1teinture est donc engendrée de l'ame , désormais, en sexe masculin et féminin. Elle est si subtile et si puissante qu'elle va dans le cœur d'un autre , ou dans sa teinture , ce que les magiciens démoniaques savent bien; mais ils n'entendent poiut le noblo art , au contraire , ils emploient la teinture dtt démon , et ils en infectent beaucoup dans la moelle et dans les os , par leurs encliantemens S ils en recevront leur récompense comme Lucifeir qui vouloit élever sa teinture au-dessus de Dieu.*
38. Ainsi , sachez que dans Thomme la teinture n'est pas tout-à-faît la même que dans la femme ; car, dans les hommes , la teinture sort du limbus , ou du mâle; et dans la femme , la teinture sort de la matrice. En effet , non-seulement la force de l'ame se peint dans la teinture , mais celle du corps entier ; car le corps croît dans la teinture.
39. Or xlonc , la ieinture est un penchant, un grand attract pour sophie , laquelle sophie appartient à la teinture: car cette teinture est subtile , sans intelligence j elle est l'inclination vers Dieu , el «herche toujours 'la sothie, sa compagne. I^ masculine la cherche dans la féminine, et la féminine dans la masculine; particulièrement dans les coinp^exious délicates , où la teinture est entièrement noble, claire et ardente : c'est de là,que vient le grand désir des sexes masculins et féminins , de façon que chacun souhaite de s'unir avec l'autre ; de là vient aussi le brûlant et violent amour pour que les teintures se mêlent ainsi l'une et l'autre , el ie transmettent réciproquement leur goût délicieux^
en. i3t C 2^7 )
là chacune des deux présume que l'autre a 'la vierge
SOPHIE.
240. Et l'esprit du grand monde croit qu'il a maintenant conquis la sophie : il s'étend avec ses griffes;, il veut mêler son infection avec la sophie , et pense qu'il a atteint son objet. Il ne veut plus s'en éloigner ; il compte bien qu'il trouvera la perle, mais il lui en arrive comme à un voleur qui est chassé d'un beau jardin de dclices , où il a mangé des fruits d'un excellent goût ; ainsi il va et vient autour du jardin fermé; il mangeroit bien volontiers encore des bons fruits , mais il ne peut entrer : enfin , il faut qu'il allonge la main en-dedans, et il ne peut attraper les fruits ; car le jardinier vient, et lui ôte les fruits de la main, alors il faut qu'il s'en aille à vide , et son al tract se transforme en dégoût. Il en est de même de l'esprit du grand monde ; il scme ainsi , dans son attract brûlant, le grain dans la matrice : or , la teinture le reçoit avec une grande joie, présumant que c'est la vierge sophie ; mais l'âpre fiât e&t au-dessus de lui, et le tire à soi, tandis que la ieinture est si joyeu2»e.
41. Toutefois , la teinture (éminine vi/eat aussi à «OH secours ; elle se remplit d'ardeur pour le cher enfaàt : elle croit tenir la sophie , et les deux teintures combattent l'une et l'autre pour avoir la flOPfiiE ; et cependant aucune ne Ta. Or , celle qui surmonte l'autre est celle d'aprèts laquelle le fruit reçoit la marque ou le sexe ; mais comme la femma est foible , elle prend le «ang avec ^le , dans k ma-
( 238 ) €H. i3trîce , par le moyen duquel elle suppose qu'elle retiendra la vierge sophie.
La porte secrète de la femme,
342. Ici je dois montrer la base à ceux qui cherclient , car le docteur ne peut pas la leur montrer avec son analomie ; et , quand il dissèqueroit mille hommes, il ne la trouveroit cependant pas : il n'y a que celui qui y est arrivé qui la connoisse.
43. C'est pourquoi je veux écrire de la vierge SOPHIE qui sait bien ce qu'il y a dans la femme cette vierge est aussi subtile qne la teinture , mais elle a une vie, et la teinture n'en a point; car elle n'est seulement qu'un règne joyeux qui s'élève, une volonté puissante, une demeure de l'ame , un paradis délicieux de l'ame ; et elle est la propriété de Tame tant que l'ame est attachée à Dieu j par son imagination et sa volonté.
44. Mais, si cette ame devient fausse, de manière que ses essences se jouent à l'esprit du grand monde, et désirent de la plénitude de ce monde ; savoir, dans l'astringence : d'avoir de grandes richesses, de boire et manger beaucoup, et de se remplir sans cesse ; dans l'amertume : d'avoir une grande puissance, de parvenir aux plus hautes dignités, de dominer impérieusement, de s'élever au-dessus de tout , et de se faire voir telle qu'une folle épouse ; dans la source du feu : de se livrer à une puissance colérique , avec l'enflammement
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The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.