1mens , et contemplent souvent dans l'exlra-génëration la colère que les hommes ont éveillée. C'est pourquoi prends garde de ne pas faire croître sur cela de la paille légère, ou de l'herbe sauvage des quatre éiémens. N*as-lu pas l'esprit des connoissances du saint élément? Alors laisse-les en repos, ne les souille point avet les quatre éléniens; autrement cela reste en Babel ; il n'est pas bon debàlir en elle les quatre éiémens : car le Chérub est ait milieu , avec son épée nue et tranchante, et retranchera tout ce qui n'appartient point à la bergerie: tu n'en retireras pas de profit, car ton travail demeure dans le pays de ^oD (dans la mémeté et Végoïté, )
iiS. Oî nouveau Caïn, fais seulement attention à ton règne , et rétîéchis à ce qui est arrivé à ton grand-père Gain , qui a bâti ce règne, et ç\\x\ cria là : Ah î mes péchés sont trop grands, pour qu'ils puissent m'être pardonnes (lorsqu'il vit que, par son règne , il étoit hors de Dieu , dans l'abîme de l'enfer). Il eût été entièrement perdu , si l'aimable parole de Dieu ne l'avoit pas rappelé , en disant : Non ; quiconque tuera Caïn , sera puni septante fois. Or Dieu lui imprima un signe, pour que celui qui le trouveroii , ne le tuât pas , tant il étoit épouvanté. Ce sout là de merveilleuses paroles, tant la face de Moïse est sous le voile j car le voile est vraiment l'église caïuique , qui couvre le règne du Christ.
116. On voit ici nettemement et clairement la base et la racine de la fausse église cain/4ue; car
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2Caïn s'étoit fait maître de la terre , et se reposoît sur lui-même. Mais là , il n'avoiten soi rien autre chose en propriété que le premier et le troisième principe ; car , selon son ame, il étoit dans le premier principe , comme tous les hommes , et selon le corps, il étoit dans le troisième principe, dans le règne de ce monde.
1 17. Or il devoit , par son ame , passer du rovaume de ce monde dans le second principe en Dieu , ou dans la confiance en Dieu , dans la parole de la promesse , comme fit Abel ; et travailler avec se% mains dans le royaume de ce monde , planter et bâtir. Mais sa base affective devoit être dirigée vers Dieu avec confiance , recommander à Dieu le royaume de ce monde , et s'y conduire comme un voyageur étranger; qui n'étoit dans ses propriétés que par ce corps étranger , e^ selon le corps ; qui n'étoit étranger que selon l'ame ; qui en outre étoit un hôte honteux, tel que seroit ici un prisonnier; et dont toutes les idées et les occupations dévoient êtrç de retourner dans sa vraie patrie, de laquelle il est exilé avec son père Adam-, mais il laissa là le royaume du ciel , et il se livra avec son ame entièrement au royaume de ce monde , dans lequel il vouloit être un maître : ainsi la colère le saisit, car il se sépara de la parole et de la promesse de grâce.
118. Alors la parole dans le centre du ciel resta vis-à-vis de lui. Pour lui , il resta dans la racine de l'âpreté devant la parole : car son esprit se retira des portes du centre céleste , et resta dans la source
«le Torigine de la création , dans la colérique racine ignée , et désira les quatre éléinens ou Textra-génération hors du saint élément , laquelle resla aussi dans la colère de Venflammemenl.
3119. El de là résulta sa colère contre Abel , parce qu'Abel ne se renfermoit point dans cette généra* lion : or , son esprit ne vouloit point toutefois souffrir le règne d'Abeldans son règne : car il vouloi', comme étant puissant par Ini-môme , régner sur les deux principes dans lesquels il étoil : c'est pour cela qu'il luaAbel.
I30. Or ) Dieu ne le vouloit pas ainsi ; mais il enflamma dansCaïn la colère qui auparavant avoit reposé dans le royaume gonflé des quatre élémens , et n'avoit fait que s'élever dans une grande et puissante joie, tandis que Gain ignoroil cette colère et ne connoissoit rien d'elle. Seulement les essenceé de l'ame savoient qu'elles s'étoient conduites faussement ; mais la source colérique dans Venflantràement du feu , ne les connut point jusqu'à ce qu'elles fussent passées du centi-e de Dieu dans raltéfatioA Plia falsification. Là elles sentirent le feu de la 60lère avec un grand effroi , nn tremblement et des tris ; car elles étoient sorties de Dieu , et né Toyoient ni ne sentoient plus la source céleste ; c'est pourquoiellesdésespéroient, parce qu'elles se troiivoient dans la source de la colère. Ainsi le corps ou la circonsttipiion cria avec toutes les essences : mes péchés sont trop grands pour qu'ils puissent m'êtrfe pardonné!, m. L'on voit bien ici le ifairoir de l'abîme inCtf. .ÈO» Ê f^c \
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.