132. Nous savons que chaque vie; est un feu qui consume et doit avoir de quoi consumer ^ sinon il s'éteint. Npus savons aussi qu'il y a une éternelle alliance de vie, dans laquelle est la substance d'où l'éternel feu a toujours de quoi consumer : car l'éternel feu se /ait cette même substance pour sa nourriture.
33. Nous savons encore que l'étemeHe vie est double , en une double source , et que chacune est dans, son propre feu. L'une brûle dans l'amour, dans le royaume,- de joie j l'autre , dans la colère, dans l'âpreté et la douleur, et sa matière est l'orgueil, l'envie , la colère 5 sa source se compare à un esprit de soufre. En effet , relèvement de l'orgueil dans la cupidité , l'envie et la colèi-e , fait tout à la fois un soufre dans lequel le feu brûle , et s'enflamme sans cesse par cette substance: car il y a une grande amertume dans laquelle est la mobilité de la vje , aussi bien que le stimuliînt du feu.
34. Maintenant, nous savons comment chaque feu a une lueur et un éclat , et qu'il sort de soi-même de la source, et éclaire la matière ou la subslauce de la source , de façon que , dans la source, il y a ainsi une connoissance et une compréhension de la subsjauc. De là s'origine une base affective, avec
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la puissance d'agir ainsi , et de concevoir une volonté pour quelque chose , et là , cependant , dans Porigine , il n'y avoit rien. Or , cette volonté sort en soi de la source-, la volonté désire la liberté pour sa demeure,et tient sa vie de la volonté qui est dans la lumière j elle vit en soi-même dans la joie , sans tourment ; et là , cependant , elle est dans l'origine , dans la base du tourment.
235. Ainsi , ame chérie , précieuse et désireuse , sache et remarque que toute vie repose sur l'abîme de la colère : car Dieu se nomme bien un feu dévorant, mais aussi un Dieu d'amour; son nom, Dieu s'originise dans l'amour, là où il sort de la source en soi-même, et se fait en soi-même joie , paradis et royaume du ciel.
36. Nous avons tous la source de la colère et de l'âpreté dans l'origine de notre vie ; autrement , nous ne serions pas vivans : mais nous devons y faire attention , et sortir avec Dieu , en nous , de la source de la colère , et engendrer l'amour en nous. Alors notre vie devient joie et une agréable demeure , et elle est vraiment dans le paradis de Dieu ; mais si notre vie demeure dans Tâpreté ou la cupidité, l'envie , la colère et la méchanceté , et ne passe pas dans une autre volonté , alors elle est dans la source angoisseuse , comme tous les démons dans la vie desquels il n'y a ni bonne pensée , ni bonne volonté , mais une pure inimitié en soi-même.
337. C'est pourquoi il y a deux vies opposées l'une contre l'autre ; savoir : lo. La première vie engendrée dans l'anaour 3 et ensuite a*^. la vie dans l'origine du tourment ; et comme la vie dans l'amour, n'est point portée à l'inimitié, aussi doit-elle se laisser froisser et piquer par les épines ; c'est à elle qu'on donne la croix à porter dans la patience et dans la douceur. Dans la végétation de ce champ , un enfant de Dieu doit être un porteur de croix. C'est pour cette fin que Dieu s'est déterminé un jugement et un jour de séparation , où il moissonnera ce qui aura poussé dans chaque vie ; toutes les formes de l'essence éternelle seront manifestées par là ; et tout doit subsister comme merveille de Dieu. 38. C'est pourquoi , ô ! homme , considère ceci , ne te perds pas toi-même , observe ce que tu produits dans le champ de l'amour , de la douceur et de la justice , et entre avec ta vie en toi-même dans la douceur de Jésus-Christ , dans la régénération en Dieu. Alors tu vivras dans la divine source de l'amour. Lorsqu'ensuite le champ de ta végétation te sera retiré , alors la vie sera un fruit et une plante de Dieu , tu pousseras et tu fleuriras avec un nouveau corps du pur et saint-élément devant Dieu , dans la vie de ton cher soutien et libérateur Jésus-Chfist. Donne-toi à lui entièrement et complètement dans cette vie de combat : alors tu fleuriras avec lui par sa mort et par sa résurrection , en un nouvel homme devant Dieu. Fiat. Amen !
Fin du deuxième et dernier volume.
SOJtfMAIRE
Des chapitres du 2". volume.
Pag«s.
Chapitre 17. JL/£ Veffroyable ^ lamentable , et douloureuse chute d*Adani et d'Eve dans le
paradis. Miroir de Vhomnie l
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.