Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1doivent être guéries. C’est par là que la parole viendra & qu’elle te donnera l'investiture. N'étois - tu pas loué au Seigneur par ton origine ? ne l’as-tu pas été de nouveau par les droits de la double alliance ? Malgré cela, au lieu de faire l’ouvrage de ton maître, tu te loues journellement à d’autres, qui te retiennent ton salaire. Ils t’occupent à des travaux plus pénibles, & qui ne se peuvent pas compter au nombre des œuvres légitimes. Retourne, retourne à ton premier maître ; il est plus doux, plus juste , & moins exigeant. Cherche le Seigneur pendant qu’on le peut trouver, dit un homme de Dieu, invoque-le pendant qu’il efl proche. C’est l’état des êtres qui sert de détermination aux lois de l’économie divine ; parce que c’est leur état qui détermine ce qu’il y a à faire pour leur plus grand bien. Ne soyez plus effrayés des mots de sacrifices, de pâtimens & d’expiation; il ne se plaît point à la douleur. Mais ces douleurs si nécessaires pour notre guérison, aucun de nous n’eût été en état de les supporter. Quel est le tableau des choses ? D’un côté il y a un , quatre s sept, huit & dix. De l’autre il y a deux, trois , cinq^ six & neuf. Tout est là pour le présent, malgré les faux calculs d’un peuple célèbre , qui n’a suivi que l’échelle arithmétique. Voilà pourquoi le Saint est venu vaincre, pour nous , celui que nous ne pouvions pas vaincre nous-mêmes.
2334 L’HOMME ! • C’est sa force invincible qui a rendu la mort comme nulle pour lui, & qui la rendra comme nulle pour nous, si nous le suivons dans le combat & que nous nous couvrions de son armure. Ce n’est point pour toi, ennemi cruel, c’est contre toi que sa puissance s’est développée; tu n’as plus rien à attendre de lui ; tu as perdu tout ce que tu avois, & lui, il a donné tout ce qu’il avoit. Le cercle est révolu. L’écorce & les branches inutiles sont jetées dans la fosse. Elles sont transformées en bitumes, & ne sont plus propres qu’à être consumées par le feu. Qui ne frémira, en en contemplant la couleur ! Terre , terre, tu veux bien dévorer les iniquités de l’homme & les fruits de son péché ; mais tu vomiras le bitume hors de ton sein : il ne peut plus entrer en production, il est condamné à errer sur les flots de la mer. Supposons-nous devant un grand amas de ruines, de colonnes brisées , & de diverses parties de bâtiment entassées pêle-mêle. Supposons qu’un homme se présente, & qu’il ramasse devant nous un de ces débris informes. Supposons qu’à la seule inspection , il veuille nous faire entendre, quelle place ce morceau défiguré occu- poit dans le bâtiment; bien plus /quel étoit ce bâtiment ; & qu’il veuille nous en tracer le plan entier d’après ce reste méconnoissable : Nous aurons une idée juste des prétentions des philosophes, qui veulent nous expliquer la nature.
3335 Le monde a été agité par des secousses violentes; il s’est écroulé presque en entier sur ses fondemens. Il a été bouleversé & retourné, comme on retourne un manteau. 1 Malgré cela, les philosophes prennent une substance quelconque ; ils la tourmentent par leurs opérations. Les résultats qu’ils obtiennent deviennent leur boussole; & ils nous enseignent que tout a été construit comme ce qu’ils nous montrent. Les principes élémentaires décomposés, ne se montrent-ils pas tous en eau ? comment donc sans beaucoup d’attention ne pas se tromper sur la nature des choses produites, & sur la nature des choses productrices ? Cependant c’est cette même doctrine abusive , qu’ils ont portée sur l’âme humaine, & même sur le principe des choses. Qui arrêtera ces trompeurs, qui les liera dans l’abyme de mort où ils voudraient nous précipiter! N’entreprenons pas de convertir les philosophes; ce feroit probablement une entreprise inutile. Mais au moins ne peut - on pas les empêcher de tuer la pensée, en découvrant toutes les illusions & tous les mensonges dont ils la bercent ? C’est ainsi que les états politiques ne tendent point par leurs lois & leur police , à rendre bons sujets les malfaiteurs ; seulement ils cherchent à protéger la société, en envoyant contre eux des hommes aguerris, qui les font fuir ou qui les enchaînent.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1must be healed. It is by this that the word shall come and shall give thee thy investiture. Wast thou not praised to the Lord by thy origin? hast thou not been so anew by the rights of the double covenant? Despite this, instead of doing the work of thy master, thou dost daily hire thyself out to others, who withhold thy wages. They employ thee in more painful labors, which cannot be counted among legitimate works. Return, return to thy first master; he is gentler, more just, and less demanding. Seek the Lord while he may be found, says a man of God, call upon him while he is near. It is the state of beings that serves as the determination for the laws of divine economy; because it is their state that determines what is to be done for their greatest good. Be no longer frightened by the words sacrifice, suffering, and expiation; he takes no pleasure in pain. But these sorrows, so necessary for our healing, none of us would have been able to bear. What is the picture of things? On one side there is one, four, seven, eight, and ten. On the other there is two, three, five, six, and nine. Everything is there for the present, despite the false calculations of a celebrated people, who followed only the arithmetic scale. This is why the Holy One came to conquer, for us, him whom we could not conquer ourselves.
2334 MAN It is his invincible strength that has rendered death as though null for him, and that shall render it as though null for us, if we follow him into combat and cover ourselves with his armor. It is not for thee, cruel enemy, it is against thee that his power has been unfolded; thou hast nothing more to expect from him; thou hast lost everything thou hadst, and he has given everything he had. The circle is complete. The bark and the useless branches are cast into the pit. They are transformed into bitumen, and are fit for nothing more than to be consumed by fire. Who would not shudder, contemplating its color! Earth, earth, thou art willing to devour the iniquities of man and the fruits of his sin; but thou shalt vomit forth the bitumen from thy bosom: it can no longer enter into production, it is condemned to wander upon the waves of the sea. Let us suppose ourselves before a great heap of ruins, of broken columns, and of various parts of a building piled up pell-mell. Let us suppose a man presents himself, and picks up before us one of these shapeless fragments. Let us suppose that, from that inspection alone, he wishes to make us understand what place this disfigured piece occupied within the building; still more, what that building was; and that he wishes to trace for us its entire plan from this unrecognizable remnant: We shall have a just idea of the pretensions of the philosophers, who wish to explain nature to us.
3335 The world has been shaken by violent tremors; it has collapsed almost entirely upon its foundations. It has been overturned and turned inside out, as one turns a cloak. 1 Despite this, the philosophers take some substance or other; they torment it with their operations. The results they obtain become their compass; and they teach us that everything was constructed like what they show us. Do not the decomposed elementary principles all show themselves as water? how, then, without much attention, could one avoid being mistaken about the nature of the things produced, and about the nature of the things producing? Yet it is this same abusive doctrine that they have carried over onto the human soul, and even onto the principle of things. Who shall stop these deceivers, who shall bind them within the abyss of death into which they would wish to plunge us! Let us not undertake to convert the philosophers; that would probably be a useless enterprise. But can one not at least prevent them from killing thought, by uncovering all the illusions and all the falsehoods with which they lull it to sleep? Thus it is that political states do not, by their laws and their police, seek to make good subjects of malefactors; they seek only to protect society, by sending against them hardened men, who make them flee or who put them in chains.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
No commentary for this page.