolled by for us, as the heavens will one day roll up for the universe. Those times, which formed no more than a single point within the immense expanse of the infinite, the spirit has just now rendered imperceptible. What hand is it that clothes me in the wedding garment? I have drawn near to the altar of gold. I have filled myself with strength to wage the wars of the Lord, and I have gone to exterminate the enemies who ravaged the harvests, and who wished to uproot the bread of life. The harvests of the Lord will grow abundantly. The bread of life will fall from the heavens and will suffice to nourish the whole earth. The bread of life is spread throughout every region, and it makes its dwelling in the heavens. It produces it as thought does. It carries its delights within itself, as wisdom and love do; it is fruitful as the word is. It is the eye of light, the strength of fire; it creates the immensity of the air, and it is by it that the airs are in motion. We breathe it ceaselessly; but we do not let it pass into our blood. Men, you appear very careful not to transgress the human measure of your conventions and your customs; and you are very little concerned to attain the divine measure of the law and of the advancement of the work of holy wisdom. Men stone one another daily with words, just as Stephen was stoned with stones
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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