140. Si donc maintenant le saint est en tout lieu , et que notre ame soit un esprit , alors rien ne s'oppose à ce que notre ame saisisse ce qni est saint , et qu'elle le possède eu propriété; et si elle en devient propriétaire , alors elle attire le pur élément dans lequel Dieu demeure.
41. Ainsi nous pouvonsdire aussi de Marie qu'elle a embrassé la sainte , céleste , éternelle vierge sopniE de Dieu , et qu'elle s'est revêtue du pur et saint élément ainsi (pie du paradis ; et cependant elle a été véritablement une vierge dans ce monde en- *rendréi£ et provenue de Joachim et d'Anne. Or , elle n'a point élénommée une viergesainte et pure selon sa oénération terrestre. La chair qu'elle tenoit de Joachim et d'.\nne n'éloit point sans tache ; mais sa sainteté et sa pureté sont selon la vierge céleste ou bOPiiiK. En outre elle n'a point porté en soi la vierge céleste par aa propre puissance ; car l'ange lui dil;
Ctt. 22. ( 225 )
L'esprit saint viendra sur vous , et la vertu du très haut vous obombrera , c'est pourquoi le saint qui naîtra de vous , sera nommé le fils de Dieu.
242. Ici entendez bien. La vertu ou puissance est la vierge céleste ou sophie ; car elle est la miséricorde de Dieu ; et le saint est dans ceci le centre ; c'est-àjjire,que l'éternelle génération de la trinilé sainte et de l'esprit saint, qui sort du centre de Dieu, a obombré l'humanité de Marie. Tu ne dois pas croire que l'humanité altérée a saisi en propriété la divinité sainte, de façon qu'on puisse dire : Que Marie, dans son humanité perdue , soit semblable à Dieu. Non. L'élément pur avec le paradis sont toujours inférieurs à Dieu ; et quoiqu'ils soient engendrés de sa puissance , ils sont cependant substantiels , et Dieu est pur esprit. Car le nom de Dieu s'originise dans le centre de l'esprit , et non dans le ciel : il n'y a que la lumière dans le centre qui soit la chose sainte et n'ait point de centre ; car elle est la limite ou le terme final de tous les êtres.
43. Ainsi nous pouvons dire de Marie , qu'elle a reçu le gage céleste, qui éloit inconnu à la nature, et qui ne fut point connu dans son homme extérieur ; ce gage est la chaste vierge céleste de Dieu , ou la SOPHIE , et dans elle était la parole éternelle du Dieu de l'éternelle nature qui demeure éternellement dans le père, de laquelle l'esprit saint sort éternellemeut , et dans laquelle est comprise l'universelle divinité.
44. Nous ne pouvons pas dire que la vierge céleste
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de miséricorde , lorsqu'elle enlra dans Marie , d'après le plan de Dieu, soit devenue .erres Ire î lais:ous'disousquel'a,nedeMarieasa.s.la
3vierge céleste , e. quela vierge céleste a revêtu 1 ama de Marie du nouveau corps pur , céleste , de 1 été- ™ent pur de la chaste vierge de Dieu ou de la miséricorde de Dieu , comme un nouvel homme regc^ „éré et qu'elle a conçu là le sauveur de tout le «onde , et l'a engendré dans ce «onde. C'est pour- „„oi il dit aux Juifs : Je suis d'en haut ; ma.s vous . TOUS êtes d'en bas , de ce monde. Je ne su.s pomt de ce monde. El il dit aussi à Pila.e : Mon royaume n'est pas de ce monde.
45 Or, voici ce qu'il te faut savoir : de même que Marie a porté dans le vieil homme terrestre ou Se royaume de ce monde , l'image céleste ou le nouvel homme engendré de la m.sér.corde de Dieu ; qu'elle a eu en soi cette image en propriété -, et que cependant le vieil homme ne saas.sso.t pouU le nouveau ; de même aussi dans le corps da la vierge Marie, la parole de Dieu est entrée dans la céleste matrice , dans l'éternelle vierge de D.eu , ou lasoi.u«,etesl devenue là un homme céleste del'élément saint et paradisiape , dans la personne du iio.vel homme de la vierge Marie, réengendré. Cet homme céleste ensemble avec l'éternelle d.vuu- ,é, a été engendré aussitôt dans la propre ame de la Vierge Marie ; et par l'approche de sa div.n.te , .1 a ramené l'ame de Marie dans le père saint , de façon que les âmes des hommes, qui s'étoient séparées
CH. 2». ( 2i7 )
de la divinité sainte, sont maintenant enfantées de nouveau dans l'ame du Christ, et remises dans la voie du cœur de Dieu.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.