1117. Nous voyons que tout est conforme à ce qui a été exposé ; en effet, lorsque Clirist a surmonté Ja tentation , et qu'il a r. sisté q-iaranle |ours , il a entièrement vaincu , jusqiiVi obtenu la dernière victoire dans la mort (car Adam resta aussi long-tem$ dans la tentation dans !v iardin d'Eden). Alors il cofiimença son royaume sacerdotal , coQime un roi sur le ciel et sur la terre , avec des merveilles et dc^ prodiges ; et , pour son premier miracle , il transforma de l'eau en bon vin ; il guérit aussi des malades , fit voir des aveugles , marcher des boiteux ; il rendit sains des lépreux; il ressuscita aussi des morts , et se montra comme le vrai roi sur les morts et sur les vivans ; il s'assit sur le trône de la promesse de David. Il fut le vrai prêtre, selon l'ordre de Melcbisedech : tout ce qu'Aaron a voit été en image dans la puissance du père , ce grand prêtre Christ le fut en ëffèctiuité ^ avec des merveilles et des œuvres , ce que nous exposerons et écrirons clairement dans un autre livre après celui-ci , si uous vivons , et que Dieu nous le permette.
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CHAPITRE VINGT-TROISIEME.
Des très précieux testamens du Christ, savoir • du baptême et de sa dernière cène qu'il a faite avec ses disciples , le jeudi au soir. Ce qu',1 nous a laissé comme sa dernière volonté.
La plus noble de toutes Us portes du chnstianisme.
I. Fl est connu combien jusqu'ici on a contesté dans Babel , au sujet de la coupe du Christ et de ses
samts testamens. On a aussi, à ce sujet, excité de grandes guerres , et versé beaucoup de sang. Mais
2quelle lumu.re en est-il revenu à b1, sur L ma! tieres? 0„ le voit à leurs œuvres et à l'amour qu'ifs ont entr eux. On voit ce qu'ont produit leurs décisions , par lesquelles on a fermé la l)o..che à l'esprit samt, et on a fait du sacerdoce du Christ un gou vernement mondain.
2 O ! vous , grands prêtres , et savans dans les écritures , que réporulrez-vous au Christ , lorsou'a vous verra tels ,.. .ou. He. ? où prés uanez- vous que vous u, sojez cachés ? Ah ! vous êtes devant la claire face de Jésus-Christ, qui est ici un iu^e des vivans et des morts. Ouvrez au moins vos veux et paissez dans la justice le troupeau de Jésus'
( 2^6 ) CH. 23.
Christ : il vient, et il vous redemandera ses brebis. Vous n'êtes pas tous des pasteurs ; il en est qui sont comme des loups envahisseurs et cupides. Vous vous reposez sur les subtilités de vos écoles. Oî cela ne sert de rieu devant Dieu ; Tesprit saint ne parle pas de ces objets ; il ne se laisse pas enchaîner. Voulez-vous être des pasteurs du Christ ? Tene» ferme dans la tenlalion, revêtez l'habit de l'agneau sur votre cœux , et ne regardez pas la laine des brebis du troupeau comme n'élant qu'à vous. Vous devez leur distribuer l'aliment de Tesjïrit saint dans ' uu véritable amour, et commencer par vous ea nourrir v^us-mémes. Mais comment voulez-vous leur donner celle nourriture, si vous êles toujours dans le désert , dans la dernière lentalion ? Vous avez choisi pour vous-mêmes le royaume de ce monde, Touiefois que faul-il dire sur cela? la colère n'esl-elle pas allumée? Il ne vous reste qu'à Y apporter du bois; car Babel brûle, l'eau est desséchée. Ou plulôl qu'ai- je à faire avec vous, pour que je doive écrire ainsi ?
33. Nous avons montré en peu de mots Vhomifîca* tion et la naissance de Jésus-Clirist , lils de Dieu. Mais cependant nous ne sommes encore que terrestres et nous ne pouvons en aucune manière les comprendre : ainsi nous restons là , et nous demandons : Où est doue le Ciii isi avec son corps ? où devons-nous le chercher? C'est pourquoi nolie ame a envie d'écrire sur sa présence universelle , et cela , malgré les fureurs et les tempêtes du démon et de Fautechrist.
f ^^7 ) 4- Nous avons clairement éi^U; ^^ - de nouveau .ou.é veTlo ;;— ^ par l'amour de sa eracieu.P m- - ^ T^"'' '=<^'"'
•i" ciel , e,c 1 ' ;„ ; ri^ ': ""'^^ '- ^-^^^-^
amplemen. sur le cor^sl T ?' "' f ''^'"^ ?'- * • P^ "" Christ ; car la r/ii*c«« j*
ou,o„rs : Lecorps du Christ es, env^l/J:;: lÎ 1 es, lo>„ de nous j il ..ous fau . établir un rè»ne ,nr L' «erre , pour que nous puissions le servir enson Ib «ence. comme Jéroboam avec ses veaux lin"'"' r^gne s'appelle vraiment Babel '^
cos^tu donc pas aux paroles du Christ. lorsqu'il ^>' • Qu .1 sera avec nous tous les jours jusqu'à la £n du de. I, ai. ailleurs : Qu'i/veu, Lu'sdo !
ler son corps pour nourriture , et son s;,n<,
OuITa ' '"" ''"8 le véritable breuvage Quentends-,u parlà?U„ CW absent et éloigné i
se o de T'' ^^T "^'^'^^ ' P^-l-' -'" -è
«e ,'v avoh 7 " P-"^'^? -P-d-tle Christ
Z,l ï ':'' ^^' ""•«"'^ ? P°'"-q"oi n'y es-tu pas
este? ne vo.s-,u pas que les apôtres du Christ^
eurs successeurs , qui , par leur ame, étoieut dl.
e par d d„ christ , opérèrent de grandes t:!
ve Iles ? pourquoi es-tu rentré de nouveau dans l'es"'
P"t de ce monde? présumes-tu que ta raÏnt
. ràsr"''''''^^^''^-'''p-'^-^-sai;!
u pas qu ,1 a un autre principe , et que tu ne le
II.
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( i58 ) co. î^3*
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.