134. Mais l'esprit ne met-il pas cela sous tes jeux toi, impudique? Vois comme tu as brisé le mariage et ouvert une porte à la prostitution , en sorte qu'on ne la regarde pas comme un péché. Tu ne te reposois que sur ton autorité , lorsque chacun t'a regardé et a suivi tes traces. Peut-être même ne te trouves-lu pas encore assez puissant ? crois -tu que nous disions ceci en vain? Le jugement est sur toil'épée est engendrée. Elle va dévorer; sors de Babel ' alors tu vivras. Quoique nous voyons un feu dan» Babel , et que Babel brûle 5 cependant , celui qui en sort ne sera pas brûlé.
n.
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II
Et:
CHAPITRE VINGT-SEPTIEME.
Du dernier jugement ; de la résurrection des morts 5 et de la vie éternelle.
La très effroyable porte des impies^ et aussi la joyeuse porte des saints,
I. IM o u s savons lo. que le Christ nous a enseigné qu'il doit y avoir un jugement , non-seulement pour la punition des détracteurs de Dieu , et pour la récompense des bons , mais aussi à cause de la créature et de la nature , pour qu'elles soient enfin délivrées de la vanité. Nous savons 20. que l'être de ce monde doit passer avec sa source. Il faut que le soleil , la lune et les étoiles , aussi bien que les quatre élémens périssent dans cette source , et que tout soit de nouveau rétabli ; là alors la vie croîtra au travers de la mort, et la figure de toutes choses restera éternellement devant Dieu, ce qui est la fin pour laquelle elles sont créées. Nous savons 30. que nos nmes sont immortelles , créées de l'éternelle alliance ; mais lorsque ce monde passera , ses substances passeront aussi comme étant venues de lui : toutefois la teinture restera en esprit. 2. C'est pourquoi , ô ! homme , pense à toi ici.
2dansce monde, dans lequel lu es dans l'engendre- -en.. Tu „s se.é un pe.i, g,,,, . «. i, ,oufZtl .0. «„ arbre : cependan, considère, n.a.nrenan, dans quel champ „ es, afin que ,u puissesTre'
de D,en dans son amour, et non pas comme un l.o.spourun marche-pied que l'on fouleaux pieds
oucequ.es, pire, que l'on me. au feu: iut res.e que les cendres , e, cela devi.n, une .erre , Z de la poussière, '
3. On l'a di. que le Jo/. de Ion ame brûlera dans le dermer feu ; que ,«n ame demeurera une cend e dans le feu , e. que ,o„ corps paroî.ra une suie no,re. Pourquoi veu.-,u donc res.er dans un dése " ou sur un rocher où il n^ a poin. d'eau ? commenl donc ton arbre croilra-.-il? '"ment
4. Ah! quelle grande misère que nous ne sachons pas dans quel champ „„us croissons .et quelles essences nous al.ironssur nous ? Cependant uotre fruu sera examin,^ e. goû.é , e. celui L sera d une bonne quali.é . sera mis sur la table de Dieu • les autres seront je.és au. pourceaux du démon! C es. pourquoi me.s-.oi en n.ouvemen, , e. veille à ce que lu croisses dans le champ du Chri-t et a ce que tu pories des fruits qui puissent ê.re mis sur la table de Dieu ; qui ne puissent jamais se corrompre , mais ç(u.i sourcene .oujours ; et qui , plus on en mange , plus ils paroissen, agréables. Combien tu te réjouiras dans le seigneur !
S. Le dernier jugement est préparé pour cette desimalion , et comme nous savons que ,ou,ei
( 372 ) CH. 27.
3choses ont pris un commencement , elles ont aussi leur fin. Car avant l'existence du monde il n*y avoit rien que l'éternelle alliance , qui s'opéroit ellemême , et dans l'alliance l'esprit dans Dieu , qui est le plus haut bien ; qui a été sans cesse dans l'éternité > et n'a jamais reçu de commencement ; mais ce monde a eu un commencement de l'éternelle alliance dans le tems.
6. Car ce monde fait un tems; c'est pourquoi il doit passer , et comme il étoit un rien , ainsi il deviendra de nouveau un rien : en effet l'esprit se mouvoit dans l'Ëther, et dans cet Ëther fut engendré le limhus qui est passager , duquel toutes choses procèdent , et où], cependant , il n'y avoit aucun artiste que l'esprit ou le volcan dans les essences ; il n'y avoit là , non plus, aucune essence; elles furent engendrées dans la volonté de l'esprit dans lequel est l'artiste qui a extrait toutes choses de rien, excepté seulement de la volonté. Ainsi donc puisque cela est extrait et engendré de l'éternelle volonté , cela est éternel , non pas en être , mais en volonté ; et après la brisure des substances, ce monde restera entièrement dans la volonté,comme une figure pour les merveilles de Dieu.
7. Or , nous savons que , où il y a une volonté , elle doit se comprendre ou se comjxicler elle-même ^ comme étant une volonté. Cette compaction fait un attract. Ce qui est al tiré est dans la volonté , et est plus substantiel ou plus opaque que la volonté. Ce sont, les ténèbres de la volonté ; et il s'opère un bouillonnement daus le ténèbres : car la volonté
CH. 27. ( 373 )
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.