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One moment.
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1L‘ H O M M E Rapproche cinq & quatorze de soixante-dix. Rapproche cinq & neuf de quarante-cinq. C’est là l’origine des formes , leur fin , & les bornes de la propriété du quinaire. L’arbre ne se connoit-il pas au fruit ? Etudiez la feuille de la vigne. Vous vous affligez , mortels, des maux & des malheurs de ce monde. Les maladies vous découragent, l’infortune vous abbat ; les troubles politiques vous effraient, les révolutions de la nature vous glacent d’épouvante. Portez votre pensée sur les vrais maux qui vous affié- gent, & que vous avez tous à supporter ; & tous ces malheurs ne vous affecteront plus. Qu'est-ce qu’une légère incommodité aux yeux de celui qui est tourmenté par d’horribles souffrances , & qui eff sous le fléau des derniers supplices ? Ne faites pas un feulpas sans écouter votre ami, sans consulter votre ami, soyez dans sa main comme les enfans que l’on promène ; ils ne vont point, on les fait marcher. Si vous aviez la prudence de ne pas repousser ses secours , vous n’auriez seulement pas besoin de le prier , vous n’auriez d’autre soin que de l’admirer & de l’aimer. Car il rempliroit lui-même tous les emplois dont il vous charge, & vous sentiriez que ce feroit lui, & non pas vous , qui prieroit en vous. Mais, oh mortels ! le bonheur a beau vous poursuivre continuellement, vous vous conduisez avec lui comme avec votre ennemi, & vous ne veillez que pour l'empecher de vous aborder.
2E 2 D E D E S I R. 67 Mon ame s’est élevée jusqu’à la montagne de Sion. Que ne puis-je y faire éternellement ma demeure ! C’est là où elle puise les eaux dans leur source. C’est là qu’elle est vivifiée par un air pur. Je vois un feu actif, s’étendre en un clin d’œil jusqu’aux distances les plus éloignées., Ainsi, le feu divin va parcourir toutes les régions de mon être ; mon ame va lui servir comme de canal & d’organe, pour le faire arriver jusqu’aux extrémités de tous les mondes. Le coup est frappé , l’étincelle a brillé & supérieure à toutes les flammes corruptibles, cette flamme céleste ne s’éteindra plus dans mes veines. Et mes jours de deuil & de tristesse ne feroient pas changés en jours de joie & de jubilation ! Les temps & les époques seront-ils encore àobferver, pour offrir mes vœux à l’Eternel? Ma vie entière sera occupée & remplie d’un seul acte, & cet acte sera le développement des trésors qui sont renfermés dans l’âme de l’homme. E'st-ce que le soleil peut cesser de circuler dans l’univers ? n'est-il pas pressé d’un feu qui l’excite & qui lui interdit le repos ? L’Eternel s’est réservé le droit de créer les êtres. Il a donné à la nature le pouvoir de créer les formes ou les ombres. Il a donné à l’homme le pouvoir sublime de créer en
368 L‘ H 0 M M E foi la vertu, parce que l’Eternel a voulu que chacune de les productions atteftât qu’il est le créateur, En laissant à ces mêmes productions le droit d’agir chacune dans leur mesure, à son image & à sa ressemblance. Mortels, si l’homme n’est subjugué par vos occupations frivoles, vous le croyez nul & sans travail. Apprenez que plus l’homme s’élève, plus il trouve de jouissances à goûter, & d'actions à remplir. Etes-vous nuis & oilifs aux yeux de vos enfans , pour avoir abandonné les jeux de leur âge ? PUIS-JE être insensible aux immenses difficultés qui environnent l’homme , quand il reste sans secours ? & ne le plaindrai-je pas d’en avoir été la victime! Les sentiers de l’erreur sont innombrables, & celui des vérités profondes est rempli des plus désespérans obstacles. Qu’il se demande par la voie simplement humaine, ce que c’est que la nature, ce que c’est que la raison des êtres ; tous ces abymes qui marchent à côté de notre pensée, & semblent toujours prêts à l’engloutir. Qu’il se demande par la voie simplement humaine, ce que c’est que ces vastes domaines des Cieux, dont l'ensemble est si imposant, & dont l'histoire est si peu à notre portée ! Ses yeux se troublent quand il se penche seul sur ces précipices. Sa tête est prête à prendre un vertige.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1MAN Bring five and fourteen together to seventy. Bring five and nine together to forty-five. Such is the origin of forms, their end, and the bounds of the property of the quinary. Is not the tree known by its fruit? Study the leaf of the vine. You grieve, mortals, over the ills and misfortunes of this world. Illnesses discourage you, misfortune casts you down; political troubles frighten you, the revolutions of nature freeze you with dread. Turn your thought toward the true ills that beset you, and that you all must bear; and all these misfortunes will no longer affect you. What is a slight discomfort in the eyes of one who is tormented by horrible sufferings, and who lies beneath the scourge of the ultimate torments? Take not a single step without listening to your friend, without consulting your friend, be in his hand as children are, whom one leads about; they do not walk on their own, they are made to walk. If you had the prudence not to reject his aid, you would not even need to pray to him, you would have no other care than to admire him and to love him. For he would himself fulfill all the offices with which he charges you, and you would feel that it would be he, and not you, who prayed within you. But, oh mortals! however continually happiness pursues you, you behave toward it as toward your enemy, and you are watchful only to prevent it from approaching you.
2E 2 OF DESIRE. 67 My soul has risen even to the mountain of Zion. Would that I could make my dwelling there eternally! It is there that it draws the waters at their source. It is there that it is quickened by a pure air. I see an active fire spread, in the twinkling of an eye, to the most distant reaches. Thus the divine fire will course through every region of my being; my soul will serve it as channel and organ, to bring it even to the farthest ends of every world. The blow has struck, the spark has flashed, and, superior to every corruptible flame, this celestial flame will never again be extinguished in my veins. And would not my days of mourning and sadness be changed into days of joy and jubilation! Will times and seasons still need to be observed, for me to offer my vows to the Eternal? My whole life will be occupied and filled by a single act, and that act will be the unfolding of the treasures enclosed within the soul of man. Can the sun cease to circle through the universe? is it not driven by a fire that spurs it on and forbids it any rest? The Eternal has reserved to himself the right to create beings. He has given to nature the power to create forms or shadows. He has given to man the sublime power to create in
368 L’ H 0 M M E turn virtue, because the Eternal has willed that each of his products should attest that he is the creator, While leaving to those same products the right to act, each within its own measure, in his image and his likeness. Mortals, if man is not subjugated by your frivolous occupations, you believe him idle and without labor. Learn that the higher man rises, the more enjoyments he finds to taste, and the more actions to perform. Are you idle and useless in the eyes of your children, for having given up the games of their age? CAN I be insensible to the immense difficulties that surround man, when he remains without help? and shall I not pity him for having been their victim! The paths of error are innumerable, and that of profound truths is filled with the most desperate obstacles. Let him ask himself, by the simply human way, what nature is, what the reason of beings is; all those abysses that walk alongside our thought, and always seem ready to swallow it up. Let him ask himself, by the simply human way, what those vast domains of the Heavens are, whose whole is so imposing, and whose history is so little within our reach! His eyes grow troubled when he leans alone over these precipices. His head is ready to grow dizzy.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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