198. Mais , pour avoir trompé Adam et Eve avec son sucre infeci, Dieu lui a préparé une demeure analogue à ce qu'Adam dépose et laisse sortir de son sucre terrestre , à sa dernière fin ; c'est là ce qui doit lui resler à la brisure de la terre. Lorsque cette terre s'en ira dans l'Ether , il n'aura, que la repoussante odeur de la puanteur du péché et de l'abomination dans le royaume de la colère : il doit manger éternellement de ce sucre , et employer sa volonté à repuiser là continuellement un nouveau sucre dans la fournaise de feu ; car c'est à lui à le préparer,comme élautce qui lui agrée le plus , c'estce dont il tremble quand il entend l'esprit déclarer cela; et il est annoncé ici à tous les hommes impies , qu'ils doivent éternellement manger de ce même sucre qu'ils auront ici préparé sans cesse par des blasphèmes , des malédictions, des cupidités , des dédains , des médisances, des meurtres, des vols , en reten&nt la «ueur des malheureux, et nefesant par là que s'enfler d'orgueil.
99. Eufîn , lorsque ces deux personnes , Adam et Eve , misérables prisonniers du démon et dé ce monde , restèrent ainsi devant Dieu avec crainte et une grande frayeur, et sentirent la colère de Dieu et son sévère jugement; le cœur de Dieu^, qui les avoit produits , s'afligea , et considéra s'iinry auroit pas quelque moyen de venir au secours du.malheuJ eux homme, et de les délivrer du lien de l'éternelle
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2colère , et du Corps mortel de ce monde ; mais il ne s'en trouva aucun dans le ciel et dans ce monde , qui pût les rendre libres ; il n'y avoit aucun prince , ni trône angélique qui en eût la puissance. Tout étoit consommé. Ils éloient dans l'éternel jugement de la mort temporelle et éternelle ; car le premier principe les avoit emprisonnés dans l'esprit de rame5et inquatîJîoU avec Pâme. Le royaume du ciel, avec sa lumière y étoit fermé; il y avoit, entre le ciel et l'homme , la ferme barrière d'un principe j et Vame ne pouvoit pas y atteindre de nouveau , à moins qu'elle ne fût de nouveau engendrée de Dieu , autrement il n'y avoit pas de remède : il n'y avoit , BÎ secours , ni asile en quoique ce fût.
loo. Alors le démon se joua de l'image ; l'enfer ouvrit la gueule , et il dominoit dans les essences d'Adam et d'Eve, et les attiroit toujours par là dans le feu infernal de la colère. Ainsi leur base affective devint tremblante et effrayée , et ils ne pouvoient pas atteindre l'amour de Dieu. Le ciel combaltoit contre eux, aucun autre ange ne les approcha que les rudes démons , qui se montroient et crioient : Oh ! nous avons gagné ; nous sommes les princes des hommes ; nous allons bien les tourmenter k cause de notre trône qu'ils voudroient posséder: nous devions être l'escabeau de leurs pieds , main* tenant nous sommes leurs juges. Qu'avons-nous à nous inquiéter de Dieu ? Il ne demeure pas dans noire Toyâume. Pourquoi nous a-t-il chassés t lïous allons bien nous venger sur son image.
CH. ry.
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Lta très délicieuse et trèn aimable porte de là promesse du briseur de serpent , hautement à considérer.
3ioT, Ck>mrae donc il ne se trou voit aucun expédient , et que l'homme étoit précipité dans l'enfer , au grand triomphe du démon ; alors Dieu dit au serpent , ou au démon : Puisque tu as fait cela , kû seras maudit ; la semence de la femme doit te briser la tête et tu la piqueras au talon.
loa. Sur cela , l'abîme de l'enfer trembla , mais le démon ne comprit par tout-à-fait ce que ce devoit être. Seulement il vit que la parole, dans Adam cl Eve se représentoit dans le centre de la vie , et s'opposoil à la colère du règne del*enfer, ce dont il s'effraya beaucoup, et ses jilbilations diminueront : car ce mets ne lui plaisoit pris, ^
io3. Moïse écrit ici , comme si le serpent avoit trompé Eve' 5 car Die» le maudit, disant qu'il mangeroil de )a ferre, et qu'il marCheroît sur le ventre. Mais Moïse Aiet ici le vOile devant ses yeux 5 afin qu'on tiè le voie pas en face : car toutes los prophéties sont sous des paroles obscures , afin que le démon ne fescoUttoîsse pas , qu'il ri*âpprénne pas les tems, et <Jù*il ne jbte pas dessus sa fausse semence, avant que le^ tnerveilles de Dieu soient manifestées , comme on îè voit danâ fous lés pro^; phétes qui ont pft^phclîsé dû brisfeiit de serpent. *'•
104. Nous rccannoissoTis que le déftiOn s'est glissé dans le serpent > éî à parlé de dedans le serpent; car Dieu nevouloitpas dire que le briseur de ser-
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The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.