14. Car , quand même je parlerois et écrirois Ion* guement sur notre première chute , et sur la régénération en Christ , et que je n'en vinsse pas au but , c'est-à-dire , à apercevoir la base d'où la chute est provenue , par où nous sommes devenus morts , ce qui a été la cause que nous sommes un dégoût pour Dieu, et à découvrir comment cela est arrivé, contre l'ordre et la volouté de Dieu , qu'est-ce que je corn-
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prendroîs à cette régénération ? Rien ; carconiment pourrois-je éviter ce que je ne connoîtrois pas ? ou comment pourrois-je me porter au nouvel engendre» ment , et m'y abandonner si je ne sais pas comment ,' où , et avec quoi ?
5. Cependant on remplit le monde de livres et de discours sur la chute , et sur la régénération ; mais dans les livres théologiques , pour la plupart | ce n'est qu'une relation historique que cela est arrivé autrefois , et que nous devons nous régénérer en christ. Qu'est-ce j'entends par là ? Rien : sinon l'histoire que cela est arrivé autrefois , que cela arrive et arrivera encore ?
6. Nos théologiens appuient là-dessus par toute sorte de moyens , et de toute leur puissance , y joignant des persécutions et des calomnies , ( disant) qu'on ne doit pas chercher dans le profond abîme , ce qu'est Dieu ^ qu'on ne doit pas creuser et chercher dans la divinité : mais pour en convenir nettement , qu'est - ce que cela ? De la boue et de l'ordure, avec laquelle on couvre le démon, et on cache la vénéneuse méchanceté du démon dans l'homme> afin qu'on ne voie dans l'homme ni le démon , ni la colère de Dieu ,ni la détestable méchante bête.
2• 7. Et c'est pour cela que le démon qui sent ce manège , en prend la défense , pour que son règne ne soit pas connu , et qu'il demeure un grand prince^ autrement l'homme pourroit s'éloigner de lui. Ou noue est-il plus nécessaire de résister , qu'à l'ouverture où l'ennemi pourroit percer ? Il voile le cœur, le sens et la pensée des théologiens 5. il les. porte 4
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Tenvie, àPorgueil, et à Pimpucjicité , pour qu'ils s'effraient et ^'épouvantent eux-mêmes de la lumière de Dieu. C'est pourquoi ils se couvrent, car ils sont nuds , et ils dépriment ceux qui voient la lumière, ce qui s'appelle, dan» le fait, être les courtisans du démon.
8. Mais le tems vient , où Taurore dv Jour pointe , où la méchante bête , le méchant enfant doit rester nud, et dans une grande honte, car le jugement de la prostitution de la grande bête s'avance. C'est pourquoi , veillea , vous, enfans de Dieu , et fuyez , pour que vous ne portiez pas ouvertement sur voire front les marques de la grande et méchante bêle ; autrement vous seriez un grand objet de honte et de dérision. Il est tems désormais de se réveiller du sommeil , car l'époux se prépare à venir ehcr^ cher son épouse. Or, il vient avec une lumière bril* lantei ceux qui auront de l'huile dans leurs lampes, les pourront allumer, et ils seront au rang des convives. Mais les lampes de ceux qui n'auront point d'huile resteront ténébreuses | et i\s dormiront , et garderont les marques de la bête jusqu'à ce que le soleil se lève. Alors ils seront terriblement efifrajés , et ils resteront dans une éternelle honte^ car le jugement sera exécuté; les en&ns de Bieu le remarqueront y mais ceux qui seront dans lo som* meil dormiront jusqu'à ce qu'il fasse jour.
Continuation sur la génération,
39. L'engendrement de l'éternelle nature est semblable à la pensée , là où une pensée s'engendre
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d'un objet, et ensuite s'étend à Pinfiuf. Ou bien ijl ressemble à l'engendrement de la raeine d'un arbre,* d'où viennent ensuite le tropc et plusieurs branches et rameaux ; et aussi de la même racine pli|fieur$ racines , et plusieurs branches et rameaux^ et le tout vient d'une seulç et première racine. Remar^ quesdonc, ainsi qu'il a été esi^sé ci-dessus, conif xnent la natu re existe en une sextuple forme , ^t que chaque forme particulière engendre de nouveau de soi une forme selon sa propre qualité , qui alors a en soi les qualités et le caractère de toutes les formes. .
10. Mais , faites attention. La première formç parmi le^ six, engendre simplement une source semblable à elle , semblable à cette mên[ie source? esprit, *tnon pas selon l^ première mère ou l'astringence* C'est comme une branche qui dans ujji arbre engendre de soi une autre branche. Car, daii$ chaque source-esprit il n'y a qu'un centre , dans lequel la source de feu s'élève 5 ^t de l'éclair de feu , la lumière ; et dans chaque source sont les sextuples fornoes de la première.
11. Mais remaquez la profondeur dans la similitude. Voici comme je l'établis. Dans l'origine, la source astringente est la mère, d'où sont engendrées les cinq formes ; savoir : l'amer, le feu , l'amour , le ion , l'eau. Dans sa production ce sont les membres ; et sans eux il n'y auroit rien qu'une vallée ténébreuse , angoisseusse , où il n'y auroit aucun mouvement , aucune lumière , aucune vie. Mais la vie est engendrée en eUe par Vmflfimmêmenê
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The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.