15. C'est pourquoi faurois beau parler et écrira du pur ciel , et de tout ce qu'il y a dans la clairo divinité , je serois cependant moet pour le lecteur, qui n'auroit pas la connoissance et le don. Je veux néanmoins écrire d'une manière aussi bien créatu-^. relie que divine, pour tâcher d'allumer dans quelques uns le désir de contempler ces choses •levées ; el pour.que , s'ils s'aperçoivent qu'ils na le peuvent pas , ils tâchent de chercher et de frapper dau» leur désir ^ et de prier Dieu par
t»
'f
( la ) 'CH. 2i
ton esprit saint qu'il d'aigne leur ouvrir la porte du second principe 5 car le christ nous dit *, de* mandez , cherchez et frappez , et on vous ouvrira. Et il dit : Tout ce que vous demanderez à mon père , €n mon nom , il voua P accordera. Demandez et voua recevrez , cherchez et voue trouverez , frappez et on 4fOus ouvrira,
6. Puis donc que c'est en cherchant et en frappant que ma connoissance est venue , j'écris ceci comme un mémorial , pour voir si quelqu'un désirera de chercher à son tour , afin que mon talent me produise avec usure et ne demeure point enfoui dans la terre ; mais je n'ai point écrit pour les savans cî-dessus qui savent tout , et cependant re savent et ne connoissent rien ; car ils sont d'avance rassasiés et riches ( pauvres ). Je n'écris que pour les simples tels que moi , afin que je puisse me réjouir avec mes pareils.
27. Poursuivons au sujet du souffre , du mercure,; et du sel , et au sujet de l'essence divine. Le mot eut signifie et est l'ame d'une chose , car il est, dans le mot sulphurj l'huile ou la lumière qui est engenfirée de la syllabe phur; il est ce qu'il y a de beau et de bienfaisant dans une chose : c'est son amour , ou ce qu'elle a de plus aimable. Il y a dans une créature la lumière, d'où la créature voit , et oîli se trouve l'intelligence et les pensées , et c'est l'esprit qui est engendré de la sy]\ahephur. Le mot ou la syllabe phur est la madère ou substance première , et contient en soi , dans le troisième principe , le macrocosmô d'où le règne ou la subsI t
CH. a. ( i3 )
tance élémentaire est engendrée. Mais dans le premier principe c'estâ'essence de la première génération , d'où Dieu le père engendre son fils de toute éternité , et dont l'esprit saint resuite. ( Entendez du sut et du phur). Dans l'homme , c'est aussi la lumière qui est engendrée de l'esprit sydérique dans le second centre du microcosme ; mais dans le epiracU ou l'esprit de l'ame , dans le centre intérieur , c'est la lumière de Dieu , laquelle, cette même ame ne possède qu'autant qu'elle est dans l'amour de Dieu , car celte lumière ne peut être allumée et soufflée que par l'esprit saint.
38. Maintenant observez la profondeur de la génération divine. Dans Dieu il n'y a aucun sulphur mais de lui et en lui est engendrée un puissance semblable j car la syllabe phur est la force la plus intérieure de la source originelle de la colère, de l'âpreté , ou de la mobilité , comme cela a été représenté dans le chap. i. Et elle a en so^ une quadruple forme 5 savoir : i*'. l'astringence , z^. l'amertume, 3^. le feu , et 4'^. l'eau. L'astringent attire À soi , est rude , froid et aigu , et rend tout dur , serré , et angoisseux j or , cet attirement est un aiguillon amer tout-à-fait effrayant , et dans cette même angoisse se produit le premier élèvemené ou la première expansion. Cependant , comme il ne |)eut pas monter plus haut hors de son siège, jnais qu'il est toujours engendré de dessous, n se change en une roue tournante ( comme une rapide pensée ) , et en une grande angoisse , dans iaquelle il devient un éclair étincelani , eonune
l.-
< i4 ) xm. 2.
quand on frolfè fortrment une pierre et de l'acier l'an contre l'autre. •
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.