17. Lorsque Dieu au premier jour a congloméré ensemble la masse de la terre dans la grande profondeur de ce monde , alors l'abîme ( ou la profondeui^a été net , mais ténébreux , et il n'y avoit aucune^umière dans la matrice ; mais la quintessence , c'est-à-dire , la cinquième forme a brillé , dans la matrice comme un feu , dans lequel l'esprit de Dieu a fécondé par le fiât la malrice aqueuse; alors la terre étoit entièrement vide et nue, et il n'y. avoit aucune végétation.
8. Or , comme l'écrit Moïse, Dieu dit : Que la lumière soit , et la lumière fut ; et cette lumière a été la cinquième forme dans la matrice 5 car la quintessence ne fut pas encore créée ni séparée dans la matrice jusqu'au quatrième jour où Dieu en a créé le soleil et les étoiles , et a sépuré la lumière des ténèbres. La lumière reçut donc alors en soi, en propriété , la puissance de se répandre avec éclat , et la racine de feu demeura cachée dans le centre, dans les ténèbres.
9, Au second jour Dieu créa comme une forte barrière le firmament du ciel au milieu des ténèbres delà matrice originelle , pi>ur que celle-ci ne s'enflammât plus 3 et n'engendrât plus ni terre ,*ni pierres 9
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c'est pourquoi il a produit du milieu des eaux lat barrière , ou le firmament , lequel arrête la puissance du feu 5 et est devenu le ciel visible d'où sont venues les créatures , et de qui maintenant sortent les élémens , le feu , l'air et l'eau.
210. Car , au troisième jour , Dieu , par le fiât , a séparé l'eau de la terre , et l'a disposée en des placée diverses , afin qu'elle fût un rafraîchissement pour la terre , lorsque la torre deviendroit sèche. Lorsque tout cela fut fait , Dieu s'occupa de la création , et l'éternel père parla ; c'est-à-dire , qu'au maMa du FIAT 5 il op^Ta sur la terre par le fils qui est son cœur et sa splendeur : alors la vie poussa au travers de la mort 5 et il s'éleva des plantes , de l'herbe , et toute espèce d'arbres, et toute espèce de végétaux ; chacurt selon Télernelle source , comme cela avoit été auparavant. Ainsi chaque essence devint visible , et .Dieu manifesta son éternelle puissance par des multitudes de plantes , d'arbres et d'arbustes ; de façon que celui qui est né de Dieu et qui les observe, reconnoit l'éternelle puissance et la sagesse divine, et contemple , dans le moindre brin d'herbe, son ciréateur dans lequel il vit.
11. Ainsi dans un instant parut tout ce qui vit sur la ferre , et la matrice de la terre est restée comme dans la mort jusqu'au troisième jour , h cause de la grande tempête ; mais par le fiât la vie a poussé aa travers de la mort , et l'éternelle puissance et sagesse de Dieu se sont laissé voir à la terre florissante ^ frétant représentées dans le fiât. Il y a ici un grand secret^pourquol le Glirist homme a été dans la terri^
CH. 8. ( ï<^ )
jusqu'au troisième jour , et a réparé le tems de la mort , mais l'homme seroit aveugle à ceci et n'y
connnoîtroit rieti. j j,»
312. On voit là, très clairement , la similitude drf monde paradisiaque. Car , quoiqu'il y ait dans une prairie plusieurs milliers de plantes les unes auprès des autres , et que l'iine soit plus forte et plus belld que l'autre , cependant aucune n'envie à l'autre sa. beauté , mais il n'y a là qu'une aimable demeura dans une seule mère ; ainsi il y a aussi une diffé-î rence dans le paradis. Là chaque créature n'éprouvei que la plus grande joie de la t^ertu et de la beauté de^ autres , et l'éterttelle puissance et sagesse divine est sans nombre et sans borne -, comme tu le trouves cidessus dans le troisième chapitre , sur l'ouverturedes rfîentres de l'éternelle vie. Il n'y a aucun livre oh tu poisses mieux chercher et plus a/«^//*«^^ trouver la divine sagesse, que quand tu marches dans une prairie végétante et florissante -, tu peux y voir , sentir , et goûter la merveilleuse puissance divine , quoique ce ne soit qu'une ^rfiilitude, et que là v^riw divine toit devenue matérielle dans le troisième principe , et que Dieu se st)inhFianifesté en image. Mais pour celui qui cherche , c'est un aimable maître d'école , et il y trouvera beaucoup de choses.
i3. Au quatrième jour , Dieu a vraiment pris au cjoeur le lieu de ce monde ; car , il a créé de sa propre sagesse , dans le troisième principe , le saga maître ; savoir : le soleil et les étoiles. Et dans ces aatrês on voit vraiment la diviuité, et l'éternelle sa- • gesse de Dieu , comme dans ua miroir , quoique
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Dieu lui-même ne soit pas un être visible pour nos yeux ; mais ils sont une déesse dans le troisième principe 5 laquelle finalement retourne ensonEther, etpreud sa fin.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.