169. Enfin la première ardeur et le premier désir ( ou l'âpre génération dans la première volonté ) , ainsi que l'ame ténébreuse , restent en elles-mêmes; elles y ont le reflet de l'éclair de feu qui est toujours subsistant dans l'ame ténébreuse ; et cette même ame ténébreuse est éternellement en angoisse: en outre , dans l'éclair elle est sans interruption dans un état de brisement , d'attract , d'ascension et de désir de monter au-dessus de la douceur. Ainsi , dans le brisement parle feu de l'éclair, dans l'aigu de l'éclair , dans l'essence , l'allract s'élève comme uu centre ou un principe.
La porte de Dieu le père,
70. Ainsi donc dans l'aigu de l'éclair de feu , la lumière qui est dans l'ame éternelle, et qui veut être délivrée à^s ténèbres , s'élève de la volonté reconçue , vers la douceur et la lumière \ ainsi cet affranchissement des ténèbres est une douceur et un bien être pour la base affective , en ce qu'elle est délivrée de l'angoisse et qu'elle se liouve dans l'aigu de l'éclair de feu qui brise les ténèbres astringentes et les rend claires et lumineuses par sa splendeur.
71. Or , dans cette lueur de l'aigu se trouve maintenant la toute puissance ; car il brise en soi-même
' Jes ténèbres , et produit des joies et une grande
( ftSa ) eir. fjfi.
2douceur , comme quelqu'un qui passeroit d'irn feu âDgoisseux dans de douces délices. Comme dono l'éclair est en soi si fortement rapide , plus grand et plus prompt qu'une pensée , et qu'ainsi en soimême , liors des ténèbres , dans son enjîammemênty il voit dans la lumière; il s'effraie lui-même si fort qu'il laisse tomber en bas la puissance qti'il avoit dans le feu , et cet effroi arrive dans l'aigu de l'éclair qui est maintenant l'explosion d'une grande joie. Ici la volonté reconçue désire cette explosion du feu dans la douceur. Or , ce désir est ratlirentené de la joie ; Vattirement est V inqualification dans la volonté , et ce qui est attiré rend la volonté imprégnée ou enceinte : car cela est en elle , et la volonté le retient.
72. Or , il n'y a rien que la volonté puisse tirer à soi par l'aigu ou l'essence , sinon , la douceur , le délivrement des ténèbres 5 cela est le désir de la volonté , et là dedans se trouve l'aimable délice que la volonté tire à soi , et l'attirant dans la volonté , imprègne la volonté , de façon qu'elle est enceinte.
73. Maintenant la volonté reconçue est enceinte de joie daùs la douceur ; elle désire de l'engendrer de soi sans interruption, pour se réjouir de nouveau et à cause du goût agréable qu'elle trouve dans \a joie ; e( ce ftiême désir d'engendrer saisit la douceur dans la joie qui se trouve dans la volonté enceinte , et i! apporte de nouveau l'essence ou l'atfract de la voîoUté , hors de la volonté, devant la volonté. Car ce qui est conçu, Je désir l'attire hori de la volotilé imprégnée, devant lar volonté; et
en. 14. l 283 )
3ce qui est attiré est aménité , puissance , joie et douceur. Enfin , le désir de l'éternelle volonté est tout entier de manger, ou d'attirer en soi de nouveau cette puissance et d'en être rassasié. Il ne souhaite rien de plus élevé ou de plus délectable ; car, en elle est le complément de la joie et de la douceur la plus éminente.
74. Or , dans cette même puissance qui est dans Dieu le père , comme il est dit ci-dessus , se trouve la science totale de ce qui est dans l'origine , dans l'éternité, là où l'éclair brille en mille fois mille, ou sans nombre. Car celte vertu puissante de la joie dans les délices est sortie de l'aigu du coup d'œil ; et le tout-puissant voit de nouveau dans l'aigu , au-dessus des ténèbres , dans l'éternel aigu , dans l'ame ténébreuse. Or , la base affective s'incline vers la puissance , et désire la puissance ; et la puissance ne retourne plus en arrière dans les ténèbres ; mais elle s'y contemple. De-là vient que l'éternelle l3ase alfective est toujours aspirante après la puissance : la puissance est l'aigu ; l'aigu est l'attirant , et s'appelle l'éternel fiât , qui crée là , et corporise ce que veut l'éternelle volonté dans la douceur toute puissante ( laquelle est la force et le brisement des ténèbres , et le développement du principe ). Il opère là ce que la volonté aperçoit dans l'éternelle science, ce qu'en soi elle se propose de faire , ce qui s'incline vers la douceur, ce que cette volonté souhaite de créer par le fiat aigu ( c'est-à-dire l'éternelle essence ). C'est là maintenant la volonté de Dieu. Ce q^ui s'incline \eiè
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lui, et désire être à hii^tout ce qui se porte vers lui, dans sa puissance, dans un nombre mille et milla fois répété , ou à l'infini j il veut le créer dans la douceur,
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.