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One moment.
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1408 L‘ H O M M E C’est ainsi que la sagesse fait tourner les fautes même des hommes à l’accomplissement de ses desseins , & que les ténèbres de quelques-uns ont fait éclater universellement la lumière. J’arracherai ma parole du fond de l’abyme; je ne souffrirai pas qu’elle soit plus long-temps dans la fer vi tu de & dans le néant. Elle ne peut contempler le spectacle des cieux, elle ne peut tourner ses regards vers le trône élevé de son Dieu. Faudra-t-il encore séparer de l'assemblée celui de nos frères qui sera prévaricateur ? Le péché ne l’en sépare- t-il pas assez ? Le péché ne le retient-il pas comme dans un cachot ? Redouble de courage, malheureux homme tombé dans la servitude. Choisis ce temps qui n’est pas un temps , parce qu’il est l’intervalle des temps, & qu’il vient toujours se résoudre dans un nombre vrai. Porte ta pensée vers le grand jubilé , & vois, combien est bref & rapide , l’intervalle qui se trouve entre le complément des sept puissances de l’esprit & la destruction du nombre de l’iniquité. Le feu de l'espérance est sorti du sein de cette œuvre merveilleuse : il a embrasé l’homme de courage ; il est venu embraser l'ame au milieu de ses fers. La prison où elle étoit détenue , a été agitée par une violente secousse; ses gardes en ont été effrayés.
2DE’DESIR. 409 Ses fers sont tombés d’eux-mêmes, les portes de sa prison se sont ouvertes; elle a marché en liberté, & elle est allée rejoindre ses frères. Voilà le fort qui attend la parole, quand elle aura fait tous ses efforts pour sortir de l'abyme ; & ceux qui l’y avoient précipitée , & qui vouloient l’y retenir, seront envoyés au supplice. Oü est le principe de la science de l’homme ? Ne se trouve-t-il pas dans lui-même & tout auprès de lui? Son malheur est de l’aller chercher hors de lui, & dans des objets qui ne peuvent réactionner son véritable germe. Et puis, quelle méprise ne fait-il pas sur les classes? Au lieu de travailler assidument à les connoître, il ne fait que transposer les gradations. Il pourroit consacrer ses premiers pas à employer les choses naturelles avec précision, avec l’œil de l’esprit, avec une attention continuelle, au lieu, au temps , & à la qualité des êtres. Mais , qu’êtes-vous, merveilleux effets de la nature ? vous n’êtes que la suite des lois établies au commencement. Vous ne devez vous découvrir à l’homme, que pour l’élever à un ordre supérieur, dont vous êtes l’image. Auss votre force & vos lois invariables ont un pouvoir admirable , pour nous faire arriver à ce haut terme.
3410 L‘ H O M M E Car si les monstres engendroient , est - ce que la convention éternelle ne feroit pas renversée ? Convention sainte, heureux celui qui vous approchera avec une intention pure , & une intelligence simple, pour que l’étude de vos lois ne le mène point à la confusion ! Nature, nature, tu n’as pas d’autre œuvre à remplir, que d’amener les êtres à l’ordre sublime dont ils sont déchus. C’est en se séparant de la gloire suprême , que les choses temporelles ont pris naissance. Quand les choses temporelles auront achevé leur cours, il n’en faudra pas davantage pour que la gloire suprême reparoiffe. Au moment du crime , tous les univers sont devenus opaques & fournis à la pesanteur : le crime a comme coagulé les paroles de la vie ; il a rendu muette toute la nature. Poftéri té humaine , tu as abuse du silence de la parole , pour te dépraver encore davantage , croyant qu’il n’y avoit plus- de parole auprès de toi, ni au-dessus de toi! Mais la parole du Seigneur n’est-elle pas une épée double , n’est-elle pas une épée vivante ? le silence & un être muet, comme la nature , sont pour elle des violences & une situation passagère. Le Seigneur a parlé, sa voix triomphe & l’emporte sur les pouvoirs du crime. Le silence est aboli. Tous les points de l’univers sont transformés en langues vivantes. Oh nuit, tu te précipites avec le silence ; les ténèbres
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1408 MAN This is how wisdom turns even the faults of men to the fulfillment of its designs, and how the darkness of some has made light shine forth universally. I shall tear my word from the depths of the abyss; I shall not suffer it to remain any longer in servitude and in nothingness. It cannot contemplate the spectacle of the heavens, it cannot turn its gaze toward the elevated throne of its God. Shall we still have to separate from the assembly him of our brethren who shall have transgressed? Does not sin separate him enough already? Does not sin hold him as though within a dungeon? Redouble thy courage, unhappy man fallen into servitude. Choose that time which is not a time, because it is the interval of times, and always comes to resolve itself into a true number. Carry thy thought toward the great jubilee, and see how brief and swift is the interval that lies between the completion of the seven powers of the spirit and the destruction of the number of iniquity. The fire of hope has come forth from the bosom of that marvelous work: it has set man ablaze with courage; it has come to set the soul ablaze amid its chains. The prison where it was held was shaken by a violent tremor; its guards were terrified.
2OF DESIRE. 409 Its chains fell of themselves, the doors of its prison opened; it walked forth in liberty, and went to rejoin its brethren. Such is the lot that awaits the word, when it shall have made every effort to come forth from the abyss; and those who had cast it there, and who wished to hold it there, shall be sent to punishment. Where is the principle of the knowledge of man? Is it not found within himself and close beside him? His misfortune is to go seek it outside himself, and within objects that cannot react upon his true seed. And besides, what mistakes does he not make about classes? Instead of laboring diligently to know them, he does nothing but transpose the gradations. He could devote his first steps to using natural things with precision, with the eye of the spirit, with continual attention, to the place, to the time, and to the quality of beings. But, what are you, marvelous effects of nature? you are nothing but the sequel of the laws established at the beginning. You must reveal yourselves to man, only to raise him to a higher order, of which you are the image. Thus your strength and your invariable laws have an admirable power, to bring us to that lofty end.
3410 MAN For if monsters engendered, would not the eternal covenant be overturned? Holy covenant, happy is he who shall approach you with a pure intention, and a simple understanding, that the study of your laws may not lead him into confusion! Nature, nature, thou hast no other work to fulfill, than to bring beings back to the sublime order from which they have fallen. It is by separating themselves from the supreme glory, that temporal things took their birth. When temporal things shall have run their course, nothing more shall be needed for the supreme glory to reappear. At the moment of the crime, every universe became opaque and subject to weight: crime, as it were, congealed the words of life; it rendered all of nature mute. Human posterity, thou hast abused the silence of the word, to deprave thyself still further, believing there was no longer any word near thee, nor above thee! But is not the word of the Lord a double-edged sword, is it not a living sword? silence and a mute being, like nature, are for it violences and a passing condition. The Lord has spoken, his voice triumphs and prevails over the powers of crime. Silence is abolished. Every point of the universe is transformed into living tongues. O night, thou dost cast thyself down along with silence; the darkness
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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