110. Toutefois il a connu la profondeur dans le centre de la génération , beaucoup mieux que nous dans nos écoles ; cela est prouvé par la langue , en ce qu'il a donné les noms à toutes choses , à chacune selon .son essence , son espèce et ses propriétés , comme s'il avoit été placé dans toutes choses, et qu*il eût éprouvé toutes les essences; tandis qu'alors il ne connut les essences que par leur «o/r, par la forme de leur aspect , et par l'odeur et le goût , et qu'il ne connut les métaux que par l'éclat de la teinture et dans le feu , comme cela es| encore facile à reconnoître.
11. Car Adam éloit le cœur de tontes, les choses dé ce monde, et créé de l'originel de toutes choses. Soil ame brilla du premier principe par le second; «t sou corps étoit de l'élément, de BARMj ou génération de la puissance divine devant Dieu, lequel corps s'introduisit «dans l'exlra-géuéralion de l'élément , c'est-à-dire, dans les quatre élémens, et entièrement dans l'esprit de ce monde, ou dans le troisième principe. C'est pourquoi il avoit eu en soi la teinture de tous les êtres avec laquelle il alteignoit dans toutes les essences, elles éprouvoit toutes,
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««us le de! , «ur la lerre , dans le feu , l'air, l'eau , et dans tout ce qui en étoit enj<endré,
la. Ainsi une teinture a saisi l'autre, celle qui «st forte a soumis à l'épreuve celle qui est foible, et a donné à toutes choses son nom selon ses essences } et le vrai fondement de la chute d'Adam Tient de ce qu'il a passé de ce qui est éternel, dam l'exlra-génération de ce qui est périssable, et de ce qu'il s'est revêtu de l'image corruptible, ce que Dieu lui avoit défendu.
2,3. L'on voit ici les deux fortes régions de I eternité , qui ont été en combat Tune et l'autre , et qu. T sont toujours , et le combat demeure en éler.ué. En effet il est aussi de toute éternité entre la tolère, et k douceur. ( Car s'il n'y avoit aucune colère , il n'y auroit aucun mouvement dans l étet- »ilé. Mais la colère, selon ce monde , ne domme ««e dans le règne «le l'enfer, et elle fait dau. le eiel la joie qui s'élève au plus haut degré. )
,4. Dans la lumière île la nature , nous pouvon. hautement con.idé.-ef et découvrir comment U colère e*t 1. racine de toutes choses , et est en outre l'origine de la vie; comment c'est dans elle seule „«'e«sle.Ute puissance et la force, et qued elle seule sortent les merveilles-, enfin comment, sans la ce 1ère il n'y auroit aucune MUis^biliU, mais tout leroi't un rien , comme cela a été dit ci-dessus.
ï5 Alors nous trouvons comment la douceur est la force e1 l'esprit , en sorte que oii la douceur n'est tas , la colère en soi n'est rien que les ténèbres et Tue mon , et qu'en elle aucune production ne peu»
s'élever , ni engendrer et manifester «es merveille».
16. Nous trouvons aussi que la colère est la cause des essences , et la douceur une cause de la joie , de l'ascension et de l'expansion des essences ; eu outre , que l'esprit est engendré par le bouillonnement, ou l'ascension des essences, et qu'aussi la colère est la source de l'esprit , et que la douceur
est sa vie.
317. Mais enfin aucune douceur ne peut être sans la lumière , car la lumière fait la douceur. De même aussi aucune colère ne peut être sans la lumière ; car la lumière fait un désir dans les ténèbres ,• et cependant là il n'y aucunes ténèbres , mais le désir fait les ténèbres dans la volonté , en sorte que la vo*- lônté attire à soi , et imprègne le désir , qui par Ik devient épais et ténébreux, car il est plus substantiel que la volonté: c'est pourquoi il ombrage la vo* lonté, et il est les ténèbres de la volonté*
î8. Et lorsqtie la volonté est ainsi dans les tétîèbres , elle est dans l'angoisse , car elle désire d'être hors des ténèbres , et le désir est le bouillonnement et Vattirement en soi-même. Là , cependant on ne sent rien qu'une source coléri<iue en soimême , laquelle par son attirement , produit la rudfesse et la durelé , ce que la volonté ne peut pa» supporter , et elle remue ainsi la racine du feu dans réclair, comme cela a été dit ci-dessus. De là la voîonlé reconçue passe de l'éclair dans soi-même; ^lle disperse les ténèbres , et demeure dans les té^ îièbres dispersées , dans la lumière , dans une joie aimable, en soi-même 5 apiès laqnello joie la vo-
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lonté dans les ténèbres soupire toujours; de là résulte le désir, et c'est ainsi une élerneiie alliance , qui ne peut jamais être rompue.
19. Or alors la volonté travaille dans les portes brisées, de façon qu'elle manifeste ses merveilles par elle-même, comme on le voit sufKsamment à la création de ce monde , et en toutes les créatures.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.