16i. Le mystère que nous n'avions jamais connu auparavant , se présente à nous. Nous n'en avions jamais non plus connu la base , et nous ne nou^ sommes jamais jugés digne d'une semblable maDifestation, mais puisqu'elle se montre à nos yeu* avec la grâce de Dieu par la miséricorde du gracieux fils de Dieu , notre seigneur Jésus-Cbrist , nous ne voulons pas ainsi être un paresseux , mais travailler dans le jardin du lys pour l'amour de notre prochain , et pour les enfans de l'espérance , parliculièrement pour le pauvre malade Lazare , qui est étendu , blessé dans Babjrlone , et qui après sa douloureuse maladie sera guéri dans l'odeur du lys. Quand il sera sorti de Babylone , nous voulons lui présenter dans Hébron une racine , dont il éprouvera la puissance, et afin qu'il sorte de Babylone en état de santé.
6s. Car la vierge sophie nous a fait présent d'une rose , au sujet de laquelle nous écrivons avec de» paroles conformes à ce que nous voyons dans les merveilles} et nous ne pouvons en écrire autrement , ou bien notre plume seroit brisée , la rose »ous seroit enlevée, et nous serions comme nous étions auparavant 5 -d'ailleurs la rose est dans le centre du paradis dans la main de la sophie , elle nous atteint dans le même lieu, où elle es, venue au-devant de nous dans les portes de la profondeur, et nous a offert son amour. Là nous sommes situés «nr la montagne vers le nord , en combat et en tempête devant Babel. Mais cette sophie , notre homme terrestre . ne l'a ni vue ni connue.
263. C'est pourquoi nos écrits tiennent à une autre école dans aquelle le corps terrestre , avec ses sens , n a jamais étudié ni jamais appris l'A , B , C Car dans la rose de la vierge so«,.p,. nous avons appris' A , iJ , C , que nous supposions propre à éclairer les sens de la base affective , mais cela ne pouvoit pas être : ils sont trop rudes et trop ténébreux ■ ils «e pourraient pas saisir l'objet, e, c'est à causé de ce a que e corps terrestre doi, rester ignorant dans cette école , et sa langue ne pourroit pas s'élever a cette .science. Car le tact , le goût et l'inclinauon pour cette école, restent cachés dans les portes de la profondeur dans le centre. C'est pourquoi nous aurions tort de nous vanter de cette école; Wr elle n'est pas la propriété des sens et des affecSion. de l'homme terrestre. Si nous nous éloignons de la noble vierge «ophu qui est dans 1« centre
( 8o ) CH- '8nous n'en savons pas plus qu'une autre sur cette école, comme cela arriva à Adam, lorsqu'il passa du paradis de Dieu dans le sommeil qui le surmonta : il ne connut plus rien du paradis à son réveil dans ce monde, et n'aperçut plus sa chère
vierge sophie.
64. C'est pourquoi nous n'avons aucune puissance , force , ni intelligence pour enseigner les merveilles de Dieu dans notre volonté terrestre , nous ne connoissonsrien en cela selon notre être naturel, et personne n'a rien à exiger de notre volonté propre , car nous n'avons rien.
36s. Mais voici ce que l'esprit déclare : Si vous sortez de Babel dans la douceur de Jésus-Christ , alors l'esprit vous donnera dans Hébron des professeurs avec une grande puissance , par laquelle puissance les élémens trembleront , les portes de l'abîme s'ouvriront'; et les maladies sortiront de Lazare par la parole et les prodiges de ces hommes; car le tems est prf-s , l'époux vient.
66. Si maintenant nous consultions notre propre raison , et que , dans la contemplation de notre haute connoissance , nous aperçussions ce que le inonde a introduit en faveur de Babel dans cet article , dont nous voulons traiter ici, dans lequel l'antechrist s'est établi , et a montré sa grande puissance ; notre propre raison pourroit bien nous retenir, à cause du grand danger de la colère de l'antechrist qui pourroit nous résister. Mais puisque cela se présente à nous sans noire connoissance, uous aimons mieux être obéissans à la voix de Dieu
c». 18. ( 8t )
qu'à la crainte terrestre, dans l'espérance que noiis
tecluistbnserou notre corps terrestre (ce qui est ncanmoius sous la permission de Dieu à laquelle nous ne devons pas nous opposer ) , nous voulons cependant considérer moius ce qui estpérissab; que ce q.,1 es. à venir. Ces. là où il nous faut atle.ndre ; c'est la noire vraie patrie , celle d'où nous sommes sortis en Adam. Or, l'espri. appelle l'a..en. 1.0.1 de tous les hommes sur ce miroir,
67 On a jusqu'à présent honoré 'et invoqué I» ......e verge Marie et les autres sain.s qui ont
existe .Cl ; cependant dans la base de la lumière de
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.