1même, et a en soi-même la puissance de l'éternelle vie , brillant éternellement. Aussi n'a-t-il point non plus en soi, en nature lumineuse, les essences ds la splendeur et de la clarté , mais ces essences sont engendrées de la puissance qui se porte vers la lumière , comme un désir , et le désir attire à soi i c'est de-là qne dans la source dérivent ces essences, aus'si bien que les éternelles ténèbres , comme on l'a vu ci-dessus.
i5. Or , &i Dieu est tout en tous, et a créé Thomroe à son image et à sa ressemblance , pour vivre élenielleraentavec lui dans son amour, sa lumière, sa joie et sa gloire , nous ne pouvons pas dire qu'il ait été créé simplement de la corruptibilité de ce monde : car là il n'y a aucune vie éternelle , parfaite j mais la mort , en outre l'inquiétude , l'angoisse , et la misère. Mais de même que Dieu demeure en soi-même , et pénètre toutes ses œuvres , sans qu'elles puissent le contenir , et sans qu'il soit arrêté par rien ; de même l'image a aussi été créée , sous ses yeux, du pur élément ; à la vérité, dans ce monde , mais le royaume de ce monde ne pouvoit point la saisir; néanmoins l'image ou l'homme pouvoit souverainement dominer sur le régime de ce monde, dans une vertu parfaite, par les essences et avec les essences de l'élément pur ou du limhuH céleste et paradisiaque.
16. C'est pourquoi une ame vivante lui fut soufflée par Dieu , de l'éternelle volonté du père , laquelle volonté va là seulement, pour engendrer son propre fils. C'est de cette même volonté que piocéda l'ia-
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2sufflation àe Dieu dans Pliomme, el c'est là son anie éternelle, qui ne doit faire autre chose que de placer et dVlablir dans rétenielle volonté du père , dans le cœur de Dieu, sa propre volonté régénérée. Alors elle reçoit la nriu du cœur de Dieu , el aussi sa sainte el éternelle lumière , dans laquelle le paradis, le royaume du ciel, ainsi que réiernelle joie
s'élèvent.
in. Et , dans celte vertu ^ elle passe au travers de toutes choses, sans en briser aucune, et elle a puissance sur toutes choses , comme Dieu même ; car elle vil dans la teriu du cœur de Dieu , el elle mange du verbe engendré de Dieu.
18. Ainsi nous savons que l'ame est Jun esprit eugendré de Dieu le père , dans le Irône el la source de la volonté reconçue des ténèbres dans la lumière, pour engendrer le cœur de Dieu , el elle est libre de s'élever au-dessus en volonté , ou de se concentrer , et de s'unir , dans la douceur, dans la volonté du père, à la génération du cœur de Dieu le père.
19. Mais son corps , qui est la vraie image de Dieu , que Dieu créa dans et du saint el pur élément , est en face de la claire divinité ; et le limùu^i de l'élément , d'où les essences s'engendrent , est le paradis, une demeure de Dieu ou de la trinilé sainte. Ainsi l'homme élolt une image ou une similitude devant Dieu ,dans laciuelle Dieu demeura, dans laquelle il vouloll maniléiler ses merveilles par son éternelle sagesse.
lio. Comme donc nous comprenons que le vrai homme , avec l'image daus laquelle Dieu demeure ,
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n'est point du tout chez lui dans ce monde , encore moins dans ce cadavre infect 5 alors il est manifeste, ( puisque nous sommes si aveugles sur le paradis , ) que nos premiers parons ont passé du paradis céleste avec leur esprit dans l'esprit de ce monde.
32r. Car, là, aussitôt que l'esprit de ce monde eut saisi leur corps , el l'eut rendu terrestre , le vrai corps et Tame disparurent aussi , el nous n'avons plus l'élément pur pour corps -^ mais l'extra-génération ou les qi/cilre élémcns avec le régime des étoiles. Le soleil est simplement la lumière du corps , et ce corps n'appartient point à la divinité. Dieu ne se manifeste point dans un cadavre infect , mais dans les hommes saints , daus la pure image , qu'il créa au commencement.
22. Lors donc que l'homme fut ainsi tombé de ce qui est saint daus ce qui n'est pas saint , de l'image de Dieu dans le terrestre corruplible ; son cor~ps se trouva dans la mort dévoranic , et son ame dans l'éternelle volonté du père j mais séparée du cœur de Dieu dans l'esprit de ce monde , et saisie par I(îs éternelles ténèbres : car ce qui se sépare do Dieu va dans les ténèbres j et hors du cœur de Deu il n y a point de lumière.
28. Mais pour celte imdge , il n'y avoîl aucun remède , à moins que l'auie ne fûl engendrée de nouveau par le cœur el la lumière de Dieu par lequel le nouvel élément devant Dieu ou le corpmlis Tame , pouvoit être régénéré : sans cela la divinité jie pouvoit ni ne vouloit y denuurer. Or , l'homme par ses propes forces ne pouvuity atleiiuhc j pour
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( 2i8 ) tn. 12.
que cela arrivât , il falloil que la raîsérîcorde divine
Topérât.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.